COVID-19
Gestion des pressions budgétaires en Afrique

Moniteur des finances publiques COVID-19

Le Moniteur africain des mesures en finances publiques COVID-19 offre un aperçu des déficits de financement attendus posés par la COVID-19 et comment les gouvernements africains y réagissent en revoyant : les priorités en termes de dépenses, les gains d'efficience, la mobilisation des ressources, l'assistance sociale, le soutien aux entreprises et les mesures de politique monétaire et macro financière.

Le Moniteur africain des mesures en finances publiques COVID-19 propose également des informations sur le financement de la santé en Afrique (comme indicateur de préparation à une pandémie) et des statistiques à jour sur les cas confirmés de COVID-19, le nombre de tests effectués ainsi que le nombre de décès.

Le Moniteur africain des mesures en finances publiques COVID-19 comprend un sous-ensemble de mesures prises par les gouvernements et ne vise pas à offrir une vue complète des mesures quantitatives entreprises. Les cas confirmés, le nombre de tests effectués ainsi que le nombre de décès enregistrés seront mis à jour quotidiennement et les mesures d’intervention seront mises à jour chaque semaine.

Pour en savoir plus sur le Moniteur africain des mesures en finances publiques COVID-19, téléchargez la note conceptuelle du Moniteur d’intervention en finance publique ci-dessous.

Afrique du Sud

Tests par million
1467
Cas confirmés
712412
Taux de mortalité
18891
COVID-19: besoins de financement prévus
Le 21 avril, le plan d'intervention lié au COVID-19 a été annoncé pour un coût de 500 milliards de ZAR (26 milliards de dollars US) (10 % du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
https://sacoronavirus.co.za/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
576
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
13%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
7,75%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
13%

Financement interne et externe
Un fonds de solidarité a été mis en place pour aider à lutter contre la propagation du virus, auquel le gouvernement a contribué à hauteur de 8 millions de dollars (moins de 0,01% du PIB) sous forme de capital d’amorçage. https://www.solidarityfund.co.za/

Le président de l’Afrique du Sud et les membres de son cabinet ont consenti à une baisse de salaire de 33 % au cours des trois prochains mois qui sera reversée au Fonds de solidarité.

Le secteur privé sud-africain a contribué à hauteur de plus de 200 millions de dollars (environ 0,05% du PIB) au Fonds de solidarité.

L’Afrique du Sud va souscrire un prêt d’un milliard de dollars (0,3% du PIB) auprès de la Nouvelle Banque de développement (NDB) - anciennement connue sous le nom de Banque de développement des Brics - pour lutter contre la pandémie de Covid-19. Elle devrait emprunter un milliard de dollars supplémentaires plus tard dans l'année pour aider à stimuler l’économie après le ralentissement causé par la pandémie et le confinement.

Une facilité de 60 millions de dollars (environ 0,02% du PIB) est envisagée par la Banque mondiale alors que le gouvernement a également sollicité l'aide du FMI et de la BAD.

21 mai : Le gouvernement sud-africain a sollicité un instrument de financement rapide (RFI) d’un montant de 4,2 milliards de dollars (environ 1,1% du PIB), sous réserve des discussions et de la décision du Conseil d’administration du FMI.

29 juin : Le président de l’Afrique du Sud annonce une injection de 500 milliards de rands (29 milliards de dollars, soit 8 % du PIB) liée au COVID-19 dans l’économie. Le financement proviendra de sources internes, comme la Caisse d’assurance-chômage, et de la redéfinition des priorités du budget actuel. Des discussions sur des demandes de financements externes après de diverses institutions, telles que la Banque mondiale et le FMI, pour compléter le projet de 500 milliards de rands 30 milliards de dollars, soit 8,1 % du PIB) ont commencé. Ce programme économique est la troisième phase de la stratégie du gouvernement pour lutter contre les perturbations liées à la pandémie.

Le 27 juillet, le FMI a approuvé une aide d’urgence au titre de l’instrument de financement rapide totalisant 70 milliards de rands (4,3 milliards de dollars, soit 0,01 % du PIB).
Mesures monétaires et macrofinancières
La South African Reserve Bank a initialement réduit le taux de mise en pension de 1% et de 1% supplémentaire le 13 avril.

Fin avril : La Banque a également injecté des liquidités supplémentaires dans le système financier, notamment par l'intermédiaire d’achat d’obligations d’État sur le marché secondaire.

En avril, une réduction des besoins de fonds propres et de liquidités a été annoncée, ce qui a permis d'injecter 30,7 milliards de R (1,8 milliards de dollars, soit 0,5% du PIB) dans l’économie.

12 mai : La Reserve Bank a acheté plus de 11 milliards de R (environ 0,6 milliard de dollars, soit 0,2% du PIB) de titres de la dette publique en avril dans le cadre d’un programme d’achat d’obligations visant à accroître la liquidité des marchés financiers ébranlés par la pandémie de Covid-19.

21 mai : La South African Reserve Bank a, une fois de plus, réduit le taux de mise en pension de 4,25 à 3,75% pour tenter de relancer l’activité économique en Afrique du Sud.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 mars : Le ministre des Finances, en vertu de la Loi sur la gestion des finances 56 de 2003 (MFMA), a émis un avis de dispense conditionnelle afin d’assurer une prestation de services efficace et efficiente et de réduire au minimum tout retard potentiel dans la prise de décisions. L’avis de dispense conditionnelle facilitera les processus législatifs pendant la période de l’état national de catastrophe. De plus, en vertu de l’article 92 de la Loi sur la gestion des finances publiques (PFMA) de 1999 (Loi no 1 de 1999), le ministre a émis un avis de dispense pour les institutions auxquelles la présente loi s’applique afin d’assurer une gestion financière efficace et de réduire au minimum les non-conformités éventuelles à la PFMA.

30 mars : Le Trésor public a publié une Note d’Instruction 8 de 2019/20 applicable aux institutions visées par la Loi sur la gestion des finances publiques (PFMA) et une Circulaire 100 de la Loi sur la gestion des finances municipales (MFMA) pour les municipalités et les entités municipales, dans le but d'accélérer l’acquisition des biens et produits nécessaires et réduire et contrôler la propagation du virus. Ces mesures visent à soutenir une prestation de services efficace et efficiente et à réduire tout abus des systèmes de gestion de la chaîne d’approvisionnement (GCS). La note d’instruction et la circulaire énumèrent également les prix des biens/produits de base dans le but de freiner l’utilisation opportuniste de cette catastrophe pour générer des marges bénéficiaires.

15 avril : Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en
produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une
disponibilité et un accès durables à des
médicaments et à des produits de santé
essentiels abordables et efficaces, et les
États membres sont encouragés à
utiliser ce mécanisme pour l'achat des
fournitures nécessaires à la prévention,
au traitement et à la lutte contre le
COVID-19 et toute autre épidémie.

15 avril : En raison de la pénurie d’équipement de protection individuelle (EPI) pour freiner la propagation du COVID-19, le Trésor public à l’appui du ministère du Commerce, de l’Industrie et de la Concurrence (DTIC), a appelé tous les fournisseurs en conformité, notamment les fournisseurs locaux, qui fournissent ces produits, de faire connaître leurs disponibilités par le biais d'une adresse électronique centralisée.

5 mai : L’Afrique du Sud a assuré la mise en œuvre flexible des dépenses liées au COVID-19 en vertu d’une loi préexistante sur la gestion des catastrophes pour gérer les actions de lutte contre le COVID-19, et dispose d’outils d’approvisionnement d’urgence en cas de besoin.

29 juin : Dans le plus récent budget supplémentaire, un projet de loi d'ajustements de crédits, un projet de loi de modification de la répartition des revenus et deux autres projets de loi de finances ont été présentés au Parlement afin d’approuver le dernier plan de réponse au COVID-19.

30 juin : TLe gouvernement a établi les stratégies suivantes pour l’achat de produits d’EPI liés au COVID-19 ; (i) Pour le secteur public, tous les EPI seront achetés, entreprosés et distribués de manière centralisée ; (ii) par l’intermédiaire du Fonds de solidarité, un crédit initial sera accordé afin de payer les commandes en vrac auprès des fournisseurs et d’assurer un bon niveau de liquidité ; (iii) toutes les institutions gouvernementales sont tenues de payer les agents de mise en œuvre centraux dans un délai de 10 jours afin que ces agents recouvrent les avances sur fonds de roulement et remboursent le Fonds de solidarité.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 16 mars, lors d’une séance d’information du Cabinet, le ministre des Finances, Tito Mboweni, a déclaré que le gouvernement était prêt à financer les mesures fiscales proposées de deux manières. Premièrement, il pourrait débloquer des fonds du Fonds national de secours aux sinistrés. Bien qu’il n’ait pas fourni de chiffre, des sources ont indiqué que 5 milliards de R (282 millions de dollars) pourraient être mis à disposition. Deuxièmement, le gouvernement pourrait mettre de côté d’autres fonds, mais seulement s’il réduisait les dépenses dans d’autres domaines. Autrement dit, il n’y aurait pas de mesures de relance budgétaire. Le gouvernement modifierait les dépenses dans l’enveloppe d’austérité actuelle, qui prévoit déjà des réductions de 261 milliards de R (14,7 milliards de dollars) au cours des trois prochaines années.

Le 14 avril, le ministre Mboweni a indiqué que le cadre financier serait révisé pour inclure les mesures suivantes : Présenter des estimations claires des coûts supplémentaires des soins de santé qui seront nécessaires.
Réorienter les dépenses inutiles vers ces coûts de santé. Définir l’impact du ralentissement sur les projections de recettes de l’Afrique du Sud.
Un plan clair pour rétablir la viabilité financière et limiter la vitesse d’accumulation de la dette et la croissance du passif éventuel.
Soutenu par un plan de relance économique (réformes structurelles) et un ensemble de réformes au sein du système fiscal, par ex., la clarté sur les péages routiers, la réforme du fonds pour les accidents de la route, en vue de débloquer des recettes pour les priorités budgétaires et gouvernementales fondamentales, et la consolidation des entités publiques et l’examen du portefeuille des entreprises publiques.

30 avril : Un budget d’ajustement basé sur le plan de relance annoncé le 21 avril sera déposé.

29 juin : Le président de l’Afrique du Sud annonce une injection de 500 milliards de rands (29 milliards de dollars, soit 8 % du PIB) liée à la COVID-19 dans l’économie. Le financement proviendra non seulement de sources internationales ou internes, mais aussi de la redéfinition des priorités du budget actuel.

30 juin : Le budget supplémentaire propose 21,5 milliards de rands (1,25 milliards de dollars, soit 0.34% du PIB) pour les dépenses de soins de santé liées au COVID-19, une autre allocation de 12,6 milliards de R (730 millions de dollars, soit 0.2% du PIB) pour les services en première ligne de notre réponse à la pandémie, 5 milliards de rands supplémentaires (290 millions de dollars, soit 0.08% du PIB) pour le plan de rattrapage scolaire, l’aide sociale aux communautés et la mise à disposition de sites de quarantaine par les services des travaux publics et les réponses dans d’autres secteurs. Un montant supplémentaire de 19,6 milliards de rands (environ 1,14 milliard de dollars, soit 0,3% du PIB) est réservé principalement au programme national en faveur de l’emploi public et à une intervention présidentielle pour l’emploi des jeunes.

Les secteurs ayant fait l’objet de coupures budgétaires incluent : (i) les dépenses au titre des infrastructures, de l’entretien et immobilisations scolaires - où 6,6 milliards de rands (382 millions de dollars, soit 0,1 % du PIB) seront réorientés afin de veiller à ce que les écoles soiennt bien équipées pour imposer les mesures de précaution face au COVID-19 (comme la désinfection des salles de classe) ; (ii) les subventions au développement de l’habitat humain et urbain, où un montant combiné de 2,8 milliards de rands (162 millions de dollars, soit 0,04 % du PIB) sera réorienté vers la fourniture rapide de solutions de logement dans les zones où l’auto-isolation ne peut être mis en œuvre ; (iii) les dépenses consacrées aux routes et aux infrastructures de transport public - où environ 4,8 milliards de rands (278 millions de dollars, soit 0,08 % du PIB) seront réaffectés ; (iv) les mesures d'incitation au commerce et à l’industrie - où 1,6 milliard de rands (93 millions de dollars, soit 0,03 % du PIB) - seront reportés d’un an ; (v) les dépenses consacrées aux bibliothèques communautaires, qui perdront 312 millions de rands (18 millions de dollars, soit moins de 0,01 % du PIB) de crédits ; (vi) le radiotélescope à réseau d'un kilomètre carré (SKA) - où les dépenses de 360 millions de rands (21 millions de dollars, soit 0,01 % du PIB) seront réaffectées ; (vii) le marketing de marque et du tourisme - où un montant collectif de 896 millions de rands (52 millions de dollars, soit 0,01% du PIB) sera réaffecté ; (viii) les dépenses consacrées à la télévision numérique - où 78 millions de rands (4,5 millions de dollars, moins de 0,01% du PIB) seront réaffectés ; (ix) les dépenses consacrées aux anciens combattants - où 90 millions de rands (5,2 millions de dollars, moins de 0,01% du PIB) seront réaffectés ; (x) l’infrastructure des tribunaux - où 284 millions de rands (16,5 millions de dollars, moins de 0,01% du PIB) seront reaffectés ; (xi) l’infrastructure pénitentiaire - où les projets visant à résoudre le problème de la surpopulation carcérale seront réduits de 161 millions de rands (9,4 millions de dollars, moins de 0,01% du PIB) ; (xii) les dépenses d’EFTP et des universités - où un montant collectif de 870 millions de rands (50,5 millions de dollars, soit 0,01 % du PIB) sera réaffecté ; (xiii) les dépenses liées à la redistribution et à la restitution des terres - qui seront réduites d'un total de 780 millions de rands (45 millions de dollars, soit 0,01% du PIB) ; (xiv) les dépenses du programme national intégré d’électrification - où 500 millions de rands (29 millions de dollars, soit 0,01% du PIB) seront réaffectés ; (xv) les dépenses liées aux services secrets - où 200 millions de rands (11,6 millions de dollars, soit moins de 0,01% du PIB) seront réaffectés ; (xvi) les dépenses de sécurité alimentaire - où 1,1 milliard de rands (64 millions de dollars, soit 0,02% du PIB) seront réaffectés.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
30 mars : Le Trésor public a mis en place une adresse électronique que les membres du public peuvent utiliser pour faire part de leurs suggestions quant à la meilleure façon de gérer le virus COVID-19. Cette mesure s'inscrit dans les efforts déployés par le reste du gouvernement pour assurer l’interaction avec le public au sujet du virus.

Le 15 avril, le Trésor public a donné l’occasion au public de faire part de ses commentaires sur les propositions d’allégement fiscal, sur la passation de marchés publics et a prolongé la période de commentaires du public sur deux projets de loi relatifs aux pouvoirs fiscaux des municipalités.

15 mai : Pour mettre en œuvre les mesures strictes de surveillance et d’établissement de rapports requises en cas de marchés passés en urgence, une nouvelle note d’instruction et circulaire prévoit des mesures à mettre en place pour les marchés urgents liés au COVID-19, ouvre la fourniture de ces produits à tous les fournisseurs en conformité avec les spécifications et enregistrés dans la base de données centrale des fournisseurs (DCT) du gouvernement, décrit les spécifications requises liées aux articles d’EPI, le prix maximum auquel le gouvernement se procurera ces articles d’EPI, et les exigences en matière d’approvisionnement d'urgence, de suivi et de rapports.

6 juin : L’Afrique du Sud exige que tous les fonds des donateurs soient versés à un Fonds de reconstruction et de développement spécifique et utilisés en stricte conformité avec l’objectif fixé par les règlements et l’intention des donateurs.

27 juillet : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement publiera les marchés publics liés au COVID-19 ; validera la fourniture des produits et services ; publiera les renseignements sur la propriété bénéficiaire des entreprises qui obtiennent des contrats d’approvisionnement liés au COVID-19 ; effectuera des audits propres au COVID-19 et en publiera les résultats ; et publiera des rapports sur les dépenses liées au COVID-19.

2 août : L’Unité spéciale d’enquête (SIU) a annoncé le lancement d'une enquête sur des allégations de corruption concernant le fonds de secours de 500 milliards de rands.Au moins 90 entreprises sont soupçonnées d'avoir passé des contrats frauduleux avec le ministère de la Santé. Un contrat, d'une valeur d’environ 125 millions de rands, concerne une société appelée Royal Bhaca qui approvisionne le gouvernement du Gauteng en EPI. Elle a facturé plus de quatre fois le prix normal. Dans une autre affaire de corruption, après avoir gonflé les prix des masques faciaux de près de 900 %, les entreprises Sicuro Safety et Hennox Supplies ont reconnu leur culpabilité et ont été condamnées à une amende.

Le 5 août, le Trésor national a annoncé que les détails des entreprises ayant remporté des marchés publics doivent être publiés. Les renseignements sur les soumissionnaires concurrents et les raisons pour lesquelles ils n'ont pas été retenus doivent également être indiqués. Le président Cyril Ramaphosa a également nommé un Comité des ministres chargé de traiter les allégations de corruption associées à la réponse du pays à la pandémie de coronavirus, présidé par le ministre de la Justice et des Services correctionnels. Pour aider le comité à évaluer l’approvisionnement lié au COVID-19, le président Ramaphosa a demandé à tous les ministres et premiers ministres provinciaux de fournir des renseignements sur les noms des entreprises et les détails des appels d’offres et des contrats qui ont été attribués dans les ministères nationaux, les gouvernements provinciaux et les entités publiques pendant la période de l'état de catastrophe nationale.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le 23 mars 2020, le ministre des Finances a annoncé les mesures fiscales exceptionnelles suivantes :
L'administration fiscale (South African Revenue Service) accélèrera le paiement des remboursements des incitations fiscales à l’emploi, qui passeront de deux fois par an à une fois par mois, afin que les employeurs en conformité puissent disposer dès que possible de liquidités ;
Les entreprises en conformité avec le Fisc, dont le chiffre d’affaires est inférieur ou égal à 50 millions de R (3 millions de dollars, soit moins de 0,01% of GDP) , pourront reporter 20 % de leurs obligations fiscales sur les quatre prochains mois et une partie de leurs impôts provisoires sur le revenu des sociétés, sans pénalité ni intérêt, sur les six prochains mois. Cette intervention devrait aider 75 000 petites et moyennes entreprises.

Le gouvernement aidera les entreprises en difficulté grâce à la caisse d’assurance-chômage excédentaire de 180 milliards de R (10,5 milliards de dollars, soit 2,8% du PIB) et aux programmes spéciaux de l'Industrial Development Corporation. Des fonds seront disponibles pour aider les PME en difficulté, principalement dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie.

Le 21 avril, un montant de 100 milliards de R (5,6 milliards de dollars - 1,5% du PIB) a été annoncé pour soutenir les entreprises et protéger les emplois, ce qui vient s’ajouter au montant de 40 milliards de R (2,3 milliards de dollars, soit 0,6% du PIB) déjà prévu par la Caisse d’assurance chômage pour le soutien du revenu. L’allégement fiscal en faveur des entreprises pourrait également atteindre 70 milliards de R (4 milliards de dollars soit environ 1,05% du PIB). Les autorités mettront en place un système de garantie de prêt de 200 milliards de R (11,2 milliards de dollars, soit 3% du PIB) pour les entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 300 millions de R (17,4 millions de dollars, soit moins de 0,01% du PIB) par an en partenariat avec les grandes banques (et la SARB).

Le 1er mai 2020, le Trésor public a publié un projet de loi fiscal révisé sur la gestion des catastrophes destiné à venir en aide aux particuliers et aux entreprises.

1er mai : Jusqu’au 31 juillet 2020, les PME et les micro-entreprises peuvent reporter 35 % de leurs obligations fiscales au titre des déductions salariales et leurs premier et deuxième paiements d’impôt provisoires. Les entreprises dont le revenu brut est inférieur à 100 millions de R peuvent demander des reports de paiement supplémentaires. Les entreprises dont le revenu brut dépasse 100 millions de R et qui ne sont pas en mesure d’effectuer des paiements en raison du COVID-19 peuvent demander le report des paiements d’impôt. Trêve de quatre mois pour les contributions au titre de la taxe pour la formation professionnelle. L’incitation fiscale à l’emploi (ETI) est étendue aux employeurs en conformité avec les règles fiscales jusqu’au 31 juillet 2020. Report de la taxe sur le carbone.

1er mai : La limite déductible de l'impôt ,pour les dons faits au Fonds de solidarité passera de 10 à 20 % du revenu imposable.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Le 21 avril, un montant de 50 milliards de R a été annoncé pour soulager la détresse sociale. Ce montant concerne une augmentation des allocations sociales pendant six mois (augmentation de 500 R des allocations de garde d’enfants et de 250 R pour toutes les autres) et une nouvelle allocation de 350 R par mois au titre du secours aux sinistrés destinée aux chômeurs (qui ne reçoivent aucune autre aide gouvernementale). Il a également été annoncé que les municipalités recevront un financement supplémentaire substantiel pour améliorer les infrastructures d’approvisionnement en eau, l’assainissement des transports, ainsi que la distribution de nourriture et la mise à disposition de logements pour les personnes sans-abri.

Le 21 avril, il a été annoncé qu’un montant de 40 milliards de R a été mis de côté pour l'aide au revenu des travailleurs dont les employeurs ne sont pas en mesure de payer leur salaire. La Caisse d’assurance-chômage (UIF) indemnisera les travailleurs impactés au moyen d’une nouvelle « prestation nationale en cas de catastrophe » et des prestations de maladie, de réduction du temps de travail et de chômage existantes. La prestation sera à un taux forfaitaire égal au salaire minimum de 200 USD par employé pour la durée du confinement, ou une durée maximum de 3 mois, la période la plus courte faisant foi.

Le 1er mai 2020, le Trésor public a publié un projet de loi fiscale révisé sur la gestion des catastrophes visant à venir en aide aux particuliers et aux entreprises.

25 mai : La distribution de colis alimentaires sera réorganisée et un nouveau système de bons ou de paiements en espèces sera mis en place. Les détails seront fournis ultérieurement.

25 mai : Le gouvernement provincial sud-africain du Western Cape a alloué 18 millions de rands (958 000 USD) pour aider les 483 000 élèves bénéficiaires du Programme de nutrition scolaire de la province. Le gouvernement fournira des repas ou des rations alimentaires à emporter, les écoles étant responsables des modalités de livraison des repas aux élèves.


28 mai : Un programme d'aide temporaire employeur-employé COVID-19 (COVID-19. TERS) a été mis en place pour verser aux employés une partie de leur salaire pendant la fermeture temporaire des entreprises . Cette mesure sera facilitée par la Caisse d’assurance-chômage. L'aide TERS permet également l’accès à une prestation de maladie pour les employés qui se mettent volontairement en quarantaine sans certificat médical, ou qui se mettent en quarantaine après avoir consulté un médecin praticien.

Algérie

Tests par million
77
Cas confirmés
55630
Taux de mortalité
1897
COVID-19: besoins de financement prévus
21 mai : Plan d’intervention complet de 70 milliards de dinars (543 millions de dollars US, soit 0,3 % du PIB) pour atténuer les impacts sanitaires et économiques de la crise du COVID-19. Celui-ci comprend 3,7 milliards de dinars pour les fournitures médicales, 16,5 milliards pour les primes versées aux agents de santé et 8,9 milliards pour le développement du secteur de la santé. Concernant l’impact économique, la loi prévoit 20 milliards d'indemnités pour les personnes se trouvant au chômage à cause du COVID, et 11,5 milliards de transferts de fonds aux ménages pauvres.
Liens officiels sur la COVID-19
http://covid19.sante.gov.dz/

http://www.premier-ministre.gov.dz/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
676
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
11%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
31%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
11%

Financement interne et externe
Le FMI et la Banque internationale pour la reconstruction et le développement ont contribué respectivement à hauteur de 100 millions et de 32 millions de dollars (0,06% et 0,02% du PIB) à l'achat de matériel médical et de médicaments contre le COVID-19.

Le Président de la République a ordonné la consécration d'un montant de 100 millions de dollars (0,06% du PIB) pour accélérer l’importation de produits pharmaceutiques.

26 mai : Le président algérien refuse d’accepter un prêt du FMI ; craintes de répercussions à long terme.

29 juin : un plan de relance économique de 323 millions de dollars (soit 1,9% du PIB) a été annoncé.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 15 mars, la Banque d’Algérie a abaissé le taux des réserves obligatoires de 10 à 8 %, et son principal taux directeur de 25 points de base à 3,25 %.

Le 6 avril, la Banque d’Algérie a annoncé qu’elle assouplissait les ratios de solvabilité, de liquidité et de prêts improductifs pour les banques.

Le 30 avril, la Banque d’Algérie a annoncé qu’elle abaissait son principal taux directeur de 3,25 à 3,00 %, qu’elle abaissait son taux de réserves obligatoires de 8 à 6 % et qu’elle abaissait les marges de sécurité sur les titres d’État utilisés dans les opérations de refinancement.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 avril : Les autorités interdisent l’exportation de plusieurs produits, notamment les denrées alimentaires et les produits médicaux et d'hygiène.

30 avril : Dans le cadre des mesures nationales et des efforts de prévention et de lutte contre la propagation du COVID-19, la Direction générale des douanes a créé une unité nationale permanente de prévention, de suivi et de la lutte contre ce virus au niveau des services douaniers.

30 avril : Les délais contractuels ont été assouplis pour les prestataires de services au secteur public. Les pénalités pour les entreprises accusant des retards dans l’exécution des marchés publics ont également été suspendues.

Le 3 mai, lors d’une réunion du Conseil des ministres, le ministre du Commerce a fait une présentation sur le système numérique de surveillance et de suivi de l’approvisionnement en produits alimentaires et agricoles dans le contexte de la propagation de la pandémie de Covid-19. Ce système vise à créer une base de données permettant d’identifier tous les acteurs concernés par la production et la distribution de produits de consommation de masse, de déterminer les capacités de production et d’organiser le périmètre de distribution, et d'assurer le suivi périodique des niveaux de stock à l'échelle nationale pour les secteurs public et privé.

20 mai : Changements notables apportés à la règle 51/49 concernant le financement local par rapport au financement international. Il n’y a désormais aucune restriction, à l’exception de quelques industries. En outre, la suppression de l’obligation de financement local devrait permettre à l’économie de connaître un afflux important d’investissements étrangers.

4 juin : Une une loi budgétaire complémentaire a été adoptée.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Fin mars : En réponse au choc pétrolier et à la pandémie de COVID-19, le gouvernement réduira les dépenses récurrentes de 30 %, tout en préservant les salaires et en protégeant les dépenses de santé et d’éducation. Le 3 mai, le gouvernement a déclaré qu'il réduirait les dépenses récurrentes de 50 % au lieu des 30 % initialement annoncés.

Fin mars : Les autorités ont annoncé plusieurs mesures visant à réduire la facture des importations d’au moins 10 milliards de dollars US (6% du PIB).

Le 18 mai, le ministre des Finances a présenté le Projet de Loi de Finances Complémentaire (PLFC) pour 2020 devant la Commission des finances et du budget de l'Assemblée populaire national (APN). Le PLFC 2020 prévoit une réduction des dépenses budgétaires de 5,7% (soit 2,2% du PIB 2019) par rapport à la loi de finances (LF) initiale. Une première coupure de 141 milliards de dinars a été convenue dans le budget opérationnel de l’État dans le cadre du Projet de Loi de Finances 2020 (PLFC 2020). Le déficit budgétaire devrait atteindre 10,4% du PIB, contre 7,2% du PIB dans la LF initiale.

21 mai : le projet de Loi de Finances Complémentaire LFC octroie 21,2 milliards de dinars (164 401 705 USD) au secteur de la santé, notamment pour les fournitures médicales, le versement de primes aux agents de santé et le développement du secteur de la santé. La réponse économique prévue par la LFC s'élève à 31,5 milliards de dinars et concerne des allocations de chômage et des transferts de fonds aux ménages pauvres.

