Les 21 et 22 février 2011, des hauts fonctionnaires de ministères africains des Finances et de ministères chargés de la coordination de l’aide et de la gestion du budget, se sont réunis au Cap en Afrique du Sud, pour discuter des principaux éléments indispensables à la promotion et à la mise en œuvre d’une plus grande transparence de l’aide. Ont participé à cette réunion, 23 pays africains et des parties prenantes clés d’organisations multilatérales et de la société civile. À l’issue de la réunion du Cap, CABRI a été chargée de rédiger une position commune fondée sur les résultats de cette réunion. Le projet de position sur la transparence commune a été largement partagé avec des hauts fonctionnaires d’État de toute l’Afrique. Leurs commentaires et connaissances pratiques ont contribué à la formulation de la position qui représente désormais un bloc constitutif essentiel de la contribution africaine au 4e Forum de haut niveau sur l’efficacité de l’aide qui se tiendra à Busan en novembre 2011.
La Position commune de CABRI sur la transparence de l’aide est un document technique qui énonce des mesures précises et réalisables pour les donateurs tout comme pour les pays bénéficiaires afin de rendre l’aide plus transparente. En tant que telle, la position constitue un élément important de la concrétisation des engagements pris dans le cadre de la Déclaration de Paris et du Programme d’action d’Accra. En particulier, elle aborde les principes de la responsabilité mutuelle et de l’appropriation nationale de manière pragmatique, reconnaissant, qu’il faut mettre en place des directives spécifiques pour donner vie aux principes généraux et aux principes les plus litigeux.
Désormais, il est généralement reconnu que la transparence de l’aide est indispensable à l’obtention de meilleurs résultats durables de développement. La position de CABRI sur la transparence de l’aide définit l’aide comme étant transparente, lorsque des informations sur l’aide exhaustives, dans les délais, fiables, utiles et accessibles sont mises à la disposition des gouvernements et des citoyens d’un pays. Cela implique qu’aussi bien les donateurs que les bénéficiaires doivent créer et renforcer les systèmes et les institutions qui peuvent répondre à ces cinq exigences. La position est ambitieuse mais réalisable. Elle énonce les premières mesures que les donateurs et les pays bénéficiaires doivent prendre pour mettre en œuvre les diverses exigences techniques en vue de rendre l’aide plus transparente et finalement plus efficace.
Depuis la publication de la position de CABRI sur la transparence de l’aide, CABRI et les pays membres de CABRI ont étroitement collaboré avec des parties prenantes clés, telles que l’OCDE, le NEPAD, le Partenariat budgétaire international et la Banque mondiale, afin d’élaborer les documents finals de Busan. Le 4e Forum de haut niveau constituera une rencontre importante visant à examiner l’impact de l’aide et contribuera à transformer les relations entre les donateurs et les pays en développement en vue d’améliorer l’efficacité de l’aide et du développement. CABRI sera présente à Busan pour promouvoir sa vision sur la transparence de l’aide, un bloc constitutif important pour une aide meilleure et plus efficace. À partir de 2012, CABRI prévoit de mettre en pratique sa vision. Un programme de trois ans sur le budget et la transparence de l’aide est actuellement en cours d’élaboration. Le but est d’aider les pays membres à se montrer à la hauteur des engagements de la position de CABRI et des résultats de Busan, afin de réaliser le plein potentiel de l’aide en faveur du développement de l’Afrique.
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