4 juin : La Loi de Finances Complémentaire (LFC) adoptée comprend des provisions totalisant 70 milliards de dinars visant à atténuer les impacts sanitaires et économiques de la crise du COVID-19, y compris 3,7 milliards pour l’acquisition de fournitures médicales par le secteur de la santé, 16,5 milliards pour les versements de primes aux agents de la santé et 8,9 milliards pour le développement du secteur de la santé. Disponible en français : https://www.joradp.dz/HFR/Index.htm
Transparence, obligation de rendre compte et participation

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Fin mars : La déclaration et le paiement des impôts des petites et moyennes entreprises ont été reportés.

19 mai : L’administration fiscale algérienne a annoncé les mesures suivantes : (i) prorogation des délais pour les déclarations de revenus mensuelles ; (ii) prorogation du délai de paiement pour le premier paiement anticipé 2020 ; (iii) pour les contribuables relevant du régime d’impôt forfaitaire spécial, l'administration fiscale a prolongé la déclaration de revenus pour le premier trimestre de 2020.

Le 31 mai, le Parlement algérien a adopté une loi permettant aux investisseurs étrangers de prendre des participations majoritaires dans des projets relevant de « secteurs non stratégiques » alors que le pays cherche à diversifier son économie en s’éloignant du pétrole et du gaz, suite au ralentissement économique exacerbé par l’épidémie de COVID-19.

Le 26 juillet s’est tenu le Conseil des ministres au cours duquel des programmes de relance et de développement ont été introduits pour certains secteurs économiques. Attribution d’aide financière pour les petits commerces d'une valeur de 30.000 Dinars (soit 233 USD), pour une période de 3 mois. Cette aide est fournie sur la base d’une évaluation rigoureuse de chaque société au cours des quatre derniers mois. Cette mesure devrait être ratifiée par un décret exécutif devant être émis avant la fin du mois.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Fin mars : La déclaration et le paiement de l’impôt sur le revenu des particuliers ont été reportés.

Fin mars : Pour éviter l'effet de foule dans les bureaux de poste, les bénéficiaires (1 million) peuvent recevoir les allocations de solidarité à tout moment et sans délai spécifique.

Fin mars : Une campagne de distribution de produits alimentaires et d'hygiène aux familles les plus vulnérables a été lancée. Celle-ci concerne les personnes vivant dans des régions isolées et impactées par le confinement.

Fin mars : Afin de réduire l’exposition des personnes âgées, une lettre de procuration peut être envoyée à une autre personne pour qu’elle reçoive une pension ou des prestations à la place du bénéficiaire.

30 avril : L’allocation du ramadan accordée aux ménages pauvres est passée de 47 USD (6 000 dinars) à 78 USD (10 000 dinars).

2 mai : Malgré la réduction considérable du budget, le gouvernement a accepté d’augmenter le salaire minimum de 140 USD (18 000 dinars) par mois à 156 USD (20 000 dinars), tandis que l’impôt sur le revenu sera aboli pour ceux qui gagnent 234 USD (30 000 dinars) ou moins.

3 mai : Lors de la réunion du Conseil des Ministres, les discussions ont notamment porté sur la relance de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes (ANSEJ) à travers le programme « Restart Algeria ». Ce programme se veut un plan national de développement qui sera le moteur du développement économique global et permettra d’avoir une image plus claire de la situation des projets subventionnés par le dispositif Ansej, depuis sa création jusqu’à la fin de l’année en cours, dont le nombre s'élève à 400 000 pour un montant de 334 milliards de dinars).

21 mai : De mai à juillet 2020, le Programme alimentaire mondial pour l'Algérie augmente le nombre de bénéficiaires de l’aide alimentaire générale de 133 672 à 152 786 pour inclure les réfugiés identifiés comme les moins vulnérables à l’insécurité alimentaire dans la dernière évaluation du PAM. Ces réfugiés risquent de souffrir de l’impact économique de la pandémie de COVID-19 sur les petites entreprises et les travailleurs indépendants.

21 mai : En réponse à l’impact économique des mesures de confinement sur les ménages et les entreprises, les autorités ont également annoncé que : (i) la déclaration et le paiement de l’impôt sur le revenu des particuliers et des entreprises ont été reportés, à l’exception des grandes entreprises ; et que (ii) les délais contractuels seraient assouplis et les pénalités pour les entreprises accusant des retards dans l’exécution des contrats publics seraient suspendues. Des fonds totalisant 11,5 milliards de dollars US (soit 6.6% du PIB) ont été transférés aux ménages pauvres dans le cadre de la réponse économique prévue par la loi de finances complémentaire.

Angola

Tests par million
Cas confirmés
8829
Taux de mortalité
265
COVID-19: besoins de financement prévus
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.minsa.gov.ao/

http://www.governo.gov.ao/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
82
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
5,43%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
35%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
5,43%

Financement interne et externe
Le fonds souverain angolais a accepté d'accorder 1,5 milliard de dollars US (1,42% du PIB) sous condition de remboursements futurs.

5 mai : L’ONU a accordé une subvention de 12,5 de dollars (soit 0,01% du PIB) en faveur de l’Angola pour l'aider à faire face au Covid-19.

12 mai : Le gouvernement des États-Unis s’est engagé à verser 3,5 millions de dollars (moins de 0,1% du PIB) pour soutenir les mesures de riposte au Covid-19 de l'Angola.

29 mai : L’UE a offert aux autorités angolaises une enveloppe de 10 millions d’euros (0,01 % du PIB) pour soutenir les efforts de riposte de l’Angola au COVID-19.

22 juin : L’UNICEF devrait financer une partie du plan de riposte angolais au COVID-19 à hauteur de 7,1 millions de dollars (moins de 0,01 % du PIB).

8 septembre : L’Angola participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) de la Banque mondiale. L’espace budgétaire créé par cette DSSI s’élève à 2,65 milliards de dollars, soit environ 3,1 % du PIB en Angola.
Mesures monétaires et macrofinancières
L’émission d’euro-obligations de 3 milliards de dollars a été reportée en raison de conditions de marché défavorables liées à la pandémie de coronavirus.

Le gouvernement a demandé à la Banque nationale d’Angola d’augmenter le taux de reconduction du financement intérieur et encourage l’INSS à acheter des bons du Trésor.

7 mai : Le Comité de politique monétaire de la Banque nationale d’Angola a avancé sa session ordinaire pour analyser l’impact du Covid-19 sur l’économie et évaluer l’utilisation de la politique monétaire comme moyen d'alléger la pression sur l’économie angolaise.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Les importations de certains produits alimentaires, médicaments et matériels de biosécurité bénéficient de l’exonération temporaire des limites par instrument de paiement, a annoncé la Banque nationale d’Angola lors de la publication de l’instruction n° 05/2020 du 30 mars.

Suspension des exportations de produits alimentaires, de médicaments et de matériel médical nationalisés, y compris ceux transportés par les habitants des zones frontalières.

Une liste des produits médicamenteux destinés à la prévention et au traitement du Covid-19 soumis au régime des prix réglementés a été publiée.

Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une disponibilité et un accès durables à des médicaments et à des produits de santé essentiels abordables et efficaces, et les États membres sont encouragés à utiliser ce mécanisme pour l'achat des fournitures nécessaires à la prévention, au traitement et à la lutte contre le COVID-19 et toute autre épidémie.

4 mai : Le gouvernement angolais a assoupli les procédures de passation des marchés publics pour tous les biens, services ou travaux liés à l’atténuation de l’impact du Covid-19 sur le pays. Cette mesure fait suite à l’adoption du décret présidentiel 120/20 et du décret exécutif 153/20.

Le 27 juin, un projet de budget général révisé a été examiné par le Parlement.

30 juin : Les procédures de passation des marchés publics ont été rendues encore plus informelles dans le but d'alléger la charge administrative ; tout document écrit contenant les informations requises, comme la valeur du marché, sera accepté.

Le 28 juillet, l’Assemblée nationale en Angola a adopté un budget supplémentaire visant à fournir un espace budgétaire pour des soins de santé supplémentaires, tout en maintenant une trajectoire de dette durable pour le pays.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
En avril, des dépenses en soins de santé supplémentaires, estimées à 40 millions de dollars, ont été annoncées en vue d'atténuer les effets du coronavirus.

Le 9 avril, l’Exécutif a annoncé un ensemble de mesures immédiates de réduction des coûts dans un décret présidentiel, parmi lesquelles :
Gel de 30 % de son budget de biens et services et suspension de ses dépenses en capital en attendant la fin de l’examen du budget ;
Suspension de tous les processus de nouvelles admissions et promotions dans la fonction publique, à l’exception des secteurs déjà approuvés, jusqu’à la fin de l'examen budgétaire ;
Réduction des déplacements des membres de l’Exécutif et des délégations gouvernementales ;
Redéfinition et classification de la gamme de véhicules à attribuer aux responsables de l'État et suspension de l’acquisition de véhicules neufs à usage personnel ;

22 avril : le ministre des Finances déclare que l’exécution de tous les contrats gouvernementaux dont la source de financement n’a pas été assurée ou dont les biens/services ne sont pas prioritaires pour l’intégrité structurelle de l’économie doit être suspendue. Cette suspension ne s’applique pas aux contrats des secteurs de la santé, de l’éducation et de l’action sociale, ni à ceux relatifs à l’approvisionnement logistique, à l’assainissement de base et autres dont la source de financement est préalablement assurée.

Le 28 juillet, l’Assemblée nationale en Angola a adopté une révision du budget de l’Etat (OGE). Bien qu’aucune ventilation détaillée n’ait encore été rendue publique, les prévisions suggèrent que la collecte des recettes sera inférieure de 29 % à ce qui était prévu à l’origine par l’OGE en 2019 (passant de 30 à 22 milliards de dollars). En revanche, les dépenses budgétaires diminueront de 9 %, en raison principalement de la baisse des achats de biens et de services d’environ 20 % et de la réduction des intérêts débiteurs de 9 %.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
15 avril : le ministère de l’Économie et de la Planification a récemment lancé un site web d'aide économique (https://alivioeconomico.org/). Il s'agit d'un outil numérique qui décrit les mesures prises par le gouvernement pour atténuer l’impact négatif de la pandémie de Covid-19 sur l’économie du pays. Il fournit des informations sur les allégements fiscaux, les exigences en matière de sécurité sociale, les montages financiers et certaines dépenses courantes à effectuer.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 avril : Le ministère des Finances propose de réduire la taxe Industrielle et de donner aux entreprises plus de moyens pour réinvestir et donc renouveler leurs activités ; renforcement de la capitalisation du Fonds de garantie de crédit ; renforcement des lignes de crédit pour soutenir les initiatives commerciales dans le secteur privé.

30 avril : Opérationnalisation immédiate du crédit pour soutenir les producteurs de denrées alimentaires et lancement du Programme de commerce rural.

30 avril : Report de la suppression des subventions aux carburants à un autre exercice financier.

30 avril : Exonération du paiement de la taxe sur la valeur ajoutée et des droits de douane pour les marchandises importées à des fins d’aide humanitaire et de dons.

30 avril : Dans le but de promouvoir le secteur pétrolier sur fond de baisse de la demande due au Covid-19, le parlement angolais a adopté une législation qui accordera des avantages fiscaux (déduction des primes d’investissement sur l’impôt sur les revenus du pétrole) à des blocs pétroliers spécifiques dans le pays.

30 avril : En raison de la pandémie de Covid-19, l’État renoncera au recouvrement de 260 millions de dollars (0,14% du PIB) de recettes fiscales auprès des entreprises. L’institut national de la sécurité sociale renoncera également à percevoir des cotisations totalisant jusqu’à 50 millions de dollars (0,03% du PIB) dans le but de soulager les entreprises assujetties aux prestations sociales. Cette mesure s’applique jusqu’au 10 mai 2020 sur demandes des entreprises.

11 mai : Annonce de mesures visant à assurer un soutien financier pour maintenir le niveau minimum d’activité des micros, petites et moyennes entreprises dans le secteur manufacturier, grâce à une enveloppe de 775 millions de dollars (0,73% du PIB) et à la suppression de certaines procédures administratives. Celles-ci sont principalement liées à la création d’entreprises, telles que l’enregistrement statistique et les demandes de permis commercial pour mener certaines activités.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 avril : Les demandes de moratoire sur le remboursement des crédits personnels ont commencé. Ces mesures s’appliquent aux créanciers personnels qui, à la fin mars 2020, avaient des crédits en règle et qui éprouvent maintenant des difficultés à rembourser leur crédit. Ce moratoire durera 60 jours.

25 mai : Dans le cadre d’un ensemble de mesures de protection sociale, le ministère des Affaires sociales, de la Famille et de la Promotion de la femme (MASFAMU) a annoncé que la subvention pour enfants mise en œuvre dans les provinces de Bie, Moxico et Uige sera augmentée (de 3 000 à 5 000 Kwanzas, soit environ 6 à 10 USD par mois) et qu'un double paiement sera effectué. Le gouvernement a également adapté les procédures de paiement pour garantir une bonne hygiène et la protection des travailleurs pendant les transferts.

14 avril : L’Organisation des Nations Unies a accordé 3,5 millions de dollars à l’Angola pour renforcer la sécurité alimentaire à Namibe, Huila, Cunene et Cuando Cubango sur fond de crise du Covid-19.

14 mai : Le ministère de l’Action sociale, de la Famille et de l’Autonomisation des femmes devrait verser 315 millions d’AOA (562 500 USD) pour soutenir les efforts de distribution alimentaire aux groupes vulnérables dans tout le pays.

Bénin

Tests par million
Cas confirmés
2557
Taux de mortalité
41
COVID-19: besoins de financement prévus
En mars, un plan global d’atténuation et de prévention est estimé à 60 milliards de FCFA (100 millions de dollars US, soit 0,7 % du PIB).

En avril, le gouvernement du Bénin avait préparé un plan de riposte au COVID-19 de 320 millions de dollars US (1,7 % du PIB) pour contenir les risques sanitaires et soutenir l’économie.

26 juin : Le gouvernement du Bénin a préparé un plan de riposte au COVID-19 de 672 millions de dollars, soit 4,7 % du PIB.

30 août : Il a été annoncé que la part du plan d’intervention qui sera dépensée en 2020 a été fixée à 150 milliards de FCFA (270,6 millions de dollars, soit 1,7% du PIB), les 400 millions restants devant être dépensés au cours des deux prochaines années.
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.gouv.bj/coronavirus/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
17
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
3,72%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
43%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
3,72%

Financement interne et externe
Le Bénin figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Le Bénin bénéficiera d’une aide de 10,17 millions de dollars (soit 0,07% du PIB).

Un fonds COVID-19 a été créé par le ministre de l’Économie et des Finances.

15 mai : Le Conseil d’administration du FMI a approuvé un décaissement immédiat de 125,1 millions de dollars (soit 0,87% du PIB) en faveur du Bénin pour répondre aux besoins urgents de financement en vue de réduire la propagation du COVID-19 et d'atténuer ses impacts économiques et sociaux.

20 mai : Financement intérieur supplémentaire relatif au plan budgétaire de 65,4 milliards de FCFA (109 millions de dollars soit 0,76% du PIB).

28 avril : La Banque mondiale a approuvé un financement supplémentaire de 10,4 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA)* pour soutenir les efforts du Bénin dans la lutte contre le COVID-19 (coronavirus) et aider le pays à répondre aux urgences de santé publique. 20 millions de dollars (0,14% du PIB) ont été mobilisés dans le cadre du programme d'amélioration des systèmes régionaux de surveillance des maladies (REDISSE), tandis que 10 millions (0,07% du PIB) sont financés par la Composante d'intervention d'urgence conditionnelle (CERC) du projet de nutrition et de développement de la petite enfance (EYNCDP), portant ainsi à 40 millions de dollars le montant total alloué par la Banque mondiale au profit des mesures d’urgence au Bénin.

Le 15 mai, le Conseil d'administration du FMI a approuvé un décaissement de 125,1 millions de dollars en faveur du Bénin pour atténuer les impacts économiques et sociaux du COVID-19.

26 juin : Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement supplémentaire de l’Association internationale de développement (IDA) de 50 millions de dollars (environ 0,3 % du PIB) pour aider le Bénin à atténuer l’impact de la crise sanitaire du coronavirus dans la phase de reprise socioéconomique.

24 juillet : Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un prêt concessionnel de 7,4 millions de dollars (environ 0,05 % du PIB) pour aider le Bénin à atténuer l’impact du COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 21 mars, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé les mesures suivantes : i) 340 milliards de XOF (559 millions de dollars) de liquidités supplémentaires mises à la disposition des banques par le biais d'adjudications hebdomadaires et mensuelles à hauteur de 4 750 milliards de XOF (7,8 milliards de dollars) ; ii) élargissement du cadre de garantie pour accéder au refinancement de la BCEAO afin d’inclure 1 050 milliards XOF (1,7 milliard de dollars) de dette bancaire de 1 700 entreprises privées préqualifiées ; iii) mise en place, avec le système bancaire, d'un cadre pour accompagner les entreprises éprouvant des difficultés à rembourser les crédits.

Le 25 mars : D’autres mesures sont prises, notamment : i) affectation de 25 milliards de XOF (41 millions de dollars) au fonds fiduciaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), afin d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu'elle accordera aux pays éligibles pour financer les dépenses urgentes d'investissement et d'équipement ; ii) communication sur le programme spécial de refinancement des crédits bancaires accordés aux PME ; iii) négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique pour encourager son usage ; iv) bon approvisionnement en billets pour garantir un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques.

Pour promouvoir l’utilisation des outils de paiement électronique, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) propose des mesures plus flexibles pour ouvrir un service d'argent mobile et rendre les transferts d'argent électronique entre personnes gratuits.

30 avril : La Banque centrale régionale a également créé des « Bons Covid-19 » comme un moyen de lever des fonds pendant la pandémie.

Le 22 juin, la BCEAO a annoncé qu’elle avait réduit le taux des opérations d’appels d’offres de 2,5 à 2 %, et que le taux d’intérêt sur les guichets de prêts marginaux avait été ramené de 4,5 à 4 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le 27 avril, les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont déclaré une suspension temporaire du pacte de croissance et de stabilité de l’UEMOA fixant six critères de convergence, y compris la règle du maintien du déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB, pour aider les pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 en leur permettant d'augmenter temporairement les déficits budgétaires.

Un comité doté de pouvoirs spéciaux lui permettant de prendre des décisions en matière d’affectation des ressources a été créé.

1er avril : Le gouvernement a mis à disposition des masques de protection au prix subventionné de 200 FCFA (0,33 USD).

30 avril : Le gouvernement a autorisé son bureau central des achats à rendre la chloroquine disponible à un prix subventionné.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Fin avril : Les mesures d’atténuation et de prévention prises jusqu’à présent par les autorités s’élèvent à 10 milliards de FCFA (environ 17 millions de dollars, soit 0,1 % du PIB).

20 mai : Du côté des recettes, le déficit fiscal et douanier découlant du ralentissement économique et de la fermeture de la frontière avec le Nigeria est estimé à 1,1 % du PIB (en supposant que la frontière reste fermée jusqu’au milieu de l’année). Du côté des dépenses, les autorités prévoient de réaffecter 0,6 % du PIB provenant des biens et services non essentiels et des dépenses en capital hors santé vers les nouvelles priorités du plan d’urgence estimées à 1,7 % du PIB. En conséquence, le déficit budgétaire de 2020 est révisé à la hausse de 1,7 % du PIB.

20 mai : Dans le cadre de l’enveloppe budgétaire, les autorités ont réaffecté 31 milliards de FCFA provenant de projets d’investissement faiblement prioritaires et 19,7 milliards de FCFA provenant de dépenses récurrentes.

26 juin : Les autorités ont augmenté les dépenses de santé de 60 milliards de FCFA (103 millions de dollars) dans le cadre de leur plan de riposte.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
20 mai : Dans le cadre de l'engagement pris envers le FMI, les autorités se sont engagées à faire procéder à un audit de leur plan de riposte l’année prochaine, de manière indépendante par la Chambre des Comptes. Les résultats seront rendus publics sur son site internet. Les autorités publieront également les contrats de passation des marchés des principaux projets, en indiquant leur montant et les bénéficiaires.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Avril 2020 : les demandes de moratoire sur le remboursement des crédits personnels ont commencé. Ces mesures s’appliquent aux créanciers personnels qui, à la fin mars 2020, avaient des crédits en règle et qui éprouvent maintenant des difficultés à rembourser leur crédit. Ce moratoire durera 60 jours.

10 juin : Le plan de relance annoncé par les autorités devrait couvrir 70 % des salaires bruts de tous les employés du secteur formel, rembourser la TVA et exonérer les entreprises d'autres impôts et paiements de services publics pendant une période de trois mois.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
21 mai : Un tiers du plan d’intervention sera constitué de transferts de fonds en faveur des ménages vulnérables représentant plus d’un quart de la population. Un système de virements de fonds par le biais des services bancaires mobiles s'appuyant sur ARCH (le nouveau système d’assurance maladie) ou du volet filets de sécurité du projet ACCESS de la Banque mondiale est à l’étude. S'il ne peut pas être utilisé en raison de contraintes techniques, les autorités auront recours à des formes plus traditionnelles de transfert, telles que les programmes de distribution alimentaire et les subventions des factures de services publics. Les transferts de fonds et les subventions devraient profiter aux secteurs formel et informel.

Botswana

Tests par million
1325
Cas confirmés
5923
Taux de mortalité
21
COVID-19: besoins de financement prévus
1er mars : Les autorités prévoient des dépenses d’environ 5 milliards de pulas (42 milliards de dollars US, soit 2,4% du PIB).

25 mars : Directive présidentielle donnant l'ordre au ministère des Finances et du Développement économique de mobiliser d’urgence 2 milliards de pulas (166 millions de dollars, soit 10% du PIB) par le biais de transferts provenant de fonds spéciaux et de crédits du Fonds consolidé, en vue de les reverser au Fonds de secours COVID19. Ce Fonds sera utilisé pour apporter un soutien psychosocial à toutes les personnes affectées, soutenir les travailleurs, stabiliser les entreprises, assurer la disponibilité de fournitures stratégiques et explorer les possibilités de diversification économique.

26 juin : On estime que le Botswana aura besoin de 40 milliards de pulas (18,6 % du PIB du Botswana en 2018, soit 3,5 milliards de dollars) au cours des deux prochaines années et demie pour relancer son économie touchée par le COVID-19 et couvrir ses déficits budgétaires prévus.
Liens officiels sur la COVID-19
https://cms1.gov.bw/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
521
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
9,15%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
5,25%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
9,15%

Financement interne et externe
Le 31 mars, le président Masisi a annoncé qu’un plan de relance économique était en cours d’élaboration pour atténuer l’impact du COVID-19.

Les membres du Cabinet se sont engagés à verser 10% de leur salaire au fonds de secours pendant une période de six mois. Ce montant s’élève à environ 14 000 USD par mois, soit 84 000 USD sur la période de six mois.

Les juges de la Haute Cour et les juges de la Cour d’appel ont convenu à l’unanimité de verser 5 % de leur salaire de base au Fonds de secours.

1er mai : Le gouvernement des États-Unis a contribué à la riposte du Botswana à la pandémie de COVID-19 à hauteur de 56 millions de Pulas (4,65 millions de dollars, soit 0,03% du PIB).

8 juin : Le PNUD va étendre le programme phare, le « Business Supplier Development Programme » (SDP), en apportant une aide supplémentaire aux fournisseurs de PME.

1er juillet : Selon le ministre des Finances et du Développement économique, le Botswana pourrait devoir solliciter le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale pour obtenir du financement afin de faire face aux conséquences de l’épidémie de COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque du Botswana a reçu l'engagement de la part des banques commerciales de réduire les frais des transactions numériques d’au moins 25 %. En outre, des limites sur les transactions d’argent mobile ont été augmentées.

Le ratio prudentiel d'adéquation de fonds propres des banques opérant au Botswana a été réduit de 15 à 12,5 %.

Les banques et les offrants de crédit non bancaires ont convenu de proposer une restructuration de prêts (y compris pour les prêts hypothécaires et les véhicules) et des trêves de paiement pour les secteurs touchés à compter de la fin avril 2020.

Le 30 avril, le Comité de politique monétaire de la Banque du Botswana a annoncé que le taux d’escompte passerait de 4,75 à 4,25 %, soit une baisse de 0,5 %. La banque a également réduit son taux de réserve de 5 à 2,5 % en vue d’améliorer la liquidité.

30 avril : La Banque du Botswana a introduit un nouveau taux de parité annuel à la baisse de 1,51 à 2,87 % à compter du 1er mai 2020, qui, combiné à la réduction du taux d'escompte, contribuera à l’assouplissement des conditions monétaires réelles.

1er juin : Moody’s a fait passer la note souveraine A2 du Botswana de stable à négative en raison de l'impact du Covid-19 sur la croissance et les recettes de l’économie, et de son secteur du diamant.

25 juin : La Banque du Botswana doit introduire des mesures pour améliorer la liquidité parmi lesquelles ; (i) réduire le ratio actif/capital des banques de 15 à 12,5 % ; (ii) élargir l’accès à la facilité de mise en pension ; (iii) réduire les coûts de financement au jour le jour ; et (iv) étendre les contraintes de garantie pour les emprunts bancaires auprès de la Banque du Botswana afin d’inclure les actions négociées et les obligations de sociétés.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 avril : Toutes les institutions gouvernementales paieront les bons de commande dans un délai de 5 jours et les organismes parapublics dans un délai de 24 heures. Des mesures ont été prises pour améliorer l’efficacité des processus d’approvisionnement. Le gouvernement s'acquittera de tous les arriérés de factures dans un délai de deux semaines.

30 avril : Le Comité consultatif économique COVID-19 évalue l’impact économique potentiel sur le Botswana et prépare un ensemble d’interventions visant à atténuer cet impact et à apporter un soutien aux entreprises et aux ménages, conformément à l’espace budgétaire disponible.

Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en
produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une
disponibilité et un accès durables à des
médicaments et à des produits de santé
essentiels abordables et efficaces, et les
États membres sont encouragés à
utiliser ce mécanisme pour l'achat des
fournitures nécessaires à la prévention,
au traitement et à la lutte contre le
COVID-19 et toute autre épidémie.

30 avril : Le Botswana Innovation Hub, par le biais de son fonds annuel pour l’innovation, a lancé un appel à propositions aux entrepreneurs pour relever les défis en matière de systèmes de santé publique, de prestation des services publics, de transports, de paiements, de logistique et de chaînes de valeur.

3 juin : Le gouvernement continuera d’assurer la disponibilité d’approvisionnements stratégiques au Botswana à un prix réglementé, à travers notamment l’accumulation de réserves de carburant et de céréales et la fourniture de réservoirs d’eau et d’équipement médical en quantités suffisantes.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 24 avril, le ministre des Finances, M. Matsheka, a indiqué que les recettes prévues passeraient de 62,4 milliards à 48 milliards de pulas (soit une chute de 22 %). Il a déclaré que le gouvernement avait révisé le budget en supprimant les conférences et en reportant les augmentations de salaire des fonctionnaires, qui devaient entrer en vigueur le 1er avril 2020. Le report durera au moins six mois. Les dépenses totales ont été révisées à la baisse de 8 milliards de pulas par rapport aux 59.6 milliards.

Le 24 avril, le ministère de la Santé a sollicité 2 472 700 995 pulas (202 millions de dollars, soit 1,1% du PIB) pour des produits de laboratoire, des vêtements et équipements de protection individuelle, des médicaments, du linge de maison, l’hébergement des personnes en quarantaine et les coûts opérationnels. Le gouvernement a approuvé une partie de cette demande.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
Le 8 mai, le ministère des Finances et du Développement économique a informé le public qu’aux fins de transparence et de redevabilité, tous les noms des entreprises et organisations ayant bénéficié de la subvention salariale du gouvernement au mois d’avril ont été publiés sur le site Web du ministère des Finances.

2 août : En avril, le Bureau du Président a licencié le secrétaire permanent et le secrétaire permanent adjoint du Ministère de la Santé et du Bien-être. En mai, le président a dissous le ministère de l’Approvisionnement suite à des rapports faisant état d'une collusion éventuelle avec des tenderpreneurs-covidpreneurs qui profitaient de la panique causée par le coronavirus pour surfacturer et tromper le gouvernement et voler les fonds publics. Le 24 mai, le Sunday Standard rapportait que le gouvernement avait annulé deux appels d’offres d’une valeur de plus de 80 millions de pulas (7 millions de dollars) qui avaient été attribués à Pula Rich Investments et Mileage Air (Pty) Ltd pour la fourniture de kits de test.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Pour alléger les besoins de trésorerie des entreprises, le gouvernement, par l’entremise du ministère des Finances et du Développement économique :
• garantira les prêts consentis par les banques commerciales aux entreprises les plus impactées par le COVID-19 ;
• donnera aux entreprises éligibles impactées par le COVID-19 accès à des crédits en vue de soutenir les activités en cours, dans les cas où les crédits deviennent plus difficiles à obtenir et ;
• accordera des allégements fiscaux aux entreprises des secteurs éligibles ;
• accélèrera les remboursements de TVA aux entreprises pour améliorer la trésorerie.

• Les banques ont accepté de proposer une restructuration des facilités de prêt grâce à laquelle chaque banque examinera chaque cas dans le cadre de sa politique et de ses paramètres de crédit. Cette restructuration inclura les prêts hypothécaires pour les propriétés résidentielles occupées par le propriétaire et les prêts pour les véhicules automobiles ;
• Toutes les banques commerciales offriront une trêve de paiement de 3 mois avec possibilité de prolonger à six (6) mois pour les secteurs touchés ;
• Les obligations de paiement régulières, y compris le paiement des primes d’assurance-vie, les cotisations auprès des caisses de retraite et les remboursements de prêts, seront restructurées et reprogrammées pour apporter une aide pendant au moins trois mois aux personnes impactées par le COVID-19, sous réserve des politiques individuelles.

7 mai : Le gouvernement a créé un fonds de secours Covid de 2 milliards de Pulas (1,1% du PIB) visant à financer une exonération de la taxe obligatoire sur les compétences prélevée aux entreprises, ainsi qu'à créer un fonds de garantie soutenu par le gouvernement auprès duquel les entreprises en conformité avec le fisc peuvent obtenir des garanties de crédit au cours des 2 prochaines années. Les périodes de remboursement de la TVA ont également été réduites de 60 à 21 jours dans le pays.

8 septembre : Le ministre des Finances a mis en œuvre un report d’impôt selon lequel 75 % de tous les paiements trimestriels dus entre mars et septembre 2020 seront reportés à la fin mars 2021.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 mars : Le gouvernement accordera une subvention salariale aux employés citoyens des entreprises les plus touchées par le COVID-19, afin de leur permettre de conserver leurs employés.

Le 24 avril, 114 millions de Pulas (9,34 millions de dollars) destinés à des colis alimentaires pour avril, et 26 millions de Pulas (2,1 millions de dollars) destinés aux travailleurs sociaux temporaires ont été approuvés. 100 réservoirs d’eau ont été achetés pour fournir 5 000 litres d’eau aux personnes n'étant pas raccordées au réseau d'eau.

30 mars : Les cotisations de sécurité sociale ont été reportées à une date ultérieure pour au moins trois mois à compter de la fin avril 2020.

7 mai : Le gouvernement a créé un Fonds de secours Covid de 2 milliards de Pulas (164 millions de dollars, soit 1.1% du PIB) destiné à subventionner les salaires (environ 50% de tous les travailleurs touchés) sur une période de 3 mois. Les employeurs qui reçoivent ces subventions doivent s’engager à ne pas licencier le personnel en raison du coronavirus.

Burkina Faso

Tests par million
Cas confirmés
2433
Taux de mortalité
65
COVID-19: besoins de financement prévus
Fin mars : Un plan de riposte a été estimé à 394 milliards de FCFA (650 millions de dollars US soit 4,5% du PIB), soit 4,45 % du PIB. Ce montant comprend le plan global de réponse sanitaire, qui s’élève à environ 178 milliards de FCFA (293 millions de dollars, soit 2,1% du PIB)..

10 juillet : Les besoins financiers révisés induits par l’épidémie de COVID-19 s’élèvent à 394,05 milliards de FCFA (685 millions de dollars, soit 4,85 % du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.facebook.com/finances.gov.bf/

https://www.sante.gov.bf/corona-virus

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
46
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
11%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
31%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
11%

Financement interne et externe
Le 14 avril, le FMI a approuvé le décaissement de 84,28 millions de DTS au titre de sa Facilité de crédit rapide.

23 avril : Les autorités discutent des financements exceptionnels des membres de l’Alliance pour le Sahel, de la Banque africaine de développement (10 millions de dollars), de la Chine (subvention en nature de 1,2 million de dollars) et de la France. Les autorités prévoient également de mobiliser des financements supplémentaires auprès d’organismes régionaux, dont la Banque de développement de l’Afrique de l’Ouest (BOAD). Les autorités chercheraient à combler tout déficit de financement restant en exploitant le marché des obligations régional.

Fin avril : Le Burkina Faso figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Le 7 mai, le Burkina Faso avait reçu 11,96 millions de dollars d'aide du FMI (soit 0,08% du PIB).

28 avril : L’Union européenne a annoncé une aide supplémentaire de 194 millions d’euros pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, après s'être engagée à mobiliser 449 millions d’euros au début du mois en faveur de ces 5 mêmes pays.

30 avril : La Banque mondiale a approuvé un financement de 21,15 millions de dollars (environ 0,15% du PIB) , dont 50 % de subventions et 50 % de crédits de l’Association internationale de développement (IDA)* pour aider le Burkina Faso à faire face à la pandémie de COVID-19.

29 mai : Partenariat UE-OIM visant à mobiliser un peu plus d’un million d’euros (moins de 0,01% du PIB) pour atténuer l’impact du Covid-19 sur les migrants/réfugiés au Burkina Faso, au Cameroun, en Guinée-Bissau, au Nigeria et au Sénégal.

5 juin : La Banque mondiale a approuvé un financement de 74 millions de dollars américains (0,07 % du PIB) pour aider le Burkina Faso à atténuer l’impact du COVID-19 dans le pays. Le Burkina Faso participe également à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) proposée par la Banque mondiale. L’espace budgétaire pouvant être créé par le DSSI est d’environ 13 milliards de FCFA (23,3 millions de dollars, soit 0,02% du PIB).

9 juin : La Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 20 millions de dollars en réponse à l’impact économique du COVID-19 en faveur de la Mauritanie, du Mali, du Burkina Faso, du Niger et du Tchad.

Le 22 juillet, la Banque africaine de développement a approuvé un soutien budgétaire de 284,8 millions de dollars pour soutenir les efforts des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) dans la mise en œuvre de leurs plans de riposte à la COVID-19 et de leur reprise économique.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 21 mars, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé les mesures suivantes : i) 340 milliards de XOF (589 millions de dollars) de liquidités supplémentaires mises à la disposition des banques par le biais d'adjudications hebdomadaires et mensuelles à hauteur de 4 750 milliards de XOF (8,2 milliards de dollars) ; ii) élargissement du cadre de garantie pour accéder au refinancement de la BCEAO afin d’inclure 1 050 milliards XOF (1,8 milliard de dollars) de dette bancaire de 1 700 entreprises privées préqualifiées ; iii) mise en place, avec le système bancaire, d'un cadre pour accompagner les entreprises éprouvant des difficultés à rembourser les crédits.

Le 25 mars : D’autres mesures sont prises, notamment : i) affectation de 25 milliards de XOF (41 millions de dollars) au fonds fiduciaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), afin d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu'elle accordera aux pays éligibles pour financer les dépenses urgentes d'investissement et d'équipement ; ii) communication sur le programme spécial de refinancement des crédits bancaires accordés aux PME ; iii) négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique pour encourager son usage ; iv) bon approvisionnement en billets pour garantir un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques.

Pour promouvoir l’utilisation des outils de paiement électronique, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) propose des mesures plus flexibles pour ouvrir un service d'argent mobile et rendre les transferts d'argent électronique entre personnes gratuits.

30 avril : La Banque centrale régionale a également créé des « Bons Covid-19 » comme un moyen de lever des fonds pendant la pandémie.

Le 22 juin, la BCEAO a annoncé qu’elle avait réduit le taux des opérations d’appels d’offres de 2,5 à 2 %, et que le taux d’intérêt sur les guichets de prêts marginaux avait été ramené de 4,5 à 4 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le 27 avril, les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont déclaré une suspension temporaire du pacte de croissance et de stabilité de l’UEMOA fixant six critères de convergence, y compris la règle du maintien du déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB, pour aider les pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 en leur permettant d'augmenter temporairement les déficits budgétaires.


Le 17 juin, le Cabinet a approuvé le projet de budget révisé pour 2020 visant à atténuer les répercussions socio-économiques du COVID-19.

10 juillet : La Loi de finances complémentaire (LFC) a été révisée à la baisse pour 2020 en raison de l’impact du coronavirus sur l’économie.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 2 avril, les autorités ont annoncé leur intention de réviser le budget 2020 pour tenir compte des impacts socio-économiques de l’épidémie. Plusieurs mesures sont à l’étude, notamment : (i) la réduction des droits d’importation et de la TVA sur les produits et services hygiéniques et sanitaires essentiels pour lutter contre le COVID-19, et pour les entreprises du secteur du tourisme ; (ii) l'abaissement d’autres taux d’imposition ; (iii) le report des paiements d’impôt et l'annulation des amendes et pénalités de retard ; (iv) l'exonération de la contribution des micro-entreprises du secteur informel ; (v) la réduction de la patente au profit des entreprises du secteur du transport ; (vi) la suspension des opérations de contrôle fiscal sur place ; (vii) des dons de nourriture et une aide aux ménages et aux petites entreprises locales ; (viii) la prise en charge des factures d'eau et d’électricité, notamment par le biais d'annulation pour les groupes sociaux les plus vulnérables ; et (ix) la sécurisation des stocks de produits de grande consommation et le contrôle renforcé des prix. Un plan d’intervention d’urgence pour le secteur de la santé a été préparé.

15 mai : Il a été annoncé que des amendements et ajustements budgétaires seraient votés vers la fin du mois de mai compte tenu de l’impact du Covid-19 sur l’économie du Burkina Faso.

Le 17 juin, le Cabinet a approuvé le projet de budget révisé pour 2020 visant à atténuer les répercussions socio-économiques du COVID-19.

10 juillet : La Loi de finances complémentaire (LFC) a été révisée à la baisse pour 2020 en raison de l’impact du coronavirus sur l’économie. Les recettes escomptées ont été revues à la baisse, de 2,2 billions de FCFA (3,8 milliards de dollars, soit 27 % du PIB) à 2,04 billions de FCFA (3,55 milliards de dollars, soit 25 % du PIB). Le financement interne a également été revu à la baisse, passant de 1,8 à 1,6 billions de FCFA (de 3,1 à 2,8 milliards de dollars, soit de 22 à 20% du PIB respectivement). Les besoins de financement externe ont augmenté de 339 à 367 milliards de FCFA (de 591 à 640 millions de dollars, soit de 4,2 à 4,5% du PIB respectivement). Cette LFC SFL privilégie les dépenses de santé et les mesures de relance économique, notamment les mesures d’allégement fiscal.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
21 mai : Les autorités ont pris des mesures pour suivre de manière transparente les ressources et les dépenses liées à la pandémie, notamment en ouvrant de nouveaux comptes à la banque centrale pour les comptes liés au COVID. Un rapport périodique sur ces comptes sera produit.

6 June: L'OSC La Gouvernance Démocratique au Burkina Faso, a entamé des discussions sur le financement du COVID-19 après que certains secteurs ont reçu des allocations plus importantes que celui des soins de santé.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Fin mars : De nombreuses mesures fiscales ont été annoncées jusqu’en juin 2020, notamment l’exonération fiscale des petites entreprises, le report des pénalités pour les entreprises ayant manqué à leurs obligations fiscales, la réduction des paiements de licence et la suspension de la taxe patronale d’apprentissage pour les entreprises de transport et les hôtels.

Fin avril : Un fonds de relance économique d’un montant de 100 milliards de FCFA (164 millions de dollars) a été créé pour les entreprises affectées. Des fournitures agricoles et des aliments pour animaux ont été achetés pour soutenir la production alimentaire et pastorale, d’une valeur de 30 milliards de FCFA (49 millions de dollars).

17 juin : Les mesures envisagées ou prises dans le cadre de la révision du budget de 2020 consistent à ; (i) réduire les droits à l’importation et la TVA pour les produits et services d’hygiène et de santé essentiels à la lutte contre le COVID-19, et pour les entreprises touristiques ; (ii) réduire certains autres taux d’imposition ; (iii) retarder les paiements d’impôt et renoncer aux amendes et pénalités au titre des retards de paiement; (iv) suspendre les redevances gouvernementales facturées aux exploitants du secteur informel pour le loyer, la sécurité et le stationnement dans les marchés urbains ; (v) réduire les frais de licence des entreprises des secteurs du transport et du tourisme ; (vi) suspendre les contrôles fiscaux sur place.

7 juillet : La LFC introduit une réduction de la TVA de 18 à 10% et une couverture de 70% du salaire des travailleurs déclarés.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 mars : Jusqu’en juin 2020, le gouvernement a promis de prendre en charge les factures d’eau, certaines factures d’électricité, de réduire le coût des kits solaires pour les ménages vulnérables, et de subventionner les coûts de l’eau et de l’électricité pour les vendeurs de marché.

30 mars : Contrôle des prix des aliments de base, y compris les céréales (riz, millet, sorgho, maïs, haricots) et autres produits alimentaires (sucre, huile), mais aussi de l’essence et du gaz de cuisson.

30 mars : Un fonds de solidarité a été créé pour le secteur informel, notamment pour les femmes, en vue de renouveler les activités commerciales dans le secteur des fruits et légumes, d’une valeur de 5 milliards de FCFA (8 millions de dollars).

25 mai : Transferts d'argent aux travailleurs du secteur informel (vendeurs de fruits et légumes). Coût total de 10 millions de dollars (5 milliards de FCFA) pour aider les détaillants informels de fruits et légumes impactés par la situation, notamment les femmes.

25 mai : Transferts en nature au profit des vendeurs de marché. Cette mesure s'adresse aux personnes les plus vulnérables des marchés qui ont été fermés en raison de l'épidémie.

22 mai : L’OMS a remis au ministère de la Santé des équipements médicaux et de protection individuelle d’une valeur d’environ 70 000 USD pour aider les agents de santé qui soignent les patients, et pour contribuer à la mise en œuvre de mesures barrières dans des endroits comme les écoles lors de la réouverture.

Burundi

Tests par million
Cas confirmés
553
Taux de mortalité
1
COVID-19: besoins de financement prévus
Le 24 mars, le plan d’urgence COVID-19 a été estimé à 14,5 millions de dollars US (0,5 % du PIB). Au 1er avril 2020, l’estimation du financement requis a atteint 26 millions de dollars (environ 0,9 % du PIB). Le coût devrait augmenter rapidement avec le nombre de cas.

3 avril : Lancement du Plan opérationnel de riposte contre le COVID-19 par le ministère de la Santé publique stipulant que 27,8 millions de dollars sont nécessaires pour répondre à la crise.

30 août : Le coût du plan de riposte actualisé contre le COVID-19 a été réévalué à un total de 150 millions de dollars (soit 4,7 % du PIB) cumulativement entre 2020 et 2021. Le plan vise à renforcer le système de soins de santé, le filet de sécurité sociale et certaines parties du réseau routier en vue de faciliter l’accès aux personnes malades.

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Liens officiels sur la COVID-19
http://minisante.bi/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
15
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
8,50%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
25%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
8,50%

Financement interne et externe
Le 14 avril, la Banque mondiale a approuvé une subvention de 5 millions de dollars (0,2% du PIB) de l’Association internationale de développement pour répondre à la menace posée par le COVID-19 et renforcer la préparation des systèmes nationaux de santé publique au Burundi.

8 avril : Le Fonds central d’intervention d’urgence des Nations Unies (CERF) a mobilisé 75 millions de dollars (environ 2,5% du PIB) pour une intervention humanitaire en réponse à la pandémie de COVID-19.

Le 20 juillet, le Conseil d’administration du FMI a approuvé 7,63 millions de dollars EU (soit 0,2 % du PIB du Burundi) par le biais de son Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (CCRT).

8 septembre : Le Burundi participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 3,9 millions de dollars, soit 0,1% du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 juin : Le soutien au renforcement des chaînes d’approvisionnement et logistiques a également permis d'assurer la disponibilité des médicaments et des tests, même dans les communautés éloignées.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
3 avril : Lancement du Plan opérationnel de riposte au COVID-19 par le ministère de la Santé publique qui indique que 27,8 millions de dollars US sont nécessaires pour répondre à la crise.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
20 avril : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement s’est engagé à réaliser des audit propres au COVID-19 et à en publier les résultats.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 juin : Des mesures ont été prises pour aider des hôtels et des industries spécifiques. Les impôts dus ne seront pas prélevés pour les hôtels et les industries qui ne seront pas en mesure de les payer. Des subventions sont prévues pour aider à payer les salaires dans ces secteurs et éviter des licenciements massifs. Les salaires pour les services suspendus continueront d’être versés avec l'aide du gouvernement.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire

Cameroun

Tests par million
Cas confirmés
21570
Taux de mortalité
425
COVID-19: besoins de financement prévus
Le plan de préparation et d’intervention initial des autorités projetait que les dépenses de santé liées au COVID-19 atteindraient 25,5 milliards de FCFA (11 millions de dollars US) au cours des trois prochains mois (0,1 % du PIB).

7 mai : Cette projection est passée à 58,3 milliards de FCFA (100 millions de dollars, soit 0,44 % du PIB) au cours des trois prochains mois.

21 mai : Les estimations actualisées du Plan préparation et d’intervention COVID-19 du gouvernement camerounais sont désormais de 600 millions de dollars (soit 1,55 % du PIB).

31 août : Des estimations actualisées du plan triennal de préparation et d’intervention du Cameroun dans le cadre du COVID-19 font état d'un coût de financement total de près de 825 millions de dollars (environ 2,1 % du PIB), dont environ 750 millions (1,9 % du PIB) ont été identifiés ou mis à disposition.
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.minsante.cm/site/?q=en/epid-mie-de-coronavirus-covid---19-

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
23
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
2,95%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
70%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
2,95%

Financement interne et externe
Un fonds de solidarité a été créé à l'aide d'un capital d’amorçage de 1 milliard de CFA (1,6 million de dollars) du gouvernement.

4 mai 2020 : le Cameroun a reçu 226 millions de dollars (environ 0,6% du PIB) de la Facilité de crédit rapide du FMI.

14 avril : L’Union européenne a débloqué 11 millions d’euros pour aider le Cameroun à lutter contre la pandémie de coronavirus.

29 mai : Partenariat UE-OIM visant à mobiliser un peu plus d’un million d’euros pour atténuer l’impact du Covid-19 sur les migrants/réfugiés au Burkina Faso, au Cameroun, en Guinée-Bissau, au Nigeria et au Sénégal.

29 juin : Le gouvernement a annoncé un plan de relance économique de 97 millions de dollars (0,25 % du PIB) pour faire face au COVID-19.

24 juin : Le Cameroun a demandé 60 milliards de FCFA supplémentaires (102 millions de dollars) à la Banque mondiale.

8 septembre : Le Cameroun participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 276,1 millions de dollars, soit 0,7 % du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 24 mars 2020, la BEAC a annoncé qu’elle suspendrait ses principales opérations d’absorption sur le marché monétaire pour la semaine à venir afin de mieux évaluer l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la liquidité bancaire de la CEMAC. Toutefois, les banques ayant des besoins de financement pourront satisfaire leurs demandes au moyen du mécanisme de prêt marginal dans les conditions habituelles. D’autres mesures devraient être prises à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire prévue le 27 mars.

À partir du 25 mars, MTN Cameroun a suspendu le paiement des frais de transfert monétaires entre les comptes MTN Mobile Money. Cette mesure de suspension du paiement des frais concerne les transferts de montants allant jusqu’à 20 000 FCFA. Elle sera limitée à 3 transactions par jour, par compte, et sera valide pour une période de 30 jours. Cette mesure pourrait être revue en fonction de l’évolution de la crise sanitaire.

Le 24 juin, la CEMAC a arrêté le taux d’intérêt des appels d’offres (3,25 %), le taux de facilité de prêt marginal (5 %) et les taux de réserves (7 % sur les réserves obligatoires et 4,5 % sur les besoins à court terme).

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 avril : Pour assurer la continuité de ses services en période de crise sanitaire du coronavirus, le guichet unique des opérations du commerce extérieur (GUCE) du Cameroun a déployé des plateformes numériques et de télétravail.

30 avril : Des procédures simplifiées ont été mises en place pour la passation des marchés.

30 avril : Mise en place éminente d’un compte de provisions spécial pour recevoir et gérer toutes les ressources mises à disposition par les donateurs et l’État pour lutter contre le Covid-19.

30 avril : Mise en place éminente d'unités sectorielles dans tous les ministères pour le suivi et la gestion des fonds.

30 avril : Les fournitures médicales seront bientôt exonérées des taxes et droits de douane.

30 avril : Un budget supplémentaire est en cours d’élaboration.

Le 3 juin 2020, le Cameroun a approuvé l’exonération des droits de douane et de la taxe à l’importation pour certains articles liés à la prévention du COVID-19.

30 juin : Pour accroître l’efficacité et l’intégrité des dépenses publiques, le Gouvernement camerounais a créé le Ministère des Marchés Publics (MINMAP), le premier du genre au monde.

30 août : Un compte spécial COVID-19, consacré au financement du plan de riposte national à la pandémie, a été créé et est régi par une circulaire du ministre des Finances. La circulaire précise les modalités des mécanismes d’organisation, de fonctionnement et de suivi et d'évaluation du compte.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
30 avril : Baisse des recettes non pétrolières de 106,9 milliards de FCFA (175 millions de dollars). Baisse des recettes pétrolières de 70,5 milliards de FCFA (115 millions de dollars) par rapport à la loi de finances de 2020.

4 juin : Le président Biya a promulgué le budget. Le budget est inférieur de 11 % à ce qui avait été annoncé initialement en novembre 2019, en raison d’une baisse des recettes attribuable au COVID-19.

23 juin : L’évaluation du pays suggère que les dépenses publiques devraient être redéfinies en faveur du secteur de la santé pour lui permettre de respecter les normes internationales. Cependant, il est actuellement difficile de mobiliser davantage de ressources budgétaires pour le secteur de la santé car le Cameroun ne dispose pas d’un espace budgétaire approprié. Le pays dépend fortement du financement externe pour lutter contre les effets négatifs de la COVID-19.

25 août : Le plan triennal de préparation et d’intervention des autorités présente un coût total de financement de près de 825 millions de dollars, dont environ 750 millions de dollars ont été identifiés ou mis à disposition. Il comprend également des allégements fiscaux pour les entreprises touchées estimés à environ 200 millions de dollars. Le plan comprend cinq piliers, à savoir (i) une stratégie de santé visant à prévenir la propagation de la pandémie et à prendre soin des personnes infectées (101 millions de dollars) ; (ii) l’atténuation des répercussions économiques et financières de la pandémie (646 millions de dollars) ; (iii) l’approvisionnement en produits essentiels (9,5 millions de dollars ) ; (iv) le développement local de solutions novatrices (16,5 millions de dollars) et ; (v) la résilience sociale pour atténuer les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les personnes et les ménages vulnérables (52 millions de dollars). Pour 2020, la Loi de Finances révisée promulguée en juin 2020 affecte environ 310 millions de dollars au compte spécial COVID-19 financé à 76 % par les ressources débloquées par la suspension du service de la dette et le soutien budgétaire externe.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
20 avril : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement s’est engagé à publier les marchés publics conclus dans le cadre du COVID-19 ; à publier les renseignements sur la propriété bénéficiaire des entreprises qui obtiennent des marchés publics liés au COVID-19 ; à publier des rapports sur les dépenses liées au COVID-19 ; et à réaliser des audits propres au COVID-19 età en publier les résultats.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le 30 avril, le président a annoncé plusieurs exonérations fiscales et moratoires pour les entreprises impactées par le Covid-19 (notamment dans le secteur du tourisme et de la restauration).

30 juin : Le gouvernement prévoit des mesures d'adaptation fiscale temporaires pour les entreprises directement touchées par la crise par le biais de moratoires fiscaux et de paiements différés , notamment (i) des exonérations de la taxe de production touristique dans les secteurs de l’hôtellerie et de la restauration pour le reste de l’exercice 2020 ; (ii) exonération de la retenue d'impôt à la source pour les taxis, les motos et les petits commerçants pour le deuxième trimestre ; (iii) l’attribution d’une enveloppe spéciale de 25 milliards de FCFA (43 millions de dollars, soit 0,11 % du PIB) pour le paiement accéléré des crédits de TVA en attente de remboursement, et (iv) le report du délai de paiement des taxes foncières pour l’exercice 2020, jusqu’à fin septembre. D’autres mesures propres à la pandémie ont également été prises, notamment (i) la pleine déductibilité fiscale des donsmonétaires et en nature faits par les entreprises pour lutter contre le COVID-19 ; (ii) suspension de trois mois du paiement des frais de stationnement et de surestarie dans les ports de Douala et de Kribi pour les biens essentiels; et (iii) l’établissement d’un cadre de consultation MINFI-MINEPAT visant à atténuer la crise et à favoriser une reprise rapide de l’activité.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 mars : Les cotisations de sécurité sociale ont été reportées à une date ultérieure pendant au moins trois mois à compter de la fin avril 2020.

Le 30 avril, le président a annoncé (1) une augmentation de l’allocation/subvention familiale de 2 500 FCFA (4,11 USD) par mois à 4 500 FCFA (7,44 USD) ; (2) une augmentation des retraites de 20 % pour les personnes n'ayant pas bénéficié de la réforme des retraites de 2016 ; (3) le paiement des cotisations sociales pour le personnel des entreprises qui ne sont pas en mesure de le faire compte tenu de l’impact de Covid-19 sur leur situation économique, et ; (4) l'étalement des cotisations sociales sur 3 tranches jusqu’en juin.

1er juillet : Le plan de riposte au COVID-19 comprenait un pilier axé sur l’aide sociale visant à atténuer les répercussions de la pandémie de COVID-19 sur les personnes et les ménages vulnérables L’État a alloué 52 millions de dollars, soit 0,1% du PIB, à ce pilier pour subventionner les colis alimentaires, les masques et les soins médicaux pour les personnes en situation de vulnérabilité.

Cap-Vert

Tests par million
Cas confirmés
8198
Taux de mortalité
94
COVID-19: besoins de financement prévus
16 avril : Les mesures de santé et de protection sociale liées au COVID-19 sont estimées à 1,2 % du PIB.
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.minsaude.gov.cv/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
197
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
9,89%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
26%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
9,89%

Financement interne et externe
Le 2 avril, la Banque mondiale a approuvé un crédit de 5 millions de dollars (0,25% du PIB) de l'Association internationale de développement.

Le 24 avril, le FMI a approuvé un prêt de 32,3 millions de dollars (1,63% du PIB) au Cap-Vert, à un taux d’intérêt de 0 %, sous forme d'appui budgétaire direct.

28 avril : Le gouvernement du Cap- Vert a approuvé l’utilisation de 1,6 million d’euros (environ 0,1 % du PIB) du Fonds national d’urgence (FNE) du pays en réponse au COVID-19.

25 mai : La Banque africaine de développement approuve un prêt de 33 millions de dollars pour lutter contre le Covid-19 au Cap-Vert.

10 juin : L’UE a fourni un financement de 5 millions d’euros (0,3 % du PIB) pour aider le Cap-Vert à faire face au COVID-19.

25 juin : La Banque mondiale a approuvé un nouveau décaissement de 5 millions de dollars (0,3 % du PIB) pour aider le Cap-Vert à faire face au COVID-19.

8 septembre : Le Cap-Vert participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) de la Banque mondiale. L’espace budgétaire créé par cette DSSI s’élève à 14,9 millions de dollars, soit environ 0,7% du PIB du Cap-Vert.
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque du Cap-Vert (BCV) a approuvé un ensemble de mesures de stimulation et d’atténuation de l’impact du coronavirus sur l’économie du pays, en vertu duquel le secteur bancaire devra fournir plus de 1,4 milliard.

Le taux d’intérêt de référence a été réduit de 1,5 à 0,25% pour déclencher une riposte plus rapide et plus profonde des banques, sans compromettre ou provoquer l’insécurité dans les segments clés du financement des établissements de crédit.

Une autre mesure de stimulation a consisté à abaisser le taux de la facilité de trésorerie de prêts permanente de 3 à 0,5 %, signalant aux banques commerciales que la banque centrale fournira des fonds en cas de manque de liquidité bancaire.

Un nouvel instrument de liquidité à long terme a été introduit pour financer les banques sur des périodes allant jusqu’à trois ans, et pour fixer un taux d’intérêt intéressant de 0,75 %, pour la ligne de crédit étendue. La BCV a également annoncé une ligne de crédit pour les banques à un taux d’intérêt de 0,75%, jusqu’à 45 milliards.

Enfin, une réduction de la disponibilité de trésorerie minimale de 13 à 10 % est une autre mesure annoncée pour encourager « fortement » les banques à capitaliser la liquidité libérée pour le crédit à l’économie.

Le 10 juin, le Comité de politique monétaire a décidé de laisser le taux d’intérêt inchangé au Cap-Vert.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 juin : L’approche d’approvisionnement proposée consiste à accélérer en priorité l’approvisionnement des biens d’urgence requis, en particulier pour les phases de prévention et d’intervention, ce qui s’étend aux mesures clés suivantes : des délais de soumission plus courts, un financement rétroactif, pas de garantie de soumission, paiements anticipés, paiements directs au cas par cas.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 26 mars, compte tenu des estimations selon lesquelles les recettes pourraient être réduites de moitié en raison, principalement, d’une réduction importante du tourisme, le gouvernement a annoncé qu’il présenterait un budget révisé et établirait de nouvelles priorités pour les investissements publics pour faire en sorte que les familles aient un emploi et un revenu.

En avril, les autorités ont annoncé qu’elles réaffecteraient le budget de 76 millions de CVE (748 000 USD soit moins de 0,01% du PIB) à un plan d’urgence. Ces ressources aideront à couvrir les dépenses supplémentaires liées au personnel, à la formation et à l'équipement médical. Étant donné que le plan a été préparé avant la flambée épidémique locale, celui-ci est révisé à la hausse.

16 avril : Les autorités ont pris des mesures pour contenir les dépenses non prioritaires au regard de la baisse de perception de recettes. Elles ont réduit les dépenses liées aux déplacements, à la formation, au recrutement, aux fournitures de bureau et à la promotion dans la fonction publique. Elles ont également réduit les dépenses en capital pour les nouveaux projets financés par l'épargne intérieure qui n’ont pas encore commencé. En conséquence, et compte tenu des mesures de santé et de protection sociale liées au COVID-19 (1,2 % du PIB), les dépenses devraient augmenter de moins de 1 % du PIB.

16 avril : Les autorités prévoient de réviser le budget 2020 pour tenir compte des nouvelles priorités de dépenses et des dépenses liées au COVID-19. Le budget révisé devrait être présenté au Parlement au milieu de l'année.

31 mai : Selon le document mensuel sur les changements budgétaires publié par le ministère du Budget au Cap-Vert, l’État a réaffecté 63 millions d’escudos (environ 676 000 USD, soit 0,03 % du PIB) au ministère de la Santé. Ce financement a été réaffecté, pour l’essentiel, des budgets mensuels alloués au ministère de la Planification (réaffectation d’environ 55 millions d’escudos, soit 590 000 USD, soit environ 0,02 % du PIB) et de plus petites réaffectations provenant des services de police.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
28 mai : La Cour des comptes du Cap-Vert a présenté un plan stratégique et opérationnel à divers juges, administrateurs et employés qui, une fois finalisé, met à jour diverses pratiques comptables, réglementaires et d'établissement de rapports dans le pays (notamment à la lumière du Covid-19).

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Fin mars : Les micro, petites, moyennes et grandes entreprises et les particuliers auront accès à un moratoire qui reportera le remboursement des prêts au logement, et d'autres prêts, au 30 septembre, à condition qu’ils prouvent qu’ils n’ont pas de revenu ou que leur revenu a été considérablement affecté par cette pandémie.

Fin mars : Le gouvernement a lancé des lignes de crédit garanties par l’État de 7,6 millions de dollars pour augmenter la liquidité des entreprises durant la pandémie.

16 avril : Le soutien au secteur des entreprises se décline sous forme de garanties de prêts d’un montant d’environ 4 milliards de CVE (environ 40 millions de dollars) ; d'allégements fiscaux temporaires, y compris un calendrier de paiement flexible pour la taxe sur la valeur ajoutée et autres retenues fiscales ; de règlement accéléré des factures du gouvernement et d'annulation des cotisations auprès de la caisse de retraite pendant trois mois. Pour bénéficier de ces mesures d’allègement, les entreprises doivent démontrer une perte de revenus trimestrielle de 30 %.

7 mai : Des exonérations de TVA sur l’importation et la production locale de fournitures médicales, d’EPI, d’alcool à friction et de gel désinfectant sont entrées en vigueur.

20 mai : Les garanties de prêts au Cap-Vert, qui devaient s'élever initialement à 4 milliards de CVE (4 millions de dollars), devraient désormais atteindre 2 milliards de CVE (21 millions de dollars), réparties entre les petites, moyennes et grandes entreprises.

1 septembre : Le gouvernement du Cap-Vert a prolongé le moratoire sur les prêts hypothécaires et autres remboursements de prêts pour les PME jusqu’à fin décembre 2020, à condition que ces entreprises puissent apporter la preuve d’une perte de revenu liée à la pandémie de COVID-19.

8 septembre : Le gouvernement du Cap-Vert a également imposé un moratoire sur l’impôt sur le revenu, les particuliers des différentes tranches de revenu pouvant reporter leurs déclarations d’impôt jusqu’à la fin novembre 2020.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire

République Centrafricaine

Tests par million
Cas confirmés
4862
Taux de mortalité
62
COVID-19: besoins de financement prévus
27 milliards de FCFA (45 millions de dollars US, soit 1,9 % du PIB). Ce plan va au-delà d’un plan d’intervention immédiate et contient des mesures visant à renforcer la capacité du système de santé à faire face à de telles pandémies à l’avenir. Il vise notamment à : (i) fournir des soins médicaux aux cas confirmés ; (ii) améliorer le suivi des points d’entrée dans le pays ; et (iii) renforcer les moyens du personnel médical, des laboratoires et des hôpitaux.
Liens officiels sur la COVID-19

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
4,44
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
5,06%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
43%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
5,06%

Financement interne et externe
6,9 millions de dollars ont été fournis par le Projet de préparation et de riposte à la pandémie de COVID-19 de la Banque mondiale. Ces fonds financeront les activités liées à la préparation, au renforcement des capacités, à la coordination, à la communication, à l’engagement communautaire, à la gestion de cas et à la riposte.

La RCA figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Le 13 avril, on a annoncé que cet allégement du service de la dette s'élèverait à 4,05 millions de dollars (0,02% du PIB).

20 avril : Le FMI a accordé un crédit de 38 millions de dollars (0,2% du PIB) à la RCA au titre de son instrument de financement rapide.

23 avril : La Banque mondiale a approuvé une subvention de 7,5 millions de dollars (environ 0,04% du PIB) de l’Association internationale de développement (IDA) pour aider la République centrafricaine à répondre à la menace posée par l’épidémie de coronavirus et renforcer la préparation des systèmes de santé publique nationaux.

Le 2 juin, la Banque africaine de développement a accordé 13,55 millions de dollars pour soutenir la région de la CEMAC.r

9 juillet : En vertu de la loi de finances révisée, la RCA a affecté des fonds de donateurs supplémentaires totalisant 44 milliards de FCFA (79 millions de dollars, soit environ 3 % du PIB) à la lutte contre la pandémie.

Le 24 juillet, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 14,3 millions de dollars (0,7 % du PIB) pour aider la RCA à lutter contre le COVID-19.

Le 1 septembre, le Conseil de la Banque mondiale a approuvé un appui budgétaire de 50 millions de dollars (2,2 % du PIB) en faveur de la République centrafricaine dans le cadre de sa riposte au COVID-19.

8 septembre : La RCA participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 6,3 millions de dollars, soit 0,3 % du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 27 mars 2020, la BEAC a annoncé une série de mesures d’assouplissement monétaire comprenant une baisse du taux directeur de 25 points de base à 3,25 %, une baisse du taux de la facilité de prêt marginal de 100 points de base à 5 %, une suspension des opérations d’absorption, une augmentation des liquidités de 240 à 500 milliards de FCFA (395 à 823 millions de dollars), et un élargissement de l’éventail d'instruments privés acceptés en garantie dans le cadre d’opérations monétaires. Le MPC a également soutenu l’intention de la direction de la BEAC de proposer une réduction des marges de sécurité applicables aux instruments privés acceptés en garantie pour les opérations de refinancement, et de reporter d’un an le remboursement du capital des crédits consolidés accordés par la Banque centrale aux États membres, même si ces mesures supplémentaires éventuelles ne sont pas encore en vigueur. Le 25 mars 2020, la COBAC a informé les banques qu’elles pouvaient utiliser leurs réserves de capital de conservation de 2,5 % pour absorber les pertes liées à la pandémie, mais leur a demandé d’adopter une politique restrictive concernant la distribution des dividendes. (Achevé le 07-05- 2020).

Le 24 juin, la CEMAC a arrêté le taux d’intérêt des appels d’offres (3,25 %), le taux de facilité de prêt marginal (5 %) et les taux de réserves (7 % sur les réserves obligatoires et 4,5 % sur les besoins à court terme).

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
25 juin : Un projet de budget supplémentaire est en cours de discussion.

Le 9 juillet, la République centrafricaine a approuvé une loi de finances révisée.

2 septembre : La RCA a mis en place les mesures de dépenses suivantes pour financer les dépenses liées au COVID-19 :
1. Réaffectation des crédits budgétaires nécessitant l’approbation du Parlement
2. Redéfinition des priorité de dépenses entre les budgets annuels
3. Réductions générales des dépenses récurrentes
4. Autoriser les ministères à utiliser les économies existantes pour répondre aux besoins liés au COVID-19
5. Canaliser les fonds provenant des crédits pour éventualités dans le budget approuvé

2 septembre : La RCA a créé une ligne budgétaire spéciale pour le COVID-19 qui vise à assurer la livraison rapide des biens et services liés au COVID-19.

2 septembre : Les pratiques de gestion de trésorerie et de liquidité suivantes ont été suivies par le gouvernement de la RCA :
1. La trésorerie a été consolidée comme jamais auparavant.
2. Des ajustements ont été apportés au programme d’emprunt pour assurer le financement d'appoint
3. Des ajustements ont été apportés aux exigences relatives à la facturation et aux bons de commande.
4. Des mesures supplémentaires ont été mises en place pour apurer ou prévenir les arriérés

2 septembre : Le solde budgétaire des dépenses liées au COVID-19 est financé par la réduction et la restructuration de la dette extérieure en RCA.

2 septembre : En RCA, un plan de préparation et de riposte au COVID-19 a été établi avec un budget indicatif. Par ailleurs, un comité de suivi a été créé sous le supervision du Président de la République.

2 septembre : Un comité stratégique sur le COVID-19, coordonné par la présidence de la République, a été mis sur pied en RCA.

2 septembre : Le Ministère des Finances en RCA a assuré la continuité des activités en :
1. s’appuyant sur des réseaux virtuels pour les communications ;
2. exécutant le budget à distance.

2 septembre : La RCA a également fourni une assurance aux travailleurs de première ligne du secteur de la santé dans le pays afin de protéger la main-d’œuvre du secteur de la santé face à la pandémie.

2 septembre : Le gouvernement centrafricain a financé la production et la distribution de 10 000 000 masques fabriqués à la main à travers le pays.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
28 avril : Les autorités entendent augmenter le déficit budgétaire afin de tenir compte de l’impact financier de la pandémie. Afin de limiter le creusement du déficit qui en résultera, les autorités chercheront à réduire de près de 6 milliards de FCFA (environ 0,5 % du PIB, soit 11 millions de dollars) les dépenses non prioritaires, telles que les missions et les activités culturelles, qui sont déjà considérablement réduites dans le cadre des mesures de confinement. Elles estiment que le reste de l’impact devrait être géré de sorte à pouvoir répondre aux autres besoins considérables en matière de dépenses sociales, d’infrastructure et de sécurité.

Le Plan d’intervention pour le secteur de la santé, préparé en étroite collaboration avec l’OMS, a été annoncé et devrait s'élever à 27 milliards de FCFA (1,9 % du PIB, soit 49.5 millions de dollars). Ce plan va au-delà d’un plan de riposte immédiate et contient des mesures visant à renforcer la capacité du système de santé à faire face à de telles pandémies à l’avenir. Il vise notamment à : (i) fournir des soins médicaux aux cas confirmés ; (ii) améliorer le suivi des points d’entrée dans le pays ; et (iii) renforcer les moyens du personnel médical, des laboratoires et des hôpitaux.

9 juillet : En vertu de la loi de finances révisée, la RCA a affecté des fonds de donateurs supplémentaires totalisant 44 milliards de FCFA (79 millions de dollars, soit environ 3 % du PIB) à la lutte contre la pandémie.

31 août : Au-delà du plan de riposte initialement annoncé de 49,5 millions de dollars, un montant supplémentaire de 15 milliards de FCFA (1,25% du PIB, soit 26,5 millions de dollars) a été alloué. Sur ces 15 milliards de FCFA, 12 milliards (1 % du PIB, soit 21 millions de dollars) ont été alloués à la prévention et à la gestion de la pandémie, 2,5 milliards (4,5 millions de dollars, soit 0,21 % du PIB) ayant été alloués au soutien des PME du secteur privé, et les 0,5 milliard restants (900 000 USD, soit 0,04 % du PIB) au soutien des ménages vulnérables.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
20 avril : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement s’est engagé à procéder à des audits propres au COVID-19 et à en publier les résultats.

2 septembre : Le gouvernement de la RCA a établi des lignes budgétaires dédiées pour faciliter la surveillance des fonds destinés aux articles liés au COVID-19.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
25 juin : Des mesures fiscales spécifiques pour aider le secteur privé, telles que l’allégement fiscal ou la suspension et l’assouplissement des procédures de passation de marchés publics, sont envisagées.

1er septembre : Au 31 août, les dépenses supplémentaires du gouvernement liées au soutien des entreprises affectées par le COVID-19 s’élevaient à 4,7 millions de dollars (soit 0,2 % du PIB).
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
31 août : Les dépenses supplémentaires liées aux montants d’aide sociale et d’aide aux ménages dans le cadre du COVID-19 s'élèvent à 500 millions de FCFA (0,9 million de dollars, soit 0,04 % du PIB).

Tchad

Tests par million
Cas confirmés
1423
Taux de mortalité
96
COVID-19: besoins de financement prévus
Le 7 mai, il a été annoncé que le financement des dépenses de santé liées au COVID-19, mis en œuvre dans le cadre d’un plan d’urgence national, dépasserait les 15 milliards de FCFA estimés (24 millions de dollars US, soit 0,3 % du PIB non pétrolier) et devrait atteindre 31 milliards de FCFA (51 millions de dollars, soit 0,6 % du PIB hors pétrole).

30 août : Les dépenses du plan d’intervention en matière de santé lié à la COVID-19 ont été réévaluées à 42 milliards de FCFA (0,8 % du PIB non pétrolier, soit 76 millions de dollars).
Liens officiels sur la COVID-19
https://sante-tchad.org/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
18
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
5,90%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
61%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
5,90%

Financement interne et externe
Le 14 avril, le FMI a approuvé le décaissement de 84,12 millions de DTS (114 millions de dollars, soit 1% du PIB) au titre de sa facilité de crédit rapide.

Le Tchad figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes.

14 avril : Le montant du crédit consenti par le FMI au Tchad s’élève à 115,1 millions de dollars.

29 avril : La Banque mondiale a conclu un accord de financement avec le Tchad de 16,95 millions de dollars (soit 0,15% du PIB).

28 April: L’Union européenne a annoncé une aide supplémentaire de 194 millions d’euros pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, après s'être engagée à mobiliser 449 millions d’euros au début du mois en faveur de ces 5 mêmes pays.

Le 2 juin, la Banque africaine de développement a accordé une aide de 13,55 millions de dollars pour la région de la CEMAC et de 330 000 dollars pour le Tchad.

9 juin : La Banque africaine de développement a approuvé un financement par subvention de 20 millions de dollars en réponse à l’impact économique du COVID-19 pour la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Le 22 juillet, la Banque africaine de développement a approuvé un soutien budgétaire de 284,8 millions de dollars pour soutenir les efforts des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) dans la mise en œuvre de leurs plans de riposte à la COVID-19 et de leur reprise économique.

8 septembre : Le Tchad participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 61 millions de dollars (soit 0,5 % du PIB).
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 24 mars, la BEAC a annoncé qu’elle suspendrait ses principales opérations d’absorption sur le marché monétaire pour la semaine à venir afin de mieux évaluer l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la liquidité bancaire de la CEMAC. Toutefois, les banques ayant des besoins de financement pourront satisfaire leurs demandes au moyen du mécanisme de prêt marginal dans les conditions habituelles. D’autres mesures devraient être prises à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire prévue le 27 mars.

Le 27 mars 2020, la BEAC a annoncé une série de mesures d’assouplissement monétaire comprenant une baisse du taux directeur de 25 points de base à 3,25 %, une baisse du taux de la facilité de prêt marginal de 100 points de base à 5 %, une suspension des opérations d’absorption, une augmentation des liquidités de 240 à 500 milliards de FCFA (395 à 823 millions de dollars), et un élargissement de l’éventail d'instruments privés acceptés en garantie dans le cadre d’opérations monétaires. Le MPC a également soutenu l’intention de la direction de la BEAC de proposer une réduction des marges de sécurité applicables aux instruments privés acceptés en garantie pour les opérations de refinancement, et de reporter d’un an le remboursement du capital des crédits consolidés accordés par la Banque centrale aux États membres, même si ces mesures supplémentaires éventuelles ne sont pas encore en vigueur. Le 25 mars 2020, la COBAC a informé les banques qu’elles pouvaient utiliser leurs réserves de capital de conservation de 2,5 % pour absorber les pertes liées à la pandémie, mais leur a demandé d’adopter une politique restrictive concernant la distribution des dividendes.

Le 24 juin, la CEMAC a arrêté le taux d’intérêt des appels d’offres (3,25 %), le taux de facilité de prêt marginal (5 %) et les taux de réserves (7 % sur les réserves obligatoires et 4,5 % sur les besoins à court terme).

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
31 mai : Un comité doté de pouvoirs spéciaux lui permettant de prendre des décisions en matière d’affectation des ressources a été créé.

30 août : Le Tchad a simplifié les processus d’importation d’aliments et d’articles de nécessité, y compris d’équipement de santé, afin de lutter contre la pandémie de COVID-19, et a également exonéré de taxe ces articles.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
23 avril : Alors que la récente hausse de la masse salariale sera compensée par des réductions des biens et de services non liés à la santé et des investissements non prioritaires, les dépenses liées à la santé devraient augmenter de 0,3 % du PIB non pétrolier. En outre, les transferts et les subventions devraient augmenter de 0,2 % du PIB non pétrolier en raison des nouvelles mesures prises pour aider les ménages. L’excédent budgétaire global de 3 % se transformera désormais en un déficit de -1,5 % du PIB non pétrolier.

15 avril : Les autorités sont en train d’embaucher des agents de santé supplémentaires (plus de 1 600 agents de santé ont déjà été embauchés).

3 août : On a annoncé que l’excédent budgétaire prévu de 3 % du PIB non pétrolier en 2020 devrait désormais se transformer en un déficit de 1,7 % du PIB non pétrolier en raison de l'impact du COVID-19.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
6 août : Le gouvernement, en vertu du décret N° 0374 du 24 mars 2020, a créé un compte d'afectation spécial intitulé « Fonds spécial pour la lutte contre le coronavirus » pour tenir une comptabilité distincte pour les dépenses liées au COVID-19 et fournir des rapports distincts pour une gestion transparente.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
15 avril : Simplification du processus d’importation des denrées alimentaires et des articles de nécessité, y compris les équipements de santé, et exonérations fiscales sur ces articles.

7 mai : Pour les petites et moyennes entreprises, les autorités réduiront les frais de licence de 50 % et l'impôt forfaitaire pour 2020. De plus, les allégements fiscaux comme le report des pertes et des retards de paiement d’impôts seront également examinés au cas par cas. En outre, les arriérés intérieurs d’environ 110 milliards de FCFA (environ 183 millions de dollars) dus aux fournisseurs seront réglés.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
15 avril : Suspension temporaire du paiement des factures d’électricité et d’eau pour la consommation vitale, création d’un Fonds pour l’entrepreneuriat des jeunes (0,6 % du PIB non pétrolier) et mise en place d'un programme de distribution alimentaire (0,5 % du PIB non pétrolier) qui a déjà commencé avec l’aide des agences des Nations Unies.

15 avril : Les autorités mettront en place un fonds de solidarité pour les populations vulnérables d’un montant de 100 milliards de FCFA (166 millions de dollars).

2 mai : Des masques ont été distribués gratuitement aux personnes les plus vulnérables au Covid-19, tandis que le reste de la population a pu se procurer des masques à des taux subventionnés.

11 mai : L’Assemblée nationale a adopté une nouvelle loi qui établissant un Fonds pour l’entrepreneuriat des jeunes (0,6 % du PIB non pétrolier).

30 août : Le programme national de distribution alimentaire a été renforcé par environ 0,5 % du PIB non pétrolier pour faciliter la distribution de colis alimentaires aux ménages vulnérables dans le contexte du COVID-19.

Comores

Tests par million
Cas confirmés
517
Taux de mortalité
7
COVID-19: besoins de financement prévus
7 mai : Les autorités ont élaboré un plan pour minimiser le risque de pandémie, en s’appuyant sur les recommandations de l’OMS. Le coût du plan est estimé à 2,2 millions de dollars US (soit 0,2% du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
https://stopcoronavirus.km/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
17
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
3,63%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
73%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
3,63%

Financement interne et externe
Les Comores figurent dans la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a offert un allègement du service de la dette par le biais du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, ce qui s'est traduit par un allégement de dette de 1,33 million de dollars (0,01% du PIB).

22 avril : Le FMI a approuvé l’accès des Comores à un crédit rapide de 4,05 millions de dollars (0,03% du PIB), et à des instruments de financement rapide de 8,08 millions de dollars (0,06% du PIB).

Mars : Le PNUD a contribué à hauteur de 10 millions de dollars à la lutte contre la pandémie de COVID-19. 567 000 USD de cette contribution ont été réaffectés à des projets existants.

Le 30 juin, la Banque africaine de développement a approuvé un montant de 9,52 millions de dollars pour améliorer la coordination de la riposte au COVID-19 dans l’Est et la Corne de l’Afrique, et aux Comores.

Le 6 août, la Banque mondiale a approuvé un financement supplémentaire de 5 millions de dollars (0,6 % du PIB) pour renforcer les systèmes de santé aux Comores en réponse à la COVID-19.

8 septembre : Les Comores participent à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire pouvant être créé par la DSSI est de 2,3 millions de dollars, soit 0,3% du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
La banque centrale a ramené les réserves obligatoires à 10 %. Les autorités ont également annoncé une restructuration des prêts commerciaux et le gel des taux d’intérêt de certains prêts commerciaux.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
31 mars : Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une
disponibilité et un accès durables à des médicaments et à des produits de santé essentiels abordables et efficaces, et les États membres sont encouragés à utiliser ce mécanisme pour l'achat des fournitures nécessaires à la prévention, au traitement et à la lutte contre le
COVID-19 et toute autre épidémie.

31 mai : Un comité doté de pouvoirs spéciaux lui permettant de prendre des décisions en matière d’affectation des ressources a été créé.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
7 mai : Les autorités entendent augmenter les dépenses de santé à hauteur de 2 % du PIB (entraînant ainsi une augmentation des dépenses courantes).
Transparence, obligation de rendre compte et participation
22 avril : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement s’est engagé à valider la fourniture des produits et des services ; à publier les noms des entreprises ayant obtenu des contrats ; à publier les renseignements sur la propriété bénéficiaire des entreprises qui reçoivent des contrats d’approvisionnement liés au COVID-19 ; à publier les rapports de dépenses liées au COVID-19 ; à réaliser des audits propres au COVID-19 et à en publier les résultats.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 avril : Réduction de 30 % des taxes à l’importation sur les produits alimentaires, les médicaments et les produits d’hygiène.

7 mai : Les autorités ont reporté les délais des déclarations de revenus de mai à juillet.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 avril : Le gouvernement a annoncé la création d'un fonds pour aider les employés associés aux opérations aéroportuaires.

7 mai : Les autorités entendent fournir une allocation de soutien du revenu aux travailleurs des entreprises publiques dont les heures de travail ont été réduites (à un coût de 0,1 % du PIB, qui devra être compensé ailleurs, dans les dépenses courantes, par exemple par le biais de restrictions à l’embauche dans la fonction publique). Dans la mesure du possible et dans les limites des contraintes de financement et de mise en œuvre, les autorités peuvent également apporter une aide aux pauvres par le biais de transferts monétaires directs (non comptabilisés dans les projections car cette mesure n’est pas encore entérinée). Si cela est impossible en raison des contraintes de mise en œuvre, les autorités peuvent à la place aider les communautés pauvres en instaurant la gratuité de l’approvisionnement en eau ou en électricité.

4 juin : Afin d’aider l’État, des experts techniques de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sont arrivés aux Comores pour aider le pays à faire face au COVID-19.L’équipe d’experts composée d’épidémiologistes, d’experts de laboratoire, de pneumologues, entre autres, soutiendra les techniciens comoriens dans leurs efforts de lutte contre le virus.

30 juin : Le gouvernement annonce un fonds pour aider les employés associés aux opérations aéroportuaires.

Côte d'Ivoire

Tests par million
Cas confirmés
20405
Taux de mortalité
121
COVID-19: besoins de financement prévus
Un plan d’intervention sanitaire de 99 milliards de FCFA (163 millions de dollars US, soit 0,4% du PIB) a été adopté pour briser la chaîne de transmission de la maladie, garantir les meilleurs soins pour les malades, isoler et suivre les personnes qui ont été en contact avec ces patients et poursuivre les efforts pour assurer la sécurité des populations. Un programme d’appui économique, social et humanitaire, estimé à 1 700 milliards de FCFA (2 milliards de dollars), soit environ 5 % du PIB, sera également mis en œuvre.

31 août : Selon des estimations actualisées, le plan de réponse au COVID-19 devrait désormais coûter 3,4 % du PIB (soit environ 2,1 milliards de dollars) pour la seule année 2020.
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.gouv.ci/_grandossier.php?recordID=222

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
42
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
4,88%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
40%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
4,88%

Financement interne et externe
17 avril : le FMI a également approuvé des instruments de crédit rapide et de financement rapide en faveur de la Côte d'Ivoire de 295,4 et 590,8 millions de dollars (0,69 et 1,37%du PIB) respectivement.

Le 5 mai, la Banque mondiale et le gouvernement de la Côte d’Ivoire ont signé un accord de crédit de 35 millions de dollars (moins de 0,01% du PIB) consenti par l’Association internationale de développement (IDA)* pour intensifier les efforts de lutte contre la pandémie de COVID-19 (coronavirus) dans le pays, qui s'ajoute aux 40 millions de dollars mobilisés au titre de la Composante d'intervention d'urgence conditionnelle (CERC) du Projet d'achat stratégique et d'alignement des ressources et des connaissances en santé, portant désormais à 75 millions de dollars le montant total alloué par la Banque mondiale au profit de la Côte d’Ivoire pour faire face aux mesures d’urgence dans la lutte contre le COVID-19.million.

9 juin : La Banque africaine de développement a approuvé un financement par subvention de 88,8 millions de dollars (environ 0,2 % du PIB) au profit de la Côte d’Ivoire en réponse à l’impact économique du COVID.

14 juin : 75 millions d’euros approuvés par la Banque africaine de développement dans le cadre des programmes d’aide d’urgence liés au COVID-19.

10 septembre : La Côte d’Ivoire participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 232,1 millions de dollars, soit 0,5 % du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 21 mars, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé les mesures suivantes : i) 340 milliards de XOF (589 millions de dollars) de liquidités supplémentaires mises à la disposition des banques par le biais d'adjudications hebdomadaires et mensuelles à hauteur de 4 750 milliards de XOF (8,2 milliards de dollars) ; ii) élargissement du cadre de garantie pour accéder au refinancement de la BCEAO afin d’inclure 1 050 milliards XOF ( 1,8 milliard de dollars) de dette bancaire de 1 700 entreprises privées préqualifiées ; iii) mise en place, avec le système bancaire, d'un cadre pour accompagner les entreprises éprouvant des difficultés à rembourser les crédits.

Le 25 mars : D’autres mesures sont prises, notamment : i) affectation de 25 milliards de XOF au fonds fiduciaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), afin d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu'elle accordera aux pays éligibles pour financer les dépenses urgentes d'investissement et d'équipement ; ii) communication sur le programme spécial de refinancement des crédits bancaires accordés aux PME ; iii) négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique pour encourager son usage ; iv) bon approvisionnement en billets pour garantir un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques.

Pour promouvoir l’utilisation des outils de paiement électronique, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) propose des mesures plus flexibles pour ouvrir un service d'argent mobile et rendre les transferts d'argent électronique entre personnes gratuits.

7 mai : En outre, la BCEAO a lancé un guichet spécial de refinancement de 3 mois à un taux fixe de 2,5 % pour des montants limités de « bons Covid-19 » de 3 mois qui seront émis par chaque membre souverain de l’UEMOA pour aider à répondre aux besoins de financement liés à la pandémie actuelle.

Le 22 juin, la BCEAO a annoncé qu’elle avait réduit le taux des opérations d’appels d’offres de 2,5 à 2 %, et que le taux d’intérêt sur les guichets de prêts marginaux avait été ramené de 4,5 à 4 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Exonération des droits et taxes à l’importation sur les équipements et le matériel de santé et autres intrants de santé utilisés dans la lutte contre le COVID-19.

Le 27 avril, les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont déclaré une suspension temporaire du pacte de croissance et de stabilité de l’UEMOA fixant six critères de convergence, y compris la règle du maintien du déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB, pour aider les pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 en leur permettant d'augmenter temporairement les déficits budgétaires.

6 mai : Annulation des pénalités de retard à payer par les titulaires de marchés publics, du 6 avril au 6 juillet 2020, afin d’aider les entreprises à préserver leur outil de production et leurs emplois.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Un fonds spécial a été créé pour financer la réponse sanitaire, auquel le gouvernement a contribué à hauteur de 25 milliards de FCFA.
Transparence, obligation de rendre compte et participation

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 avril : Les contrôles fiscaux sont suspendus pour une période de trois mois. Les pénalités de retard dans l’exécution des marchés publics et des commandes avec l’État ont été suspendues.

Le 31 mars, le gouvernement a annoncé qu’il apporterait une aide aux secteurs et aux entreprises durement touchés, et qu’il soutiendrait les entités publiques des secteurs des transports et des ports afin d’assurer la continuité des chaînes d’approvisionnement. À cet égard, les autorités ont créé 4 fonds spéciaux qui seront utilisés sur une période de 2 ans, à savoir le Fonds national de solidarité de 170 milliards de FCFA (0,5 % du PIB), le Fonds d’appui aux acteurs du secteur informel de 100 milliards de FCFA (0,3 % du PIB), le Fonds d’appui aux petites et moyennes entreprises de 150 milliards de FCFA (0,4 % du PIB) et le Fonds d’appui aux grandes entreprises de 100 milliards de FCFA (0,3 % du PIB). Il apportera également un soutien financier au secteur agricole de 300 milliards de FCFA (0,8 % du PIB), dont 250 milliards pour la noix de cajou, le coton, le caoutchouc, le palmier à huile, le cacao et le café, et 50 milliards pour la production alimentaire, végétale et fruitière.

30 avril : L’impôt sur le revenu des sociétés, les prélèvements et les charges sociales seront reportés de trois mois pour les entreprises affectées. Les frais de licence de transport seront réduits de 25%. Les crédits de TVA seront remboursés dans un délai de deux semaines.

6 mai : Le Conseil a adopté une ordonnance annulant les pénalités à payer au titre des retard d'exécution des marchés publics et autres commandes de l’État, du 6 avril au 6 juillet 2020, afin d’aider les entreprises à sauvegarder leur outil de production et les emplois.

9 avril : création de deux fonds : un fonds d’appui aux grandes entreprises (100 milliards de XOF = 170 millions de dollars) et un fonds d’appui aux PME (150 milliards de XOF = 254 millions de dollars).

9 avril : Création d’un fonds spécifique d'un montant de 100 milliards de XOF (170 millions de dollars) pour soutenir les entreprises du secteur informel touchées par la crise.

6 mai : Annulation des pénalités de retard à payer par les titulaires de marchés publics, du 6 avril au 6 juillet 2020, afin d’aider les entreprises à préserver leur outil de production et leurs emplois.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 mars : Les délais de paiement des factures d’électricité et d’eau ont été reportés et des facilités de paiement seront proposées. Les factures d'eau et d’électricité des ménages les plus pauvres seront pises en charge.

Le 31 mars, le gouvernement a annoncé un ensemble de mesures économiques visant à soutenir le revenu des segments les plus vulnérables de la population par le biais d’un soutien aux intrants agricoles et d’un élargissement des transferts monétaires.

10 juin : Au total, 72 498 bénéficiaires, soit 40,9 % de l’objectif des 177 198 ménages vulnérables visés par la phase transitoire, ont bénéficié de l’aide du FSS.

Djibouti

Tests par million
5421
Cas confirmés
5528
Taux de mortalité
61
COVID-19: besoins de financement prévus
21 mai : Des dépenses de santé et autres dépenses prioritaires d’environ 75 millions de dollars US (2,4 % du PIB) seront nécessaires pour faire face aux conséquences sanitaires, économiques et sociales du COVID-19.
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.presidence.dj/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
56
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
3,10%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
26%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
3,10%

Financement interne et externe
Un Fonds d’urgence et de solidarité COVID-19 a été créé pour prendre en charge les soins prodigués aux patients et l’achat de matériel médical. Il servira également d’organe national de solidarité financière pour les composantes démographiques les plus vulnérables et les personnes travaillant dans le secteur privé. Un milliard de francs djiboutiens (1,7 millions de dollars, soit moins de 0,01% du PIB) ont été injectés par le gouvernement auxquels viendront s'ajouter des fonds de partenaires internationaux et des fonds budgétisés réaffectés. Ce fonds est également ouvert aux dons de bienveillance et aura son compte principal à la Banque centrale ainsi que des comptes secondaires dans divers établissements bancaires.

2 avril : La Banque mondiale a approuvé un crédit de 5 millions de dollars (0,01% du PIB) à Djibouti par l’intermédiaire de l’Association internationale de développement.

8 mai : Le FMI a approuvé le décaissement de 43,4 millions de dollars en faveur de Djibouti au titre de sa facilité de crédit rapide. Le FMI a également offert un allégement de la dette de 2,3 millions de dollars (moins de 0,01% du PIB) au titre de son Fonds fiduciaire d'assistance et de riposte aux catastrophes.

17 mai : L’Union européenne octroie 500 000 euros (soit moins de 0,01% du PIB) à Djibouti pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

24 juillet : La Banque africaine de développement a approuvé un financement par subventon de 41,2 millions de dollars (1,3 % du PIB) au profit de Djibouti en réponse à l'impact économique du COVID-19.

8 septembre : Djibouti participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 59,2 millions de dollars, soit 1,6% du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
7 mai : L’analyse du secteur financier a été intensifiée pour permettre à la Banque centrale d'adopter la bonne riposte en matière de politique monétaire.

Pour répondre aux besoins urgents de la balance des paiements, les autorités ont demandé un soutien au titre du guichet « chocs exogènes » de la facilité de crédit rapide (FCR) d'un montant de 100 % de la quaote-part (31,8 millions de DTS) à affecter au budget pour aider à financer les dépenses de santé liées à la pandémie et d’autres dépenses prioritaires. Elles ont également demandé un allégement de la dette dans le cadre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes (CCRT) pour les montants dus au Fonds au cours de la période de 24 mois allant jusqu’au 13 avril 2022 (6,03 millions de SDR), sous réserve des ressources disponibles.Le personnel appuie ces demandes. Les autorités sollicitent également un financement supplémentaire auprès d’autres partenaires.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
21 mai : Le gouvernement a augmenté les dépenses de santé et autres dépenses d’urgence pour soutenir les familles et les entreprises touchées par l’épidémie (2,4 % du PIB). Les dépenses supplémentaires sont principalement assurées par le biais de programmes existants. Une réduction des dépenses en capital totalisant 0,9 % du PIB a été enregistrée par rapport au budget initial.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
4 mai : Les autorités s’engagent à procéder à un audit ex post des dépenses COVID-19 et à les soumettre à une divulgation publique stricte, notamment en publiant les grands marchés publics (supérieurs à 100 000 USD) et la propriété bénéficiaire de certaines entreprises sur le site du ministère du Budget et à commander un audit ex-post indépendant des dépenses liées au COVID-19 dans environ un an, et à en publier les résultats.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
15 avril : Le Fonds d’urgence et de solidarité soutiendra le secteur privé.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
15 avril : Le Fonds d’urgence et de solidarité soutiendra les personnes vulnérables.

Egypte

Tests par million
244
Cas confirmés
106230
Taux de mortalité
6176
COVID-19: besoins de financement prévus
20 mai : Le gouvernement a récemment annoncé un milliard d'EGP (63,5 millions de dollars, soit 0,03% du PIB) de financement supplémentaire pour ses services de santé et a pris plusieurs mesures visant à accroître la capacité du pays à absorber l’augmentation soudaine du nombre de patients critiques que l’épidémie pourrait entraîner.
Liens officiels sur la COVID-19

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
151
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
4,22%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
62%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
4,22%

Financement interne et externe
Le gouvernement a annoncé des politiques de relance dans le montage financer de 6,4 milliards de dollars (100 milliards d'EGP, soit 2 % du PIB) pour atténuer l’impact économique du COVID-19.

Le 22 mars, le gouvernement a annoncé qu’il débloquerait 1,27 milliard de dollars (environ 0,5% du PIB) pour soutenir la bourse.

Le 20 mars, la Banque mondiale a activé la Composante d'intervention d'urgence conditionnelle (CERC) dans le cadre du « Projet de transformation du système de santé de l’Égypte ». 7,9 millions de dollars (moins de 0,01% du PIB) ont été mobilisés pour financer les activités d’intervention d’urgence liées à l’épidémie de COVID-19 en Égypte.

11 mai : Le FMI a approuvé le décaissement de 2,8 milliards de dollars (1,2% du PIB) en faveur de l'Égypte au titre de son instrument de financement rapide.

Le 25 mai, la Banque africaine de développement a approuvé une subvention d'aide d'urgence de 500 000 USD (moins de 0,01% du PIB) en faveur de l’Égypte pour apporter une aide alimentaire et contribuer au rétablissement des moyens de subsistance des populations vulnérables gravement touchées par le COVID 19.

19 mai : Les importantes sorties de capitaux ont entraîné un prélèvement sur les réserves pour éviter une volatilité excessive des taux de change en raison de la forte turbulence des marchés financiers.

11 mai : Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la demande d’aide financière d’urgence de l’Égypte de 2,037 millions de DTS (2, 77 milliards de dollars, soit 100 % de la quote-part) au titre de l’instrument de financement rapide (RFI) pour répondre aux besoins urgents de la balance des paiements découlant de la flambée épidémique du COVID-19.

27 juin : Le FMI approuve un prêt de 5,2 milliards de dollars (soit 2,1 % du PIB) en faveur de l’Égypte dans le cadre d’un accord de confirmation (SBA) de 12 mois pour la lutte contre le COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
La banque centrale a réduit le taux directeur de 300 points de base (3 %).

Le taux d’intérêt préférentiel sur les prêts aux PME, à l’industrie, au tourisme et au logement pour les familles à faible revenu et de classe moyenne a été ramené de 10 à 8 %.

La limite des paiements électroniques par téléphone mobile a été augmentée à 30 000 EGP/jour (1 900 USD) et 100 000 EGP/mois (6 334 USD) pour les particuliers, et à 40 000 EGP/jour (2 540 USD) et 200 000 EGP/par semaine (12 668 USD) pour les sociétés.

Une nouvelle initiative d’allégement de la dette pour les personnes susceptibles d'être en défaut de paiement a également été annoncée sous la forme d'une exonération des intérêts marginaux sur les dettes inférieures à 1 million d'EGP (64 200 USD) si les clients effectuent un paiement de 50 %.

Les règlements émis l’an dernier obligeant les banques à obtenir des informations détaillées sur les emprunteurs ont été assouplis.

La banque centrale a également lancé un programme d’achat d'actions de 20 milliards d’EGP (1,3 million de dollars).

14 mai : Les sorties de capitaux du pays ont provoqué une grande volatilité des taux de change. Pour y remédier, la banque centrale du pays a prélevé des réserves de change afin de soutenir le taux de change.

Le 14 mai, il a été annoncé que tous les taux directeurs de la banque centrale resteraient inchangés compte tenu de la modification importante de ses taux directeurs en mars.

30 juin : La banque centrale égyptienne a indiqué que la croissance annuelle de la masse monétaire M2 s’est accélérée pour passer à 17,24% en mai. La masse monétaire s’élevait à 4,45 billions de livres égyptiennes (276,6 milliards de dollars). La croissance annuelle de la masse monétaire en avril était de 15,62 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
18 juin : Selon le ministre des Finances Mohamed Maait, le déficit budgétaire de l’Égypte a atteint 6,3 % et devrait passer à 7,5 % en raison de la pandémie de coronavirus (COVID-19) actuelle.

30 juin : Les commissions sur les achats d’équipement médical et de médicaments utilisés pour traiter le COVID-19 ont été annulées, et tous les ministères établiront un plan de rationnement des dépenses pour compenser les répercussions économiques de la pandémie.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Pour soutenir le secteur des soins de santé, 3,8 milliards d’EGP ont été mobilisés pour assurer l'approvisionnement en fournitures médicales urgentes et nécessaires, et verser des primes au personnel médical travaillant dans les hôpitaux de quarantaine et les laboratoires.

Le gouvernement a annoncé des politiques de relance dans le montage financer de 6,4 milliards de dollars (100 milliards d'EGP, soit 2 % du PIB) pour atténuer l’impact économique du COVID-19.

Le 22 mars, le gouvernement a annoncé qu’il débloquerait 1,27 milliard de dollars pour soutenir la bourse.

Le 7 mai, le ministre égyptien des Finances a déclaré que le budget pour le nouvel exercice financier allouerait un montant supplémentaire de 6,35 millions de dollars pour augmenter les salaires et les retraites à la lumière de l’impact économique du Covid-19.

18 juin : Selon le ministre des Finances Mohamed Maait, le déficit budgétaire de l’Égypte a atteint 6,3 % et devrait passer à 7,5 % en raison de la pandémie de coronavirus (COVID-19) actuelle.

27 juin : Les employés du gouvernement recevront une augmentation annuelle de 7 à 12 % pour un coût total de 1,8 million de dollars.
Transparence, obligation de rendre compte et participation

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 avril : Le moratoire sur la taxe sur les terres agricoles est prolongé de 2 ans.

30 avril : Réduction du droit de timbre sur les transactions et de l’impôt sur les dividendes.

30 avril : L’impôt sur les gains en capital a été reporté jusqu’à nouvel ordre.

30 avril : La retenue d’impôt sur les distributions de dividendes effectuées par les sociétés cotées à la bourse égyptienne a été réduite de 10 à 5% en Égypte.

30 avril : Des allègements fiscaux pour les entreprises industrielles et touristiques ont été entérinés.

30 avril : Réduction du coût de l’électricité et du gaz naturel pour les industries.

30 avril : Dans le cadre du plan de relance de 100 milliards d’EGP (6,3 millions de dollars), 50 milliards d’EGP (3,2 millions de dollars) ont été annoncés pour le secteur du tourisme.

30 avril : La suspension des listes noires de cote de crédit pour les clients irréguliers et la renonciation aux procédures judiciaires pour les clients en défaut ont été annoncées.

30 avril : Les particuliers qui soumettent leur déclaration de revenus en ligne seront exonérés des frais d’abonnement au portail de déclaration de revenus en ligne.

8 septembre : Un impôt Corona de 1% a été prélevé sur tous les salaires des secteurs public et privé et de 0,5% sur les pensions de l’Etat. Le produit de la taxe Corona sera destiné aux secteurs et aux PME les plus touchés par la pandémie. Un allégement de l’impôt foncier a été accordé aux secteurs de l’industrie et du tourisme ;et le versement des subventions aux exportateurs a été augmenté, alors qu'une réduction du prix du carburant a été annoncée pour le secteur de l’aviation.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
15 avril : Les retraites ont été augmentées de 14 %.

15 avril : Une initiative de soutien ciblé en faveur des travailleurs irréguliers dans les secteurs les plus durement touchés a été annoncée sous forme d'une subvention mensuelle 500 EGP (32 USD) versée pendant 3 mois.

7 mai : Pour soutenir les professionnels de la santé, y compris les docteurs travaillant dans les hôpitaux universitaires, une indemnité de salaire de 75 % a été annoncée.

Une nouvelle initiative d’allégement de la dette pour les personnes susceptibles d'être en défaut de paiement a également été annoncée sous la forme d'une exonération des intérêts marginaux sur les dettes inférieures à 1 million d'EGP (64 200 USD) si les clients effectuent un paiement de 50 %.

7 mai : Le ministère de la Solidarité sociale prévoit d’ajouter 60 000 familles aux programmes Takaful et Karama ; en outre, on prévoit d'augmenter le paiement des femmes leaders dans les zones rurales (900 EGP par mois (57 USD) au lieu de 350 EGP (22 USD).

8 septembre : Une initiative de dépenses de consommation de près de 10 milliards d’EGP (633 millions dollars, soit 0,25 % du PIB) a été lancée pour offrir aux citoyens des prêts à faible taux sur deux ans pour payer des biens de consommation réduits de 10 à 25 % et subventionner les cartes de rationnement. Un nouveau fonds de garantie de 2 milliards d'EGP (127 millions de dollars, soit 0,05% du PIB) a été constitué pour garantir les prêts hypothécaires et les prêts à la consommation consentis par les banques et les sociétés de financement à la consommation.

Guinée Équatoriale

Tests par million
609
Cas confirmés
5074
Taux de mortalité
83
COVID-19: besoins de financement prévus
30 avril : Le gouvernement a entamé des discussions sur le Plan national d’intervention d’urgence Covid-19. Selon les estimations, ce plan devrait coûter 5 milliards de XAF (8,5 millions de dollars, soit 0.06 % du PIB).

31 août : Un vaste programme de dépenses de santé d’urgence (1 % du PIB ou 130 millions de dollars) a été proposé en Guinée équatoriale et vise à améliorer l'état de préparation des hôpitaux face à la transmission locale du COVID-19.
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.guineaecuatorialpress.com/buscador.php?cat=10005

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
197
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
2,59%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
73%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
2,59%

Financement interne et externe
L’accent sera mis sur le renforcement de l’administration fiscale.

Les parkings des aéroports de Malabo et Bata devraient être nationalisés.

Les sociétés pétrolières et gazières sont tenues de payer l'impôt sur les sociétés (CIT) pour 2019 d’ici la fin avril. Le MMH et le MFEP ont été chargés de mener les négociations.

LE FONDS D’URGENCE NATIONAL COVID-19 est créé pour lever des fonds économiques et financiers afin de lutter contre la propagation de la pandémie de coronavirus en République de Guinée équatoriale. Le gouvernement s’est engagé à contribuer à hauteur de 10 millions de dollars au fonds spécial d’urgence. Des comptes seront ouverts dans les banques nationales pour recevoir les contributions volontaires au Fonds national d’urgence COVID-19. Toute autre aide provenant de sources externes - gouvernements de pays, amis, institutions économiques et organisations humanitaires - sera également versée au Fonds.

Avril : le PNUD a élaboré un programme d'aide à la Guinée équatoriale de 650 000 USD (moins de 0.0 1% du PIB).

28 mai : L’UNICEF a entamé le processus de mobilisation d'un financement de 1,6 million de dollars en faveur de la Guinée équatoriale (0.01 % du PIB).
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 24 mars 2020, la BEAC a annoncé qu’elle suspendrait ses principales opérations d’absorption sur le marché monétaire pour la semaine à venir afin de mieux évaluer l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la liquidité bancaire de la CEMAC. Toutefois, les banques ayant des besoins de financement pourront satisfaire leurs demandes au moyen du mécanisme de prêt marginal dans les conditions habituelles. D’autres mesures devraient être prises à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire prévue le 27 mars.

Le 24 juin, la CEMAC a arrêté le taux d’intérêt des appels d’offres (3,25 %), le taux de facilité de prêt marginal (5 %) et les taux de réserves (7 % sur les réserves obligatoires et 4,5 % sur les besoins à court terme).

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Mise en place d’une unité spéciale pour la promotion des contrats de partenariat public-privé (PPP) dans les services publics de base tels que l’eau, l’assainissement, l’électricité et la communication.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 31 mars, le décret no 43/2020 a été adopté pour financer le budget général de l’État et atténuer les effets du COVID-19 sur l’activité économique et les populations vulnérables. Il assure le financement du budget 2020/21 par des financements bilatéraux et multilatéraux, et la rationalisation des dépenses publiques et le ralentissement de l’exécution des dépenses non prioritaires. Le décret assure le financement du Plan de Renforcement du Système National de Santé Publique. Le budget 2020 sera ajusté afin d'accorder la priorité aux ministères les plus touchés, notamment la santé, les affaires sociales, l’aviation civile et la sécurité nationale. Le gouvernement reportera les dépenses d’investissement public au deuxième semestre de l’exercice financier pour éviter l’accumulation d’arriérés.

En mars, le gouvernement a déployé un plan initial de dépenses de santé (0,07 % du PIB) axé principalement sur la prévention. En avril, le gouvernement a augmenté les dépenses de santé d’urgence (0,3 % du PIB), principalement pour aider les hôpitaux à mieux faire face à la transmission locale.

30 août : Le gouvernement de Guinée équatoriale a reporté l’exécution des dépenses en capital non prioritaires, en identifiant des économies sur les dépenses courantes non salariales, en exhortant les entreprises publiques à réduire les dépenses de personnel et en poursuivant la mise en œuvre de plans visant à renforcer l’administration fiscale dans le pays.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
Le 21 mai, un conseil interministériel s’est réuni pour discuter de l’adoption du « Projet de loi sur la prévention et la lutte contre la corruption». Dans ce document, plusieurs ministères ont proposé des modifications réglementaires et structurelles qui amélioreraient la transparence dans le pays, notamment de l’information financière, surtout dans le contexte du Covid-19.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le délai de paiement de l’impôt minimum sur le revenu (MIT) pour l’année 2020 est prolongé jusqu’en juin.
La période de paiement volontaire au titre de la liquidation résultant de l’impôt sur le revenu des sociétés pour l’année 2019 est prolongée jusqu’en juillet.
Le MIT est également réduit de 3 à 1,5% pour l’année 2020, jusqu’au 30 septembre 2020.

Le décret n° 43/2020 offre également des mesures d'incitation non fiscales aux PME du secteur non pétrolier, y compris la réduction des paiements d’électricité et d'Internet.

Les dons au titre du Fonds de garantie partielle en faveur des PME touchées seront augmentés d’un milliard de XAF (1,64 million de dollars).

Les entreprises de distribution alimentaire et toutes les entreprises qui embauchent de nouveaux employés pour renforcer leur main-d’œuvre en vue de répondre aux normes établies par les autorités sanitaires recevront une prime de 100% au titre des cotisations sociales jusqu’au 30 septembre 2020.

7 mai : Dans le contexte du Covid-19, les factures d'électricité des PME et des ménages ont été réduites. bills

31 août : Le gouvernement a suspendu les changements de taux d’imposition et a retardé les délais de paiement des impôts pour les petites et moyennes entreprises, tout en réduisant les factures d’électricité des entreprises touchées par la crise du COVID-19.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
7 mai : Le décret n° 43/2020 assure le financement du programme de garanties sociales de base. Ce programme garantit : (I) les aliments de base et les produits de première nécessité pour les ménages identifiés, (II) des trousses d’hygiène de base personnelles et domestiques pour les groupes identifiés ; (III) un soutien social sous forme de counseling et de soutien psychologique et sanitaire. Le régime d’assistance sociale comprend également des mesures visant à assurer la continuité de scolaire.

7 mai : Dans le contexte du Covid-19, les factures d'électricité des PME et des ménages ont été réduites.

28 mai : Le gouvernement de la Guinée équatoriale, avec l’aide de l’UNICEF, a commencé à distribuer des aliments de base et des trousses d’hygiène personnelle aux familles vulnérables, dans l’espoir d’atteindre 12 000 familles.

Le 25 juin, la présidence a distribué 4 millions de masques individuels à travers le pays.

31 août : Un régime d’aide sociale (0,3 % du PIB, soit environ 40 millions de dollars) a été approuvé et mis en place pour les plus vulnérables et sera progressivement étendu à environ 15 % de la population de la Guinée équatoriale.

Érythrée

Tests par million
Cas confirmés
461
Taux de mortalité
COVID-19: besoins de financement prévus
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.shabait.com/home

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
16
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
2,92%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
59%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
2,92%

Financement interne et externe
Le 3 avril, il a été annoncé que les membres de l’Assemblée de la région centrale contribueraient à hauteur d'un mois de salaire aux efforts visant à freiner la propagation du Covid-19.

6 avril : L’Érythrée a sollicité de manière proactive 450 000 USD auprès de l’Organisation internationale des Nations Unies pour les migrations dans le but de financer son plan de préparation au COVID-19.

Des ressortissants érythréens de la diaspora offrent un soutien financier pour contenir la propagation du coronavirus par le biais de leurs ambassades. Les contributions sont publiées sur http://www.shabait.com/home.


2 juin : La contribution des ressortissants nationaux au Fonds national de lutte contre la pandémie de COVID-19 se poursuit. Les associations coopératives et les institutions religieuses ont contribué à hauteur de 63 808 Nakfa (4 266 USD). De même, les petites entreprises des régions de Gash Barka, du nord de la mer Rouge et du centre ont contribué à hauteur de 193 543 Nakfa (13 000 USD). 20 particuliers ont également contribué à hauteur de 132 000 deNakfa (8 800 USD).
Mesures monétaires et macrofinancières

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Transparence, obligation de rendre compte et participation
Les contributions au fonds de solidarité sont publiées sur http://www.shabait.com/home.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Plusieurs organisations et ministères ont apporté un financement supplémentaire pour soutenir les secteurs économiquement vulnérables.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
6 avril : L'intervention face au COVID-19 implique la coordination avec le ministère de la Santé de la riposte au COVID-19 menée par l'intermédiaire de l'initiative « Unis dans l'action » de l'ONU. Des EPI et du matériel de dépistage ont été achetés et livrés, y compris 100 lunettes de sécurité, 300 tabliers chirurgicaux en plastique (jetables), 100 paquets de couvre-chaussures jetables, 30 thermomètres infrarouges (sans contact), 300 charlottes jetables et 100 blouses de protection individuelle..

6 juin : Le gouvernement a interdit les licenciements et reporté le paiement des factures de services publics.

Éthiopie

Tests par million
40
Cas confirmés
92229
Taux de mortalité
1400
COVID-19: besoins de financement prévus
Le 3 avril, le cabinet du Premier ministre a annoncé un Plan multisectoriel de préparation et de riposte au COVID-19 nécessitant un financement de 1,64 milliard de dollars (environ 1,6 % du PIB). La majeure partie des dépenses sera consacrée à la distribution alimentaire d’urgence (0,6 % du PIB) et au soutien du secteur de la santé (0,4 % du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.covid19.et/covid-19/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
19
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
6,02%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
37%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
6,02%

Financement interne et externe
Le 7 avril, un état d’urgence de 5 mois a été déclaré, conférant ainsi au gouvernement fédéral plus de pouvoir et de moyens de travailler avec les gouvernements régionaux.

3 mai : La région du Tigré a annoncé son intention d'organiser des élections régionales au mépris d’un report de vote à l’échelle nationale en raison de la pandémie de COVID-19.

Le 17 juin, l’Éthiopie a reçu une subvention de 125 millions de dollars (soit 0,2 % du PIB) de la Banque mondiale au titre de la politique de développement. La Banque mondiale a apporté un soutien financier supplémentaire de 125 millions de dollars (soit 0,2 % du PIB) pour atténuer les répercussions économiques du COVID-19.

25 juin : Le Conseil d’administration du FMI a approuvé une aide d’urgence de 411 millions de dollars (soit 0,5 % du PIB) au profit de l’Éthiopie pour faire face à la pandémie de COVID-19.

Le 3 juillet, le Fonds africain de développement a approuvé une subvention de 165 millions de dollars (soit 0,2 % du PIB) pour la réponse nationale au COVID-19 en Éthiopie.

9 septembre : Le Comité du développement de la Banque mondiale et les ministres des Finances du G20 ont approuvé l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) en réponse à la demande de la Banque mondiale et du FMI d’accorder une suspension du service de la dette aux pays les plus pauvres pour les aider à gérer les graves répercussions de la pandémie de COVID-19. L’Éthiopie participe à la DSSI, étant donné que le pays présente un risque élevé de surendettement externe et global. Cette DSSI créee un espace budgétaire de 511 millions de dollars (soit 0,5% du PIB).
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque centrale a fourni 15 milliards de birrs (454 millions de dollars, soit 0,45 % du PIB) de liquidités supplémentaires aux banques privées pour faciliter la restructuration de la dette et éviter les faillites.

6 mai : Augmentation des limites des transferts bancaires mobiles à la Commercial Bank of Ethiopia pour limiter les transactions en personne.

29 juin : La banque centrale a également fourni 33 milliards de birrs (957 millions de dollars, soit 1,1% du PIB) de liquidités supplémentaires à la Commercial Bank of Ethiopia.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
En avril, l’Éthiopie et les Nations Unies ont ouvert une plateforme de transport humanitaire à l’aéroport d’Addis-Abeba pour transporter des fournitures et des travailleurs humanitaires à travers l’Afrique afin de lutter contre le coronavirus. L’accord, qui repose sur des services de fret fournis par Ethiopian Airlines, pourrait également compenser en partie les pertes de recettes de 550 millions de dollars enregistrées entre janvier et avril.

6 mai : Exonérations fiscales et accès préférentiel aux devises pour les importateurs de matériel et d’équipement devant servir à la prévention et au confinement du COVID-19.

2 juin : Les mesures de dépenses suivantes ont été utilisées pour financer les dépenses liées au COVID-19 : (i) réaffectation des crédits budgétaires nécessitant l’approbation du Parlement ; (ii) redéfinition des priorités des dépenses entre les budgets annuels ; (iii) autoriser les ministères à utiliser les économies existantes pour les besoins liés au COVID-19 ; et canaliser les fonds issus des crédits pour éventualités dans le budget approuvé.

12 juin : D’autres ajustements des règles et processus de GFP visent à établir des marchés collectifs au niveau central en vue de garantir la livraison rapide de biens et de services liés à la pandémie.

12 juin : Les efforts visant à assurer une plus grande liquidité et une meilleure gestion de la trésorerie comprennent : l’ajustement des programmes d’emprunt pour mettre à disposition un financement de transition, le rééquilibrage des niveaux de réserves de trésorerie, des réunions d’urgence des comités de gestion de trésorerie, et la prise de mesures supplémentaires pour régler et prévenir les arriérés.

Le 25 juin, le Cabinet du Premier ministre a publié une déclaration détaillant les mesures visant à soutenir l’IED dans le pays pendant la crise et la reprise, notamment : (i) la facilitation opérationnelle de la logistique dans le processus d’exportation et d’importation (comme le transport ferroviaire gratuit de produits manufacturés entre l’Éthiopie et Djibouti) ; (ii) l’élimination des taxes sur l’importation de matières premières pour la production de biens essentiels dans le cadre de la COVID-19 et la levée du prix minimal fixé par la banque nationale d'Éthiopie pour les exportations horticoles.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Fin mars : Les autorités assouplissent temporairement la position budgétaire pour lutter contre la pandémie et soutenir les plus vulnérables. La réponse initiale de 5 milliards de birrs (154 millions de dollars, soit 0,15 % du PIB) comprenait un ensemble de mesures de soutien au secteur de la santé, notamment pour financer les fournitures et les installations médicales, et pour réduire les taxes commerciales sur les produits médicaux. Ces mesures devraient être financées par une réaffectation de fonds budgétaires provenant de projets d’investissement non engagés.

6 mai : Le montant alloué à la santé dans le plan de riposte a été porté à 430 millions de dollars (0,4 % du PIB) dans le scénario le plus pessimiste d’une propagation communautaire avec plus de 100 000 cas de Covid-19 dans le pays, principalement dans les zones urbaines.

29 juin : Le parlement éthiopien a approuvé un budget supplémentaire de 49,56 milliards de birrs (1,43 milliard de dollars, soit 1,7% du PIB) pour l’exercice se terminant en juillet. Le budget supplémentaire sera financé par une combinaison de prêts extérieurs et de prêts intérieurs.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
6 mai : Les autorités s’engagent à faire preuve d’une transparence totale sur les dépenses liées à la riposte d’urgence et entendent réaliser un audit ex post des dépenses liées à la crise une fois que celle-ci sera résorbée.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le 30 avril, le Conseil des ministres a approuvé la renonciation à tous les impôts exigibles préalables à l'exercice 2014-2015, une amnistie fiscale sur les intérêts et les pénalités liés aux impôts exigibles pour 2015-2016.2018/2019, et l'exonération de la retenue de l’impôt sur le revenu des particuliers pendant 4 mois pour les entreprises qui continuent de payer les salaires des employés même si elles ne peuvent pas fonctionner en raison de Covid-19.

28 mai : Un délai de grâce d’un mois a été accordé pour le paiement de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et de la taxe sur le chiffre d’affaires. Le ministère du Revenu accélérera le remboursement de la TVA pour aider les contribuables à faire face aux problèmes de trésorerie. Le matériel et les équipements devant servir à la prévention et au confinement du COVID-19 sont exonérés des droits d’importation et autres taxes. Une exonération fiscale a été accordée aux contribuables du secteur manufacturier, de la construction et de la finance pour tout impôt dû entre 2005 et 2015.

28 mai : Les intérêts et pénalités sur les impôts dus entre 2016 et 2019 seront annulés et le montant intrinsèque d'impôt étranger pourra être échelonné. Les entreprises qui paient leur impôt en un versement unique recevront un crédit d’impôt de 10 %. Les entreprises qui feront un don en faveur de la réponse au COVID-19 bénéficieront d'une remise sur le revenu imposable pouvant atteindre 20 %. Les propriétaires seront exemptés des impôts payables pour une année d’imposition. Les sociétés en situation de pertes au cours de cette période devraient être autorisées à reporter les pertes encourues sur un minimum de deux exercices.

28 mai : Les importateurs de produits destinés à la prévention du COVID-19 auront un accès prioritaire aux devises étrangères. La Banque de développement d’Éthiopie accordera des prêts à des institutions de microfinance qui pourront à leur tour prêter aux petites et moyennes entreprises. La Banque nationale d’Éthiopie facilitera les prêts aux institutions de microfinance. Les exportateurs enregistrés qui ne sont pas en mesure d’exporter peuvent vendre leurs produits localement.

4 juin : La Commission pour la création d’emplois de l’Éthiopie, la Fondation Mastercard et First Consult ont annoncé la création de la Facilité de résilience pour les PME de la Fondation Mastercard. Il s’agit d’un programme d’urgence qui aidera les microentreprises, les petites et moyennes entreprises (PME) et les start-ups en Éthiopie pendant le ralentissement économique causé par la pandémie de COVID-19.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 avril : Dans le cadre du Plan de riposte, 635 millions de dollars (0,6 % du PIB) seront destinés à la distribution de produits alimentaires d’urgence au profit de 15 millions de personnes vulnérables à l’insécurité alimentaire ; 282 millions de dollars (0,3 % du PIB) pour la fourniture d’abris d’urgence et d’articles non alimentaires ; 293 millions de dollars (0,1 % du PIB) pour le soutien du secteur agricole, la nutrition, la protection des groupes vulnérables, les dépenses éducatives supplémentaires, la logistique, l'aide aux réfugiés et l'aide à la gestion de sites.

30 mars : Dans le cadre des mesures d’urgence prises pour freiner la propagation du COVID-19, l’Éthiopie a interdit aux entreprises de mettre à pied des travailleurs ou de les licencier.

6 mai : Les autorités ont intensifié les mesures de répression à l'encontre des entreprises qui augmentent illégalement les prix à la consommation.

5 mai : L’État régional d’Amhara a commencé à distribuer de la farine, de l’huile et du sucre aux « plus pauvres d'entre les pauvres » de la ville de Bahir Dar, alors que la ville d’Adama (Oromia) a commencé à distribuer du pain et de l’eau aux personnes ayant besoin d’aide pendant le confinement à domicile. L’administration municipale d’Addis-Abeba a consacré 600 millions d’ETB à l'achat de stocks de nourriture/d'autres biens essentiels qui ont ensuite été distribués à 800 magasins de détail.

25 mai : Les bénéficiaires du Projet de Filet de Sécurité Productif Urbain (UPSNP) recevront une avance de 3 mois lorsqu'ils seront en congé de leurs obligations de travaux publics. Le PSNP rural de l’Éthiopie sera étendu. Les avantages devraient se présenter sous la forme d’argent et de nourriture. La valeur des prestations en espèces augmentera d’environ 22 % lors de l'élargissement du programme.

25 mai : Extension nationale de la gratuité des transports publics : les bus publics fourniront un service de transport public gratuit afin de réduire la surpopulation dans le système de transport public.

9 septembre : Le PSNP urbain est temporairement élargi au début de l’exercice 2020-2021 pour couvrir plus de 500 000 nouveaux bénéficiaires pendant trois mois, pour un coût de 88 millions de dollars (soit 0,1 % du PIB). Ce programme sera étendu à 16 autres villes au cours des deux premiers mois de l’exercice 2020-2021, en collaboration avec la Banque mondiale.

Gabon

Tests par million
Cas confirmés
8919
Taux de mortalité
54
COVID-19: besoins de financement prévus
16 avril : Des dépenses de santé supplémentaires s'élevant à 65 milliards de FCFA (111 millions de dollars US, soit 0,7 % du PIB) sont nécessaires pour protéger le bien-être des personnes, prendre soin des malades, ralentir la propagation du virus et assurer la production de fournitures médicales.

Le 29 avril, les autorités gabonaises ont présenté un projet de plan de riposte pour améliorer la situation économique du pays dans le contexte du Covid-19. Ce plan de riposte devrait coûter 19,5 milliards de FCFA (32,2 millions de dollars, soit 0,2% du PIB).

30 juin : Le gouvernement du Gabon prévoit d’allouer 108 milliards de FCFA supplémentaires (194,1 millions de dollars, soit 1,2 % du PIB) au plan de riposte économique au COVID-19.
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.gouvernement.ga/accueil

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
359
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
9,20%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
23%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
9,20%

Financement interne et externe
Le 9 avril, le FMI a approuvé un décaissement de 108 millions de DTS au titre de sa facilité de crédit rapide.

19 mai : La Banque mondiale a approuvé un financement de 9 millions de dollars de sa Banque internationale pour la reconstruction et le développement.

20 avril : L’Agence française de développement a réattribué 5 millions d’euros (5,5 millions de dollars).

26 juin : La Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 100 millions d’EUR (112 millions de dollars) pour soutenir le Gabon dans ses efforts de secours face au COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 24 mars 2020, la BEAC a annoncé qu’elle suspendrait ses principales opérations d’absorption sur le marché monétaire pour la semaine à venir afin de mieux évaluer l’impact de la pandémie de COVID-19 sur la liquidité bancaire de la CEMAC. Toutefois, les banques ayant des besoins de financement pourront satisfaire leurs demandes au moyen du mécanisme de prêt marginal dans les conditions habituelles. D’autres mesures devraient être prises à l'issue de la réunion du Comité de politique monétaire prévue le 27 mars.

Le 27 mars 2020, la BEAC a annoncé une série de mesures d’assouplissement monétaire comprenant une baisse du taux d'intérêt directeur de 25 points de base à 3,25 %, une baisse du taux de la facilité de prêt marginal de 100 points de base à 5 %, une suspension des opérations d’absorption, une augmentation de l'injection de liquidité de 240 à 500 milliards de FCFA (395 à 823 millions de dollars), et un élargissement de l’éventail d'instruments privés acceptés en garantie dans le cadre d’opérations monétaires. Le MPC a également soutenu l’intention de la direction de la BEAC de proposer de réduire les marges de sécurité applicables aux instruments privés acceptés en garantie pour les opérations de refinancement, et de reporter d’un an le remboursement du capitales crédits consolidés accordés par la Banque centrale aux États membres, même si ces mesures supplémentaires éventuelles ne sont pas encore en vigueur. Le 25 mars 2020, la COBAC a informé les banques qu’elles pouvaient utiliser leurs réserves de capital de conservation de 2,5 % pour absorber les pertes liées à la pandémie, mais leur a demandé d’adopter une politique restrictive concernant la distribution des dividendes.

Le 24 juin, la CEMAC a arrêté le taux d’intérêt des appels d’offres (3,25 %), le taux de facilité de prêt marginal (5 %) et les taux de réserves (7 % sur les réserves obligatoires et 4,5 % sur les besoins à court terme)

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le ministre des Finances a désigné un expert-comptable afin de faciliter les décaissements des dépenses liées à la santé du fonds COVID-19.

14 mai : Pour faire face à cette situation, le Président de la République a chargé le Gouvernement d’élaborer une loi de finances rectificative pour l’exercice 2020 et un plan de soutien économique et social, sans recourir à l’emprunt.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
16 avril : Les autorités prévoient de contrôler les dépenses non prioritaires et de réorienter l'épargne de 17 milliards de FCFA (454 millions de dollars, soit 0,2 % du PIB) vers les dépenses liées au COVID-19. Elles réduisent également d’environ 40 % (1 % du PIB) les dépenses d’investissement financées par l'épargne intérieure.

16 avril : Les pertes de revenus sont estimées entre 230 et 645 milliards de FCFA (378 millions et 1 milliard de dollars respectivement).

14 mai : Pour faire face à cette situation, le Président de la République a chargé le gouvernement d’élaborer une loi de finances amendée pour l’exercice 2020 et un plan d'aide économique et sociale, sans recourir à l’emprunt. Il a chargé le gouvernement de trouver une solution endogène et de garantir les dépenses obligatoires (retraites, subventions, filets de sécurité sociale, etc.) et d’assurer le fonctionnement souverain de l’État. Le gouvernement s’est également engagé à maintenir la chaîne d’approvisionnement des produits alimentaires et autres produits essentiels et à contenir la hausse des prix.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
16 avril : Le gouvernement s’est engagé à présenter des rapports trimestriels sur les fonds d’urgence et à créer une commission indépendante d’audit des dépenses dans les six mois suivant les décaissements. Les résultats de cet audit et tous les marchés publics connexes seront publiés. Dans le cadre de son engagement envers le FMI, il publiera également les marchés publics liés au COVID-19 ; les renseignements sur la propriété bénéficiaire des entreprises qui reçoivent des marchés publics liés au COVID-19 et des rapports sur les dépenses liées au COVID-19.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
14 mai : Dans le cadre de sa riposte économique, le gouvernement prévoit d’allouer un montant supplémentaire de 115,9 milliards de FCFA (193,2 millions de dollars, soit 1,3 % du PIB) qui servira notamment à financer des coupons alimentaires, des subventions pour l’électricité et l’eau, un soutien direct aux PME et des trêves fiscales.

1er septembre : Un mécanisme supplémentaire d’environ 375 millions USD (2,5% du PIB) a été annoncé pour faciliter l’accès au financement bancaire commercial pour les entreprises privées (formelles et informelles) de différentes tailles.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Le 10 avril, le Président de la République a annoncé la mise en place d’un plan de sauvegarde économique et d’aide sociale massif et exceptionnel de l'ordre de 250 milliards de FCFA (424 millions de dollars).
Le gouvernement a annoncé une prise en charge des factures d’eau et d’électricité des populations les plus vulnérables et la suspension du paiement des loyers des personnes sans revenu pendant le confinement.
Gratuité du transport terrestre assuré par les entreprises publiques. Création d’une allocation de chômage technique couvrant entre 50 et 70 % du salaire brut, à l’exclusion des primes, afin de préserver les emplois du secteur privé formel et de maintenir le pouvoir d’achat des travailleurs.
Une aide de 967 millions de FCFA (1,6 million de dollars) sera débloquée pour les citoyens bloqués à l’étranger et qui ne peuvent pas procéder à leur rapatriement.

7 mai : Le gouvernement a créé un fonds d'aide sociale de 4 milliards de FCFA (environ 2 millions de dollars).

30 juin : Le gouvernement du Gabon a déposé un plan de riposte économique qui fournira des colis/coupons alimentaires aux personnes vulnérables, ainsi que des subventions au titre de l’électricité et de l’eau.

Gambie

Tests par million
116
Cas confirmés
3659
Taux de mortalité
119
COVID-19: besoins de financement prévus
Les autorités ont préparé un plan d’action COVID-19 de 9 millions de dollars US (soit 0,55% du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
14
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
2,76%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
24%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
2,76%

Financement interne et externe
Le 2 avril, le Conseil de la Banque mondiale a approuvé une subvention de 10 millions de dollars (0,6% du PIB) de l’Association internationale de développement (IDA). Le projet de préparation et de riposte au COVID-19 permettra d'améliorer la détection, le suivi et le signalement des cas, d'équiper les centres d’isolement et de traitement, et d'améliorer la surveillance des maladies et la capacité de diagnostic. Il mettra également l’accent sur la communication des risques et la participation communautaire en vue d'accroître la sensibilisation et le respect des mesures de prévention et de distanciation sociale.

La Gambie figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Au 7 mai, la Gambie a bénéficié d’un allégement de sa dette de 2,87 millions de dollars (environ 0,2% du PIB).

Fin avril : La Commission européenne a accordé un financement d'aide de 10,09 millions de dollars (0,6 % du PIB) au gouvernement gambien pour lutter contre le COVID-19.

25 juin : Des organismes donateurs, parmi lesquels le PNUD, le PEF, la FAO, l’OMS, l’UNICEF et l'UNFPA ont apporté une aide financière cumulée d’environ 1,5 million de dollars (environ 0,1 % du PIB) afin de renforcer les programmes de soutien social destinés aux groupes vulnérables affectés par le COVID-19.

24 juillet : La Banque africaine de développement approuve une subvention au titre de la riposte au COVID-19 ; cette subvention comprend une subvention du FAD de 5 millions d’UC (96 000 USD- moins de 0,01 % du PIB) et une subvention de la TSF de 5 millions d’UC (96 000 USD- moins de 0,01 % du PIB) à la République de Gambie.

8 septembre : La Gambie participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) de la Banque mondiale. L’espace budgétaire créé par cette DSSI s’élève à 11,5 millions de dollars, soit environ 0,7% du PIB du pays.
Mesures monétaires et macrofinancières
Les conditions financières intérieures se sont durcies, le rendement moyen des bons du Trésor les plus utilisés à 364 jours ayant augmenté à 11,4 % (400 points de base de plus qu’à la fin de 2019). Pour assouplir les conditions de liquidité, la Banque centrale a réduit son taux directeur de 50 points de base à la fin février 2020 à 12 %, et a augmenté son taux de service de dépôt permanent de la même marge à 3 %. Elle surveille également activement la situation et est en communication étroite avec les banques et n'hésitera pas à réagir à la situation si les pressions inflationnistes le justifient. D’autres mesures sont à l’étude pour apporter une aide d’urgence en matière de liquidité, et augmenter l'intensité et la fréquence de la surveillance en vue de répondre aux préoccupations relatives à la stabilité financière.

Le 28 mai, Il a été annoncé lors de la réunion du Comité de politique monétaire que le taux de la politique monétaire a été réduit de 2 points de pourcentage à 10 pour cent, soit en une réduction cumulative de 2,5 % depuis fin 2019. La Banque a également réduit les réserves obligatoires de 15 à 13 %, libérant ainsi près de 700 millions de D (14 millions de dollars, soit 0,7 % du PIB) de liquidités au profit des banques.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le 2 avril, le Conseil de la Banque mondiale a approuvé une subvention de 10 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA). Le Projet d’intervention et de préparation au COVID-19 permettra d'améliorer la détection, le traçage et le signalement des cas, d'équiper les centres d’isolement et de traitement et d'améliorer les capacités de surveillance et de diagnostic des maladies. Il mettra également l’accent sur la communication des risques et la mobilisation communautaire pour améliorer la sensibilisation aux mesures de prévention et de distanciation sociale, ainsi que leur respect.

La Gambie figure dans la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a offert un allègement du service de la dette par le biais du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Au 7 mai, la Gambie a bénéficié d’un allégement de la dette de 2,87 millions de dollars.

11 juin : Les mesures de dépenses suivantes ont été utilisées pour financer les dépenses liées au COVID-19 : (i) virements entre les budgets approuvés par les ministères responsables ; (ii) redéfinition des priorités de dépenses entre les budgets annuels ; et (iii) réductions généralisées des dépenses récurrentes.

11 juin : Afin d’assurer une livraison rapide des biens et services liés au COVID-19, les règles et les processus officiels de GFP ont été quelque peu assouplis ; un comité est chargé d’examiner tous les besoins en matière d’approvisionnement, les conseils et les approbations obtenus auprès de l'autorité de réglementation des marchés publics de manière beaucoup plus souple. (c.-à-d. par des discussions sur un groupe WhatsApp formé par le comité).

11 juin : Les liquidités dans le cadre de la GFP ont été consolidées de manière innovante pour assurer une plus grande liquidité et une meilleure gestion de la trésorerie pendant la crise, des réunions d’urgence entre les comités de gestion de trésorerie ont été organisées, et des mesures supplémentaires ont été mises en place pour apurer ou prévenir les arriérés.

11 juin : Les mesures suivantes ont été adoptées afin d’accélérer le décaissement des fonds et les dépenses; (i) accélération des autorisations de dépenses ; 9ii) changement du contrôle des dépenses de ex-ante à ex-poste ; et (iii) simplification des processus de gestion des paiements.

11 juin : Deux comités ont été créés pour améliorer la coordination entre les ministères des Finances/les services du budget et les autres ministères compétents aux niveaux infranational et central ; l’un est composé de secrétaires permanents et de chefs de services concernés et l’autre se situe au niveau du Cabinet, présidé par le Vice-Président.

11 juin : Le ministère des Finances, suite aux politiques de confinement, a assuré la continuité des activités grâce à l’utilisation de réseaux virtuels et à des contrôles de sécurité simplifiés.

11 juin : Des achats groupés ont été introduits dans le cadre des mesures d'efficacité et de rentabilité prises dans le processus de financement et d’achat des soins de santé.

11 juin : Le suivi des dépenses d’urgence liées au COVID-19 a été modifié en ce sens que les dépenses sont effectuées hors bilan.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
23 avril : Du côté des recettes, les autorités laissent augmenter les marges de prix du pétrole sur le marché intérieur, ce qui réduira la baisse des recettes d’au moins 0,1 % du PIB. Les réaffectations des dépenses au sein de l’enveloppe budgétaire pour les biens et services, le ralentissement de la mise en œuvre des projets d’investissement public nationaux, la réduction des subventions accordées au fournisseur d’électricité et les économies sur les frais de déplacement devraient libérer environ 1,0 % du PIB pour les urgences liées au COVID-19, alors que les retards anticipés dans la mise en œuvre des investissements publics financés par l’aide étrangère seront compensés par une diminution des décaissements de prêts et de subventions pour les projets.

30 avril : Le gouvernement a également réaffecté 500 millions de dalasi (9,8 millions de dollars, soit 0,6 % du PIB) du budget actuel au ministère de la Santé et d’autres entités publiques pertinentes en complément du soutien déjà reçu des partenaires, afin de prévenir et de contrôler la propagation de l'épidémie de COVID-19.

11 juin : Le financement initial du COVID-19 a été établi en réaffectant les lignes budgétaires des déplacements et de la formation de tous les ministères, départements et agences au ministère de la Santé de la Gambie. Un PAS est en cours d’élaboration et sera soumis à l’examen du FMI avant d'être présenté à l’Assemblée nationale.

30 juin : Le financement initial du COVID-19 a été établi en réaffectant les lignes budgétaires des déplacements et de la formation de tous les ministères, départements et agences au ministère de la Santé.

8 septembre : le crédit supplémentaire approuvé par l’Assemblée nationale en juillet comprend un plan d’aide de 546 millions de GMD (10,5 millions de dollars, soit 0,6% du PIB) en faveur de plusieurs secteurs, y compris les conseils municipaux, les entités publiques, le secteur du tourisme, les médias et une aide alimentaire supplémentaire qui sera fournie par l’entremise du PAM. Le financement du FMI a contribué à couvrir certains de ces coûts additionnels.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
15 avril : Lorsqu'il a sollicité le financement auprès du FMI, le gouvernement a déclaré qu’il garantirait la transparence et le suivi de la bonne procédure budgétaire pour l’utilisation de l’aide d’urgence. Dans les circonstances actuelles, il utilisera les dispositions de la Loi sur les finances publiques qui permettent la réaffectation des dépenses dans le budget actuel et la création d’un fonds temporaire (dans le compte unique du Trésor) à travers lequel les dépenses d’urgence supplémentaires pourraient être canalisées, sous réserve de critères d’affectation et d’exigences de rapport clairement établis. Une fois que la situation se sera normalisée et que le coût financier total de la lutte contre la COVID-19 aura été évalué, il procèdera à la préparation d’un budget supplémentaire complet et à une vérification complète des dépenses d’urgence.

11 juin : Afin d’assurer une transparence et une responsabilisation accrues concernant le financement et les dépenses liés au COVID-19, des vérifications internes plus fréquentes sont effectuées.

25 juin : Le mois dernier, la Commission gambienne de révision de la Constitution a présenté un nouveau projet de constitution qui comprend un chapitre sur les finances publiques. Parallèlement, le gouvernement central, avec l’aide de l’IRI et la société civile gambienne, s'est efforcé de rendre plus accessible son budget citoyen 2020 récemment publié. La Constitution comprend également plusieurs changements notables dans certaines dispositions du processus budgétaire. Cette tentative d’améliorer la transparence budgétaire survient dans un contexte de surveillance accrue suite à l’appui de la communauté internationale.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Un ensemble plus vaste de mesures, y compris un soutien supplémentaire aux entreprises et la protection des emplois dans les zones urbaines et les parcs industriels, est à l'étude avec la communauté des donateurs, mais n’a pas été formalisé. L’élargissement du Programme de filet de sécurité productif urbain à 16 autres villes au cours des deux prochains mois est actuellement à l’étude, en collaboration avec la Banque mondiale, pour un coût estimé à 134 millions de dollars.

25 juin : Le gouvernement vient en aide aux agriculteurs en distribuant 2 000 tonnes d’engrais. L’État est en train d’élaborer un plan d’aide au profit des conseils municipaux et du secteur du tourisme. L'Administration fiscale de la Gambie a prolongé de deux mois (a expiré fin mai), le dépôt de la déclaration d'impôt 2019 et le paiement de l'impôt final 2019, ainsi que le dépôt de la déclaration du premier trimestre 2020 et le paiement du versement au titre du premier trimestre. Elle a également révisé à la baisse son objectif de recettes annuelles d’environ 2,2 % du PIB.

22 juillet : En réponse à l’épidémie de COVID-19, la Chambre de commerce et d’industrie de Gambie, GCCI, a lancé sa campagne Les entreprises contre le COVID-19 pour sensibiliser le monde des affaires et recueillir des fonds pour soutenir le ministère de la Santé et du Bien-être social de la Gambie dans sa lutte contre la pandémie.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 avril : Le Président a invoqué des pouvoirs d’urgence pour geler les prix et rationner les denrées alimentaires essentielles (riz, viande, poisson et huile de cuisine) et non alimentaires (savon, désinfectants et ciment) afin d’éviter le gonflement des prix et les achats compulsifs.

7 mai : 2 000 tonnes d’engrais ont été distribuées aux agriculteurs de subsistance.

25 mai : Plus de 734 millions de GMD (14.7 millions de dollars, soit 0.9% du PIB) sont mobilisés pour venir en aide à 84% des ménages à l'échelle du pays. Cette aide se présente sous la distribution de riz, d'huile et de sucre.


21 mai : Un montant cumulatif de 1,5 million de dollars provenant d’organisations donatrices, dont le PNUD, le PAM, l’OMS, la FAO, l’UNICEF et l’UNFPA, a été consacré à l'aide financière destinée à renforcer l’assistance sociale pour les groupes vulnérables touchés par le COVID-19.

25 juin : Le gouvernement a lancé un fonds d’aide aux étudiants gambiens à l’étranger. Un programme national de distribution alimentaire de 800 millions de GMD (15,8 millions de dollars, soit 1% du PIB) a été lancé et devrait atteindre 84% des ménages gambiens.

Ghana

Tests par million
1430
Cas confirmés
47601
Taux de mortalité
314
COVID-19: besoins de financement prévus
30 avril : Le Plan initial de préparation et de riposte au COVID-19 a été fixé à 6,5 millions de dollars avant d'être révisé à 100 millions de dollars de 0,01% à 0,2% du PIB). Les autorités ont également annoncé un Programme d'atténuation des effets du Coronavirus (CAP) de 166 millions de dollars pour soutenir l’économie. Le total des besoins de financement s’élève à 266 millions de dollars (0,4 % du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
https://ghanahealthservice.org/covid19/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
73
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
6,54%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
38%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
6,54%

Financement interne et externe
Le 2 avril, la Banque mondiale a accepté d'accorder au gouvernement et au peuple ghanéen une aide à court, moyen et long terme totalisant 100 millions de dollars (environ 0,15% du PIB) destinée à lutter contre la pandémie de COVID-19. Ce montage financier comprend une aide d’urgence de 35 millions de dollars pour aider le pays à améliorer ses systèmes de riposte.

Le 13 avril, le FMI a approuvé un décaissement de 738 millions de DTS (environ 1 milliard de dollars - environ 1,5% du PIB) au titre de la facilité de crédit rapide. Il s’agira d’un soutien budgétaire direct.

15 avril : Le Président a créé un Fonds COVID-19, qui sera géré par un conseil d’administration indépendant présidé par un ancien juge en chef, pour recevoir les contributions et les dons du public en vue de d'améliorer le bien-être des personnes dans le besoin et d'aider les personnes vulnérables.

16 avril : Le gouvernement a convenu avec les investisseurs de reporter le paiement des intérêts sur les obligations intérieures non négociables détenues par les institutions publiques afin de financer le nettoyage du secteur financier à hauteur d'environ 1,2 milliard de Ghc (204 millions de dollars, soit 0,3% du PIB).

7 mai : Afin de réduire les besoins de financement, le gouvernement prélèvera 218 millions de dollars (0,33% du PIB) dans le fonds de stabilisation.

15 mai : Au Ghana, l’Institut français de Recherche pour le Développement Durable (IRD), financé par l’AFD, financera une action de recherche de 2 ans sur la pandémie, dans le cadre de la réponse du gouvernement ghanéen.

16 mai : En vertu des dispositions de financement d’urgence de la banque, qui lui permettent d’augmenter la limite des achats de titres gouvernementaux, la BOG a déclaré avoir acheté l’obligation d'aide au Covid-19 du gouvernement d’une valeur nominale de 5,5 milliards de cedi (935 millions de dollars, soit 1,4 % du PIB) au taux de la politique monétaire, assortie d'une durée de 10 ans et d'un moratoire de 2 ans sur le capital et les intérêts.

26 juin : L’État empruntera jusqu’à 10 milliards de GHc (1,7 milliard de dollars, soit 2,6 % du PIB) à la Banque du Ghana.

9 septembre : Le Groupe de la Banque africaine de développement soutient le plan de riposte du Ghana au COVID-19 à l'aide d'une subvention de 69 millions de dollars (0,1 % du PIB).
Mesures monétaires et macrofinancières
Le Comité de politique monétaire (CPM) a réduit le taux directeur de 150 points de base à 14,5 % et a annoncé plusieurs mesures pour atténuer l’impact du choc pandémique, notamment l'abaissement de 10 à 8 % des réserves primaires obligatoires, l'abaissement de 3 à 1,5 % des réserves de fonds propres, la révision des règles de provisionnement et de classification pour certaines catégories de prêts et des mesures visant à faciliter et à réduire le coût des paiements mobiles. Le comité a également indiqué qu’il continuera de surveiller l’impact économique du COVID-19 et qu’il organisera des réunions d’urgence au besoin.

À compter du vendredi 20 mars 2020, tous les transferts d’argent mobile inférieurs ou égaux à 100 GH¢ (17,28 USD) seront gratuits pour les 3 prochains mois

Le 15 mai, le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque du Ghana a décidé de maintenir le taux directeur inchangé, compte tenu de sa baisse de 150 points de base en mars.

25 juin : Le CPM a proposé des mesures d’allègement aux petites institutions de dépôt et un accord de taux de prise en pension de 5,7 milliards de GHc (1 milliard de dollars, soit environ 1,4 % du PIB) avec la Réserve fédérale américiane a été signé en vertu de la facilité FIMA.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Alors que le Covid-19 commençait à perturber les chaînes d’approvisionnement en médicaments à l'échelle mondiale, et l’approvisionnement en médicaments importants à l'échelle du Ghana, mPharma a lancé à la mi-mars un programme de contrôle des prix appelé « Mutti Keep My Price ». Cette initiative permet aux patients ayant besoin de médicaments pour soigner des maladies chroniques de continuer à payer le même prix pour leurs ordonnances pendant une période maximale de six mois, indépendamment des prix du marché.

En mars, le gouvernement a mis sur pied l’assurance-vie et l’assurance-maladie pour les professionnels de la santé en première ligne de la pandémie.

16 avril : Le ministre des Finances a proposé au Parlement de modifier la loi pour pouvoir accéder au Fonds du patrimoine de 591 millions de dollars.

30 avril : La suspension des règles de responsabilité budgétaire dans la Loi de 2018 sur la responsabilité budgétaire (loi 982) pour permettre au gouvernement de dépasser l’objectif de déficit de 5 % du PIB pour 2020 d’environ 1,1 % du PIB recalculé, est à l'étude.

30 avril : Le ministère des Finances a constitué une équipe d’intervention COVID-19 de cinq membres chargée de traiter rapidement les demandes de paiement liées au COVID-19 dans les 48 à 72 heures suivant leur réception ; d'examiner et de valider les demandes de fonds pour s’assurer qu’elles respectent les procédures opérationnelles normalisées et les conditions de financement de la Banque mondiale ; de formuler des commentaires et de transmettre des rapports à la direction sur les prélèvements de fonds d’urgence ; et de tenir à jour une matrice de toutes les initiatives du COVID-19 à des fins de coordination.

30 avril : Les lois sur l’approvisionnement prévoient des processus d’approvisionnement d’urgence comme le recours à des contrats à fournisseur unique.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
15 avril : Le déficit du financement budgétaire annuel (ABFA) s'élève à 3,526 millions de GHȼ ; alors que les déficits du Fonds de stabilisation et du Fonds du patrimoine du Ghana s’élèvent respectivement à 1, 058 million de GHȼ (182 794 dollars) et à 453 millions de GHȼ (78 millions de dollars). Le déficit de transferts au GNPC devrait atteindre 642 millions de GHȼ (111 millions de dollars).

15 avril : Le financement e 100 millions de dollars accordé par la Banque mondiale contribuera à renforcer la préparation et la riposte. D'autres fonds ont été réservés pour assurer la disponibilité des kits de test, des produits pharmaceutiques et de l’équipement et pour augmenter le nombre de lits.

Le 27 mars, un programme d’atténuation des effets du coronavirus (CAP) a été mis en place. Le ministère des Finances propose d'y contribuer à hauteur de 1 milliard de Cédis (173 millions de dollars). Le ministère propose d’utiliser l’équivalent de 219 millions de dollars du Fonds de stabilisation.

Le 30 mars, le ministre des Finances a proposé au Parlement :
D'abaisser le plafond du Fonds de stabilisation du Ghana (FGS) de 300 à 100 millions de dollars pour permettre le transfert du montant excédentaire au Fonds de prévoyance. Le montant transféré au Fonds de prévoyance servira à financer le Programme d’atténuation des effets du coronavirus (PAC).
De prendre des dispositions avec la Banque du Ghana pour reporter les paiements d’intérêts sur les instruments non négociables à 2022 et au-delà.
D'ajuster à la baisse les dépenses liées aux biens et services et les dépenses d’investissement de 1, 248 million de GHȼ (215 620 USD).
De modifier la PRMA afin de permettre un retrait du Fonds du patrimoine du Ghana pour effectuer les dépenses urgentes liées à la pandémie de coronavirus. Le Fonds du patrimoine du Ghana est estimé à 591,1 millions de dollars.
De réaffecter les fonds statutaires aux dépenses visant à atténuer l’impact de la pandémie de coronavirus (dépenses d’assainissement et dépenses liées à la santé) et de limiter l’attribution de nouveaux contrats tout en se concentrant sur le paiement des arriérés.

30 avril : Les caisses de retraite et les investisseurs ont été encouragés à suivre l’exemple des banques en acceptant une réduction de 200 pb sur les instruments à court terme, y compris les bons du Trésor à 364 jours. Cela devrait réduire les dépenses d’intérêts du gouvernement de plus de 300 millions de GHȼ (51 millions de dollars) et contribuer à combler le déficit budgétaire.

Le 27 mars, le ministère de la Santé a versé à la caisse nationale d'assurance maladie (NHIA) 300 millions de GHȼ (51 millions de dollars) pour fournir des liquidités aux prestataires de soins de santé et à l’industrie pharmaceutique.

7 mai : Le gouvernement ghanéen prévoit de réduire d’environ 1,1 milliard de GHȼ (190 millions de dollars, soit 0,3 % du PIB) les dépenses en biens et services, les transferts et les investissements en capital, et de réaffecter ces dépenses aux efforts de riposte au Covid-19.

9 septembre : Le gouvernement a jusqu’à présent engagé un total de 11,2 milliards de GHc (1,9 milliard de dollars, soit 3% du PIB) pour faire face à la pandémie et à ses conséquences sociales et économiques. La majeure partie de ces fonds est utilisée dans le cadre du Programme d’atténuation du coronavirus. Un autre montant de 600 millions de GHc (100 millions de dollars, soit 0,2 % du PIB) a été initialement utilisé pour soutenir la préparation et la riposte.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
16 avril : En cas de suspension de la règle fiscale, le gouvernement présentera au Parlement, conformément à la Loi sur la responsabilité financière, dans les 30 jours suivant la suspension de la règle fiscale, son intention de rétablir les finances publiques après l’urgence.

30 avril : Les unités d'audit interne sont utilisées pour examiner toutes les demandes de paiement au niveau des ministères, départements et agences (MDA).

5 mai : L'aide des OSC a été sollicitée pour communiquer des informations aux citoyens sur les politiques de soutien mises en place et la façon de les surveiller.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
28 mai : Le gouvernement renoncera à la TVA sur le don de stock d'équipements et de produits de lutte contre la pandémie COVID-19.

25 juin : Les contribuables peuvent déduire les dons et les cotisations au COVID-19 au titre de dépenses déductibles aux fins de l’impôt. Les sociétés et les fiducies ont six mois (au lieu de quatre) après la fin de leur exercice pour produire leurs déclarations de revenus. Par conséquent, les entreprises dont l’exercice se termine fin décembre 2019 auront jusqu’à fin juin 2020 pour produire leurs déclarations. Les entreprises dont l’exercice se termine fin juin 2020 doivent soumettre leur déclaration d’ici fin décembre 2020.

9 septembre : Le gouvernement a utilisé 10,6 milliards de GHc (1,8 milliard de dollars, soit 2,8 % du PIB) dans le cadre du Programme d’atténuation du coronavirus pour soutenir certaines industries (par ex., le secteur pharmaceutique fournissant les médicaments et l’équipement de lutte contre le COVID-19), soutenir les PME, financer les garanties et les instruments de première perte, construire ou moderniser 100 hôpitaux de district et régionaux et assurer la disponibilité des kits de test, des produits pharmaceutiques, de l’équipement et du nombre de lits.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
31 mars : Le gouvernement, par l’intermédiaire des ministères des Finances et du Genre, des Enfants et de la Protection sociale, se lance dans une campagne de distribution alimentaire pour s’assurer que les personnes dans le besoin résidant dans les zones soumises à des restrictions de déplacement, conformément à la directive de S. E. le Président, vivent de manière confortable.

31 mars : Le Ghana a étendu l’assurance maladie à tous les agents de santé.

30 avril : Colis alimentaires et repas chauds pour au moins un million de personnes ; approvisionnement alimentaire auprès de la Ghana National Buffer Stock Company ; prise en charge par le gouvernement des factures d’eau pendant 3 mois pour tous les Ghanéens et approvisionnement en eau par le biais de citernes d’eau.

30 avril : Exonération de l’impôt sur le revenu pour tous les agents de santé (241 millions de cédis) ; indemnité à hauteur de 50 % du salaire de base pour tous les agents de santé de première ligne pendant 4 mois ; transport des agents de santé à Accra, Tema, Kumasi et Kasoa et prise en charge des factures d’eau et d'assainissement d'une valeur de 200 millions de GHS.

25 mai : Le gouvernement a annoncé la mise en place de lignes d'assistance téléphonique pour les communautés et les ménages dans le besoin, afin de pouvoir les joindre et les ravitailler en produits alimentaires pendant le confinement induit par le Covid-19. Le coût total est de 280 millions de cédis.

28 mai : Les contribuables qui s'acquitteront de leurs impôts en souffrance auprès de l'administration fiscale ghanéenne avant le 30 juin 2020 bénéficieront d'une remise de pénalité sur les dettes principales. Les taxes sur certains retraits de pension de troisième niveau seront annulées. Mesures d'incitation pour les agents de santé de première ligne : Exonération du paiement de l’impôt sur leurs émoluments pour une période de trois mois à compter d'avril 2020. Indemnité journalière de 150 GHS (environ 26 USD) payable à ceux qui effectuent le suivi des contacts. Forfait d’assurance, avec une somme assurée de 350 000 GHS (environ 60 345 USD). Afin de permettre à chacun de se laver les mains fréquemment, le gouvernement prendra en charge la facture d’eau de chaque résident pendant une période de trois mois à compter d’avril 2020.

25 juin : Une exonération d’impôt est offerte aux employés ayant perdu leur emploi permanent en raison du COVID-19 et aux travailleurs indépendants ayant perdu des capitaux en raison de la pandémie.

Guinée

Tests par million
Cas confirmés
11635
Taux de mortalité
71
COVID-19: besoins de financement prévus
Le 6 avril, un plan de riposte économique au COVID-19, estimé à 360 millions de dollars US (3,3 % du PIB), a été annoncé. Ce Plan vise à renforcer l’infrastructure du secteur de la santé, à protéger les plus vulnérables et à soutenir le secteur privé, notamment les petites et moyennes entreprises.

16 avril : Le plan de préparation sanitaire et de riposte a été initialement estimé à 13 millions de dollars (0,1 % du PIB).

6 mai : Le coût du plan de riposte économique devrait maintenant s'élever à environ 290 millions de dollars (2,7 % du PIB), tandis que le plan national de préparation aux situations d’urgence et de riposte au Covid-19 devrait désormais coûter 47 millions de dollars. Le total des besoins de financement s’élève à 337 millions de dollars (3 % du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
13
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
4,11%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
50%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
4,11%

Financement interne et externe
La Guinée figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Le Bénin bénéficiera d’une aide de 10,17 millions de dollars. Au 13 avril, l’allégement de la dette par accordé par le FMI s’élevait à 22,4 millions de dollars.

16 avril : Le FMI a approuvé un décaissement de 23,5 millions de dollars (0,22 % du PIB) au titre de sa Facilité de crédit rapide en faveur de la Guinée.

17 juin : La Banque mondiale a approuvé le financement d’un projet de préparation et de riposte au COVID-19 en Guinée de 10,9 millions de dollars (0,2 % du PIB).

19 juin : Le FMI a approuvé le déboursement de 148 millions de dollars (1,39 % du PIB) en faveur de la Guinée au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) pour répondre aux besoins urgents en matière de balance des paiements et de financement budgétaire découlant de la pandémie de COVID-19.

24 juillet : Le Conseil de la Banque africaine de développement a approuvé un prêt concessionnel de 34,8 millions de dollars (environ 0,5 % du PIB) pour aider la Guinée à atténuer l’impact du COVID-19.

30 juillet : La Banque mondiale a approuvé un prêt concessionnel de 80 millions de dollars EU dans le cadre d'un appui budgétaire pour aider la Guinée à atténuer l’impact du COVID-19.

8 septembre : La Guinée participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 129,7 millions de dollars, soit 1,8 % du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 21 mars, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé les mesures suivantes : i) 340 milliards de XOF (589 millions de dollars) de liquidités supplémentaires mises à la disposition des banques par le biais d'adjudications hebdomadaires et mensuelles à hauteur de 4 750 milliards de XOF (8,2 milliards de dollars) ; ii) élargissement du cadre de garantie pour accéder au refinancement de la BCEAO afin d’inclure 1 050 milliards XOF (1,8 milliard de dollars) de dette bancaire de 1 700 entreprises privées préqualifiées ; iii) mise en place, avec le système bancaire, d'un cadre pour accompagner les entreprises éprouvant des difficultés à rembourser les crédits.
Le 25 mars : D’autres mesures sont prises, notamment : i) affectation de 25 milliards de XOF au fonds fiduciaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), afin d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu'elle accordera aux pays éligibles pour financer les dépenses urgentes d'investissement et d'équipement ; ii) communication sur le programme spécial de refinancement des crédits bancaires accordés aux PME ; iii) négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique pour encourager son usage ; iv) bon approvisionnement en billets pour garantir un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques.

Pour promouvoir l’utilisation des outils de paiement électronique, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) propose des mesures plus flexibles pour ouvrir un service d'argent mobile et rendre les transferts d'argent électronique entre personnes gratuit.

16 avril : Le taux directeur et le ratio des réserves obligatoires ont tous deux été réduits de 100 points de base à 11 et 15 % respectivement.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 juin : Contrairement au financement du Plan de riposte à la maladie à virus Ebola (Ebola), qui avait fait l’objet d’un budget affecté spécial, le Plan de riposte économique à la crise de sanitaire du COVID-19 est géré au moyen d’un « Fonds spécial de riposte au Covid-19 et de stabilisation économique ». Les ressources de ce fonds sont conservées dans un compte ouvert dans les livres de la Banque centrale de la République de Guinée. Le « Payeur Général du Trésor » est le fiduciaire de ce compte.

30 juin : Un arrêté conjoint du ministère de l’Économie et des Finances et du ministère du Budget, n° …. du 26 mai 2020, a créé un comité chargé de faciliter et de surveiller les opérations effectuées dans le compte du « Fonds spécial de riposte au Covid-19 et de stabilisation économique ».

30 juin : Des sous-sections ont été créées dans la classification administrative et insérées dans la base de données du système d’information, avec un codage homogène dans les sections budgétaires chargées de la mise en œuvre les dépenses du plan de riposte. Cela permet d’affecter les dépenses en fonction de leur catégorie économique (salaires, biens et services, transferts, investissements) et de leur emplacement géographique. Une classification fonctionnelle permet de reclasser toutes les dépenses engagées dans le cadre du Plan de riposte au COVID-19, quel que soit le ministère ou le département ayant engagé les dépenses.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Transparence, obligation de rendre compte et participation
19 juin : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement publiera les marchés publics liés au COVID-19 ; publiera les noms des entreprises qui obtiennent des marchés ; validera la fourniture des produits et services ; publiera les renseignements sur la propriété bénéficiaire des entreprises qui obtiennent des contrats d’approvisionnement liés au COVID-19 ; publiera les rapports sur les dépenses liées au COVID-19 et effectuera des audits propres au COVID-19 et en publiera les résultats. Le gouvernement s’est également engagé à renforcer le cadre de gestion des finances publiques et de lutte contre la corruption dans le cadre de l’entente de la FEC. Le gouvernement a établi un compte dédié, dans le cadre du compte unique de trésorerie de la banque centrale, pour recevoir et décaisser les fonds liés au COVID-19. De plus, le gouvernement est en train de créer un fonds budgétaire qui comptabilisera toutes les ressources extérieures et intérieures affectées à la lutte contre la pandémie. Il publiera des rapports mensuels sur l’exécution des dépenses liées au COVID-19 et l’Inspection générale des finances procèdera à un contrôle ex-post en temps opportun des dépenses à haut risque, avec la participation de la société civile. Il publiera également en ligne, sur les sites du ministère de l’Économie et des Finances et du ministère du Budget, tous les contrats d’approvisionnement attribués pour des projets liés au COVID-19, y compris les noms des entités et de leurspropriétaires bénéficiaires. De plus, la Cour des comptes procèdera à un audit complet des dépenses liées au COVID-19 (y compris la validation ex post des biens et services acquis), qui sera également publié en ligne d’ici juin 2021.

30 juin : S'agissant des rapports, la chaîne de dépenses informatisée permet de rétablir la position des transactions traitées dans le compte de riposte au COVID-19, à tout moment et dans divers formats. Pendant l’épidémie d’Ebola, il n’a pas été possible de créer des codes spécifiques pour les dépenses du plan de riposte, ce qui a rendu leur remboursement difficile. Avec le plan de riposte au COVID-19, le système de codage permet d’isoler les dépenses pertinentes à tout moment, à des fins de remboursement et de vérification.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
21 mai : Les institutions financières ont obtenu un report de 3 mois du paiement des frais de surveillance ainsi que des contributions au régime d’assurance-dépôts. Les compagnies d’assurance doivent reporter le paiement des primes dues pendant l’épidémie et suspendre les polices à la demande des clients. Les exigences d’identification pour les comptes d'argent électronique ont été assouplies et les entreprises sont encouragées à réduire les frais de transfert d'argent électronique. Les paiements de dividendes ont été suspendus tandis que les institutions financières doivent limiter au strict minimum les frais d’assistance technique versés à leurs sociétés mères.

30 août : Le plan de riposte au COVID-19 de la Guinée met en lumière les mesures prises pour aider les entreprises, notamment l’introduction d’exonérations temporaires d’impôts, de cotisations sociales et de paiements de services publics pour les entreprises des secteurs les plus touchés.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 avril : Parmi les mesures annoncées pour lutter contre le coronavirus, l’État prendra en charge les factures d’électricité des plus pauvres pendant trois mois, gèlera le prix des médicaments et des produits de première nécessité pendant la pandémie, et introduira la gratuité des transports publics pendant trois mois.

25 mai : Nouveau programme de transferts monétaires de 250 000 GNF (25 dollars) par mois pour 240 000 ménages (1,6 million de personnes) dans différentes parties de la Guinée, dont Conakry. Le programme s'étendra de juin à décembre 2020.

25 mai : La nouvelle agence de protection sociale distribuera des kits sanitaires à 130 900 ménages à partir d’avril 2020.

1er juillet : Les autorités envisagent de prendre des mesures de soutien supplémentaires en faveur de la chaîne des produits de base agricoles en vue de maintenir la sécurité alimentaire dans le pays à la lumière du COVID-19.

Guinée-Bissau

Tests par million
762
Cas confirmés
2403
Taux de mortalité
41
COVID-19: besoins de financement prévus
27 août : Un plan de riposte au COVID-19 pour la Guinée-Bissau a été mis en œuvre. Ce plan devrait coûter 2,7 milliards de FCFA (5 millions de dollars US, soit 3,4 % du PIB de la Guinée-Bissau).
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.covid19gb.com/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
43
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
13%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
35%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
13%

Financement interne et externe
15 April : La Guinée-Bissau figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Au 13 avril 2020, cet allégement s’élevait à 1,48 million de dollars.

1er mai : L’UNICEF a commencé à mobiliser un financement de 2,5 millions de dollars en faveur de la Guinée-Bissau pour l'aider à atténuer l’impact du Covid-19.

29 mai : Partenariat UE-OIM visant à mobiliser un peu plus d’un million d’euros pour atténuer l’impact du Covid-19 sur les migrants/réfugiés au Burkina Faso, au Cameroun, en Guinée-Bissau, au Nigeria et au Sénégal.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 21 mars, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé les mesures suivantes : i) 340 milliards de XOF (589 millions de dollars) de liquidités supplémentaires mises à la disposition des banques par le biais d'adjudications hebdomadaires et mensuelles à hauteur de 4 750 milliards de XOF (8,2 milliards de dollars); ii) élargissement du cadre de garantie pour accéder au refinancement de la BCEAO afin d’inclure 1 050 milliards XOF (1,8 milliard de dollars) de dette bancaire de 1 700 entreprises privées préqualifiées ; iii) mise en place, avec le système bancaire, d'un cadre pour accompagner les entreprises éprouvant des difficultés à rembourser les crédits.

Le 25 mars : D’autres mesures sont prises, notamment : i) affectation de 25 milliards de XOF au fonds fiduciaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), afin d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu'elle accordera aux pays éligibles pour financer les dépenses urgentes d'investissement et d'équipement ; ii) communication sur le programme spécial de refinancement des crédits bancaires accordés aux PME ; iii) négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique pour encourager son usage ; iv) bon approvisionnement en billets pour garantir un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques.

Pour promouvoir l’utilisation des outils de paiement électronique, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) propose des mesures plus flexibles pour ouvrir un service d'argent mobile et rendre les transferts d'argent électronique entre personnes gratuit.

Au 30 avril, la banque centrale régionale avait également créé des « bons Covid-19 » pour lever des fonds pendant la pandémie.

Le 22 juin, la BCEAO a annoncé qu’elle avait réduit le taux des opérations d’appels d’offres de 2,5 à 2 %, et que le taux d’intérêt sur les guichets de prêts marginaux avait été ramené de 4,5 à 4 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le 27 avril, les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont déclaré une suspension temporaire du pacte de croissance et de stabilité de l’UEMOA fixant six critères de convergence, y compris la règle du maintien du déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB, pour aider les pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 en leur permettant d'augmenter temporairement les déficits budgétaires. (Achevé le 07-05-2020)
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Des mesures d’urgence d’environ 0,5 million de dollars ont été approuvées. Celles-ci sont axées sur la modernisation du principal hôpital national, et la fourniture de médicaments, de nourriture et de matériel médical aux hôpitaux du pays. Le principal hôpital a déjà reçu 100 millions de FCFA (0,01 % du PIB, soit 1,7 million de dollars) de la part des autorités et recevra 122 millions de FCFA (2,1 millions de dollars, soit 0,14% du PIB) de plus par mois.

17 juin : Un montant total de 1 million de dollars (0,1 % du PIB), contre 0,5 million au départ, a été alloé aux interventions de santé en Guinée-Bissau.

27 août : Le gouvernement de Guinée-Bissau a augmenté ses dépenses mensuelles de santé de 222 millions de francs CFA (environ 400 000 USD, soit 0,03 % du PIB). Celles-ci s'ajoutent au financement destiné au plan d’intervention sanitaire d’urgence, pour lequel 2,7 milliards de FCFA (5 millions de dollars, soit 3,4 % du PIB) ont été affectés.
Transparence, obligation de rendre compte et participation

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Au 30 avril, 525 millions de FCFA (0,9 million de dollars) avaient été alloués par l’État pour l’achat de denrées alimentaires essentielles destinées aux personnes se trouvant dans une situation économique relativement difficile. 20 000 sacs de riz et 10 000 sacs de sucre ont été distribués à travers le pays.

Kenya

Tests par million
151
Cas confirmés
47843
Taux de mortalité
884
COVID-19: besoins de financement prévus
30 avril : Des dépenses liées au COVID-19 totalisant 40 milliards de KES (374 millions de dollars US, soit 0,4 % du PIB) en 2019/20 ont été incluses dans un budget supplémentaire.
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.health.go.ke/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
52
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
6,06%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
28%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
6,06%

Financement interne et externe
Un Fonds d’intervention d’urgence COVID-19 a été créé, accompagné de lignes directrices réglementaires..

Le pouvoir exécutif du Kenya a accepté de réduire les salaires, alors que le nombre de cas confirmés de COVID-19 continue d’augmenter, a annoncé le président Uhuru Kenyatta. Le salaire de Kenyatta et celui de son vice-président seront réduits de 80%, tandis que celui de leurs ministres et adjoints seront réduits de 20 à 30%.

31 mars : La Banque centrale a débloqué 7,4 milliards de Shs (69 millions de dollars, soit 0,08% du PIB) au profit du gouvernement pour soutenir la lutte contre COVID-19. La banque a expliqué que l’argent était une « manne exceptionnelle et non budgétisée » qui provenait de billets ayant perdu toute leur valeur après la démonétisation du billet de 1 000 Shs (9,4 USD) l'année dernière.

Le 2 avril, le Conseil d’administration du Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement immédiat de 50 millions de dollars (0,06% du PIB) pour soutenir la riposte du Kenya à la pandémie de COVID-19 dans le cadre d’une nouvelle opération - le Projet d’intervention d’urgence COVID-19 du Kenya.

5 avril : Le Bureau du Procureur Général a fait don de 19 millions de dollars (0,02% du PIB) au fonds d’urgence de lutte contre le coronavirus du pays. Ce montant représente l’argent que son bureau avait saisi dans le cadre de transactions frauduleuses au cours des deux dernières années.

Le 6 mai 2020, le FMI a approuvé un financement de 739 millions de dollars (0,84% du PIB) au titre de la Facilité de crédit rapide (FCR) pour répondre aux besoins urgents en matière de balance des paiements du Kenya induits par la pandémie de COVID-19.

20 mai : La Banque mondiale a approuvé une aide budgétaire de 1 milliard de dollars (1,14%du PIB) en faveur du Kenya pour combler son déficit de financement budgétaire et gérer l’impact économique du Covid-19 sur le pays.

Le 22 mai, la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 188 millions d'euros (environ 0,2% du PIB) pour soutenir les efforts déployés par le gouvernement kényan pour faire face à la pandémie de COVID-19 et en atténuer les impacts économiques, sanitaires et sociaux.

9 septembre : Entre juin et août, un montant supplémentaire de 200 milliards de Sh (1,84 milliard de dollars, soit 200 % du PIB) a été emprunté localement. Les chiffres officiels des emprunts extérieurs pour août n'ont pas encore été mis à jour.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 24 mars, la Banque centrale (1) a abaissé son taux directeur de 100 points de base à 7,25 % ; (2) a abaissé le ratio des réserves de trésorerie des banques de 100 points de base à 4,25 % ; (3) a ramené la durée maximale des accords de rachat de 28 à 91 jours ; et (4) a annoncé aux banques des mesures de flexibilité relatives à la classification et au provisionnement des prêts qui étaient performants le 2 mars 2020, mais qui ont été restructurés en raison de la pandémie. La Banque centrale a également encouragé les banques à assouplir les conditions de prêt des emprunteurs en fonction des circonstances liées à la pandémie, et a encouragé l'exonération ou la réduction des frais sur les transactions d'argent mobile afin de dissuader l’utilisation de liquidités.

Le 15 avril, la Banque centrale a suspendu pendant six mois l'enregistrement de renseignements négatifs sur le crédit des emprunteurs dont les prêts sont devenus non productifs après le 1er avril. Un nouveau seuil minimum de 10 USD a été établi pour les renseignements négatifs sur le crédit présentés aux bureaux de référence du crédit.

Le 29 avril, la Banque centrale a abaissé son taux directeur de 25 pb à 7,0 %.

Le 27 mai, le Comité de politique monétaire a maintenu le taux directeur à 7 % et a constaté que les mesures prises au cours du mois précédent avaient eu l'effet escompté.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 avril : Un Fonds d’intervention d’urgence Covid-19 a été créé, accompagné de lignes directrices réglementaires.

11 juin : Le Kenya supprimera toute une série d’exonérations fiscales, y compris pour l’exploration pétrolière et gazière, dans le but de compenser la perte de revenus causée par la crise du coronavirus. Les exonérations fiscales se sont élevées à 535 milliards de SH (5,03 milliards de dollars, soit 6 % du PIB).

Le 30 juin, le Président du Kenya a sanctionné la loi de finances de 2020. Cette loi décrit et modifie diverses lois sur l’impôt des sociétés et des particuliers associées au répit financier accordé dans le cadre du COVID-19.

9 septembre : L’État a accéléré le paiement des remboursements de TVA et d’autres obligations gouvernementales afin d’augmenter le financement des transferts monétaires, et plusieurs autres initiatives.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le gouvernement a réservé des fonds pour des dépenses de santé supplémentaires destinées notamment à financer une surveillance accrue, des services de laboratoire, des unités d’isolement, l’équipement, les fournitures et les communications.

Le 25 mars, le gouvernement a annoncé le décaissement de 1 milliard de KES (9 millions de dollars) pour le recrutement de personnel médical supplémentaire.

Compte tenu de la baisse des revenus attribuable à la diminution de l’activité économique et de la nécessité de tenir compte des dépenses d’urgence, le gouvernement réévalue actuellement l'objectif de déficit budgétaire pour l’exercice 2019-2020.

29 avril : Pour compenser les pertes de revenus et réaffecter les fonds à l’atténuation des effets du coronavirus, le Trésor a présenté un budget supplémentaire. Une nouvelle ligne budgétaire de 3.9 milliards de Ksh a été allouée pour la riposte face au Covid-19. Au total, le Trésor public dit avoir alloué 40,3 milliards de Ksh (0,4% du PIB) aux dépenses liées à la pandémie. Celle-ci comprend 5 milliards de KES pour le secteur de la santé, ainsi que la réaffectation des dépenses précédemment prévues, dont la plupart seront prises en charge grâce à une aide de 60 millions de dollars de la Banque mondiale qui couvre également 2020/21 ; 13 milliards de KES pour accélérer le règlement des factures échues aux des fournisseurs ; 10 milliards de KES pour accélérer les remboursements de TVA ; et 10 milliards de KES pour les transferts monétaires destinés aux personnes âgées, aux personnes handicapés et aux ménages à faible revenu.

26 juin : Le gouvernement a proposé un plan de relance économique supplémentaire de 53,7 millions de KES (504780 USD ou 0,5 % du PIB) à inclure dans son budget 2020/2021. Celui-ci comprend un nouveau programme d’emploi pour les jeunes, l'apport de garanties de crédit et plusieurs autres initiatives. Le Trésor a réaffecté 2 milliards de KES2 (18 millions de dollars, soit 0,02 % du PIB) du budget pour l'achat, entre autres, de kits de dépistage du COVID-19 et de masques. Des crédits budgétaires ont été alloués à l'achat de ces articles qui devait durer jusqu’au 30 juin. Le budget contient également 1,5 milliard de KES (14 millions de dollars, soit 0,016% du PIB) alloués au ministère du Travail pour les allocations aux personnes âgées, et 1 milliard de KES supplémentaires (9,4 millions de dollars, soit 0,11% du PIB) pour l’embauche d'agents de santé supplémentaires.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
29 avril : Le Bureau parlementaire du budget du Kenya a averti qu’une grande partie des réaffectations pourrait ne pas être liée à la pandémie et qu'elles étaient contraires à la réglementation sur la GFP.

31 mars : Un avis public a été publié pour demander aux citoyens de faire part de leurs commentaires sur le règlement relatif au Fonds d’intervention d’urgence COVID-19. Cependant, une seule journée leur a été accordé pour ce retour d'information.

11 mai : Le projet de loi sur les services de santé communautaire a vu le jour après la participation du public.

6 mai : Afin de s’assurer que les ressources liées au COVID-19 sont utilisées aux fins prévues, les autorités s’engagent à faire procéder à un audit indépendant des dépenses liées au COVID-19 après la crise et à en publier les résultats.

26 juin : Les citoyens Kenyans ordinaires pourront pour la première fois examiner les détails des marchés publics via le portail d’information sur les marchés publics (www.tenders.go.ke). En outre, une nouvelle politique de dette et d’emprunt oblige le Kenya à gérer sa dette publique de manière plus stratégique et transparente, notamment en précisant clairement les responsabilités en matière de surveillance et d’audit concernant l’utilisation des fonds empruntés.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 avril : Des réductions d’impôt ont été accordées aux petites entreprises et aux sociétés. Le taux de la taxe sur le chiffre d’affaires a été réduit de 3 à 1 % pour les micro-entreprises et les petites et moyennes entreprises. Les taux d’imposition des sociétés et des particuliers ont été réduits de 30 à 25 %. Le gouvernement a également réservé des fonds pour accélérer le paiement des obligations existantes afin de maintenir les flux de trésorerie des entreprises pendant la crise.

30 avril : Réduction du taux normal de TVA de 16 à 14% et suppression d’une longue liste d’exonérations de TVA et de l’impôt sur les sociétés. Le coût annuel de ces mesures d'allègement fiscal est estimé à 1,7 % du PIB.

17 mai : Sur les conseils du FMI, le gouvernement du Kenya envisage d'annuler les baisses d’impôt sur le revenu, de la taxe sur la valeur ajoutée et des prélèvements sur les ventes annoncées par le président Uhuru Kenyatta dans la foulée de la pandémie de COVID-19. Le FMI affirme que ces baisses coûteront cher à l'administration fiscale kenyane (KRA) et compromettront la capacité de l’État à faire face aux urgences et à mettre en œuvre les projets de développement tels que les routes, les centrales électriques et les infrastructures hydrauliques.

26 juin : Le taux de base de l’impôt sur le revenu des sociétés passe de 30 à 25 %. Le taux de l'impôt sur le chiffre d’affaires des petites entreprises passe de 3 à 1 %.

30 juin : La Loi finances 2020 met en lumière une augmentation du salaire minimum imposable des employés qui passe à 288 000 KES (environ 2 656 USD) par an afin d’alléger la pression que le COVID-19 exerce sur les personnes à faible revenu. En plus de ce changement, le gouvernement a exonéré de TVA les semences de maïs et les services ambulanciers à la lumière du COVID-19.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
15 avril : Allègement fiscal pour les personnes à faible revenu (gagnant jusqu’à 240 USD).
Réduction du taux de TVA de 16 à 14% avec effet au 1er avril 2020.
Suspension des trois bureaux de référence de crédit du pays, qui à eux trois, comptent environ 2,5 millions de Kenyans ayant une cote de crédit négative et ne pouvant pas obtenir de crédit auprès des banques ou des applications fintech, à compter du 1er avril.
Le Trésor public a alloué une aide de 10 milliards de Ksh (100 millions de dollars) supplémentaires destinée aux personnes âgées, aux orphelins et à d’autres populations vulnérables dans le cadre du système de transfert monétaire relativement bien développé au Kenya.
Les exonérations de frais sur les transactions d’argent mobile entre personnes sur M-PESA ont été approuvées.

11 mai : Aux côtés de l’UE, la Suède, la Finlande et le Danemark mobilisent 211 millions de Ksh (2 millions de dollars) pour améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement de 119 000 résidents kényans les plus touchés par le Covid-19.

26 juin : Un allégement fiscal complet de l’impôt sur le revenu est accordé aux personnes gagnant moins de 23 962 KES (225 USD) par mois, et une réduction du taux supérieur de retenue à la source de 30 à 25 % a été adoptée.

9 septembre : Des modifications ont été apportées à la Loi de finances, notamment : la TVAà taux zéro sur le maïs, le manioc et la farine de blé pendant 6 mois afin de rendre l'unga abordable. La nouvelle loi de finances prolonge également d’un an la TVA à taux zéro sur le gaz de cuisson.

Lesotho

Tests par million
Cas confirmés
1934
Taux de mortalité
43
COVID-19: besoins de financement prévus
15 avril : La Banque mondiale estime que le Lesotho aura besoin de 11 % du PIB pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

12 mai : Le gouvernement a établi un budget de 698 millions de malotis (40 millions de dollars, soit 2,5% du PIB) pour la riposte face au Covid-19.
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.gov.ls/about-coronavirus-covid-19/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
155
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
11%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
19%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
11%

Financement interne et externe
14 avril : Bien qu'il n'ait enregistré aucun cas de Covid-19, le Lesotho a officiellement entamé des pourparlers avec la Banque mondiale et l’Union européenne (UE).

Le 17 avril, Econet Telecom Lesotho et le gouvernement du Lesotho, par l’intermédiaire du Centre national de commandement, ont mis en place des voies pour solliciter des dons au profit de la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Le 23 avril, il a été annoncé que le gouverneur de la Banque centrale entamera des démarches auprès du Fonds monétaire international (FMI) pour obtenir une aide éventuelle en matière de balance des paiements en vertu des dispositions relatives au COVID-19.

Le 14 mai, la Banque mondiale a approuvé un crédit de 30 millions de dollars (7,5 millions de dollars, soit 0,27 % du PIB) de l’Association internationale de développement (IDA) pour soutenir les efforts du Lesotho visant à prévenir, à détecter et à répondre à la pandémie mondiale de COVID-19.

Le 17 juin, la demande de financement accéléré du Lesotho dans le cadre du COVID-19 a été approuvée à hauteur de 3,47 millions de dollars (environ 0,13 % du PIB) par le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE).

26 juin : La Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 8,9 millions de dollars au profit de 6 pays de la SADC (Lesotho, Malawi, Madagascar, Mozambique, Zambie et Zimbabwe).

29 juillet : Le Conseil d’administration du FMI approuve une aide d’urgence de 49,1 millions de dollars (soit 1,8 % du PIB) en faveur du Lesotho pour faire face à la pandémie de COVID-19.

9 septembre : Le Comité du développement de la Banque mondiale et les ministres des Finances du G20 ont approuvé l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) en réponse à la demande de la Banque mondiale et du FMI d’accorder une suspension du service de la dette aux pays les plus pauvres pour les aider à gérer les graves répercussions de la pandémie de COVID-19. Lesotho participe à la DSSI, étant donné que le pays présente un risque modéré de surendettement externe et global. Cette DSSI créee un espace budgétaire de 9,5 millions de dollars (soit 0,3 % du PIB).
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 23 mars, à l'issue d'une réunion extraordinaire du Comité de politique monétaire, la Banque centrale du Lesotho (CBL) a annoncé (i) une augmentation du plancher cible des réserves nettes de change (NIR) de 630 à 660 millions de dollars et (ii) une réduction de 100 points de base du taux directeur de la CBL, qui est passé de 6,25 à 5,25 %.

Le 13 avril, les banques ont été invitées à suspendre les remboursements de prêts pendant trois mois, et les compagnies d’assurance à suspendre les paiements échelonnés. La mise en œuvre de Bâle II.5 a été reportée pour libérer des fonds qui seraient autrement destinés à des réserves de capitaux supplémentaires.

Le 14 avril, la Banque centrale du Lesotho a réduit le taux directeur de 100 points de base supplémentaires de 5,25 à 4,25 %.

Le 22 mai, les Comité de politique monétaire (MPC) s'est réuni et a décidé de : i. réduire le plancher cible des NIR de 660 à 530 millions de dollars. L’objectif des NIR reste en phase avec le maintien du taux de change entre le loti et le rand sud-africain. ii. Réduire le taux de la Banque centrale du Lesotho (CBD) de 4,25 à 3,75 % par an.

26 juin : Pour encourager l’utilisation de paiements non monétaires, la CBL a négocié avec les opérateurs de réseaux mobiles la suppression des frais pour les transactions inférieures à 50M (3 USD) et a augmenté temporairement les limites des transactions monétaires mobiles.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en
produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une
disponibilité et un accès durables à des
médicaments et à des produits de santé
essentiels abordables et efficaces, et les
États membres sont encouragés à
utiliser ce mécanisme pour l'achat des
fournitures nécessaires à la prévention,
au traitement et à la lutte contre le
COVID-19 et toute autre épidémie.

Lors d’une réunion du Cabinet le 6 mai, il a été décidé que l'ensemble de l'aide relative au COVID-19 serait placée sous le contrôle direct de l’Autorité de gestion des catastrophes (DMA). Il a également été proposé que la DMA opère à titre d'entité indépendante et non pas de ministère chargé de la bonne gouvernance et de la redevabilité, puisqu’elle est déjà dotée d'un conseil d’administration.

9 septembre : Le Lesotho a utilisé les mesures suivantes pour financer les dépenses liées au COVID-19 : virements entre les budgets approuvés des ministères ; et ii) réaffectations de crédits budgétaires nécessitant l’approbation du Parlement. Le pays a également recourur à la sollicitation d'une source unique et des ajustements ont été apportés aux exigences relatives aux bons de commande t aux factures afin d’assurer une gestion plus efficace de la trésorerie et de la liquidité pendant cette crise. Les écarts budgétaires restants pour les dépenses liées à la COVID-19 seront comblés par un allégement ou une restructuration de la dette externe et par la réaffectation des fonds des budgets de prévoyance et des fonds de secours. La classe politique était d'accord pour procédr à une réaffectation budgétaire avant la mi-exercice habituelle. Le Parlement a approuvé les crédits. Les données budgétaires ont été utilisées et les postes inactifs ont été examinés et ajustés en conséquence.

9 septembre : Le ministère des Finances a assuré la continuité des activités grâce à l’utilisation de réseaux virtuels.

9 septembre : Le recrutement d’urgence des agents de la santé a été intégré dans les processus de financement et d’achat des soins de santé, afin d’améliorer l’efficacité. TLe gouvernement a apporté un soutien financier aux industries liées au COVID-19 (producteurs locaux d’équipement d’EPI, R&D pour le diagnostic et la mise au point de vaccins) en améliorant l’accès au crédit dans le secteur privé.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 13 avril, le Premier ministre a dévoilé des mesures budgétaires actualisées totalisant 1,2 milliard de M (67 millions de dollars) pour renforcer la sécurité alimentaire et aider les personnes les plus touchées par la crise. Sur ce montant, 500 millions de M (28 millions de dollars) sont destinés à un fonds contributif lancé par le gouvernement.

Lors d’une réunion du Cabinet le 6 mai, il a été recommandé d’envisager de réorienter les fonds destinés à la construction d’installations sportives pour les Jeux du Commonwealth vers le financement des interventions liées au COVID-19. Il a également été proposé que toutes les réductions proposées par le Comité soient orientées vers l’achat et/ou la mise à niveau de la flotte gouvernementale d’ambulances, conformément à la norme requise pour le transport des patients atteints de coronavirus.

Le 23 avril, le Premier ministre a indiqué que le Fonds de secours aux sinistrés, doté d’un budget de 698 millions de M (39 millions de dollars), sera utilisé pour lutter contre COVID-19

12 mai : Le gouvernement demandera bientôt au Parlement de réorienter les fonds de 659 millions de M (40 millions de dollars) du budget d’investissement 2020/2021 vers les programmes de riposte au Covid-19 du pays. Le budget d’investissement de 4,7 milliards de M (271 millions de dollars) serait donc réduit de 659 millions de M si le Parlement approuve la demande du gouvernement.

26 juin : Deux mesures fiscales sont mises en œuvre : (i) un fonds de 700 millions de M (40 millions de dollars, soit 2 % du PIB) mis de côté pour le Plan national intégré de riposte au COVID-19 de 2020 ; dont plus de la moitié est destinée à l’achat de biens et services essentiels et au personnel de soins de santé, le reste couvrant la gestion des frontières, la logistique et la sécurité ; (ii) un fonds d'un montant de 1,2 à 1,5 milliards de M ( 70 à 87 millions de dollars, soit entre 2,5 et 3,2% du PIB) a été créé pour l’aide d’urgence et l’élargissement de la protection sociale.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
29 Juillet : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement publiera les marchés publics liés au COVID-19 ; publiera les noms des entreprises qui obtiennent des marchés ; validera la fourniture des produits et services ; publiera les renseignements sur la propriété bénéficiaire des entreprises qui obtiennent des contrats d’approvisionnement liés au COVID-19 ; publiera les rapports sur les dépenses liées au COVID-19 et effectuera des audits propres au COVID-19 et en publiera les résultats.

2 août : Au Lesotho, le Centre national de commandement d’urgence (NECC), composé de divers ministères et services gouvernementaux, qui est chargé de mener la lutte contre la COVID-19, a été accusé en mai d’avoir détourné des fonds publics destinés à combattre le virus. Selon le Lesotho Times, le budget fuité a révélé des plans d’approvisionnement frauduleux concernant des thermomètres sans contact.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Dans le cadre des mesures budgétaires annoncées le 13 avril, 200 millions de M (11 millions de dollars) seront consacrés à l’agriculture pour la production alimentaire. Le gouvernement prendra également en charge les loyers des entreprises en mai et reportera certains impôts jusqu’en septembre. Le pays améliorera aussi les facilités de crédit en faveur des PME, garantissant 75% du capital au lieu de 50%.

Le 23 avril, le Premier ministre a annoncé un fonds de 500 millions de M (28 millions de dollars) pour soutenir les entreprises privées.

13 mai : Les commerçants informels ne paieront pas les droits de licence pendant le confinement et 2 mois après. Les entreprises en conformité fiscale obtiendront une prolongation de la date limite de paiement jusqu’à la fin septembre – la date butoir sera communiquée plus tard. Les montants dus au titre de la fiscalité simplifiée des entreprises pour les services non essentiels, y compris les transports, ne seront pas exigibles Les banques ont reçu l'ordre de prolonger la trêve de paiement de trois mois pour toutes les personnes et entreprises affectées. Les taux d’intérêt des prêts et de l’argent mobile doivent être abaissés.

26 juin : Le gouvernement fournira jusqu’à 20 000 M (1 149 USD) sous forme de subventions de contrepartie aux entreprises sont le nombre d’employés va de 1 à 50, à condition que les entreprises ne licencient pas les travailleurs.

9 septembre : Les autorités prévoient d'offrir une subvention à 45 000 travailleurs industriels et de subventionner la production alimentaire à hauteur de 100 millions de M (6 millions de dollars, soit 0,2 % du PIB). Les autorités entendent également apurer les arriérés des MPME et d’étendre les facilités de garantie de crédit de 450 millions de M (27 millions de dollars, soit 1 % du PIB). elles offrent également des aides et des subventions au loyer aux MPME et des trèves de paiement de loyer aux entreprises qui louent auprès de la Lesotho National Development Corporation et aux administrations locales/municipales. La Lesotho Revenue Agency reporte le CIT pour les deux premiers trimestres pour toutes les entreprises et propose des reports d’impôt pour la retenue à la source (PAYE) et la TVA.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Dans le cadre des mesures fiscales annoncées le 13 avril, les régimes de protection sociale seront élargis. Les transferts monétaires existants, comme le Programme d'allocations pour enfants, seront augmentés. L’aide publique sera étendue pendant 3 mois, afin d'en faire bénéficier des groupes vulnérables tels que les enfants, les personnes âgées handicapées et les personnes travaillant dans le secteur informel.

Le 23 avril, il a été annoncé que les 45 000 ouvriers d’usine du Lesotho recevraient chacun un paiement mensuel de 800 LSL (44 USD) du gouvernement au cours des « deux ou trois prochains mois » pour leur permettre de répondre à certains de leurs besoins de base. Cet argent serait en plus des 500 millions de LSL (27,8 millions de dollars) destinés aux entreprises.

5 mai : Des colis alimentaires seront livrés aux personnes vulnérables dans le cadre d’un programme gouvernemental.

13 mai : Les étudiants internationaux (issus de la SADC et de l'extérieur) recevront des paiements supplémentaires pendant 3 mois. Les étudiants internationaux (en dehors de la SADC) recevront 300 $ de plus pendant 3 mois, soit 900 $. On leur conseille de rester dans leurs bases. Les étudiants de la région continueront de recevoir des allocations – et leur retour chez eux sera facilité au besoin..

9 septembre : Les autorités prévoient d'offrir une subvention à 45 000 travailleurs industriels et de subventionner la production alimentaire à hauteur de 100 millions de M (6 millions de dollars, soit 0,2 % du PIB)..

Libéria

Tests par million
Cas confirmés
1393
Taux de mortalité
82
COVID-19: besoins de financement prévus
Le 13 avril, le président Weah a annoncé que le financement prévu pour l'aide alimentaire, les soins de santé et d’autres domaines s’élevait à 40 millions de dollars US (1,2 % du PIB).

6 juin : La pandémie est à l'origine d'un besoin de balance des paiements de 150 millions de dollars (soit 5,1 % du PIB) en 2020, qui découle en grande partie d’un déficit des recettes intérieures estimé à 119 millions de dollars.
Liens officiels sur la COVID-19
http://moh.gov.lr/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
19
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
3,86
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
47%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
3,86

Financement interne et externe
En mars, la Banque mondiale a approuvé à ce jour un financement de 1,5 million de dollars (qui n’a pas encore été utilisé). Les secteurs d'intervention du plan portent sur le soutien aux agents de santé, l’achat et la remise en état de l’équipement de soins de santé, l’achat de médicaments et d’autres fournitures médicales, le déploiement de personnel d’appoint pour participer aux activités de dépistage, les zones frontalières, les équipes d’intervention rapide, la formation des intervenants, la planification, les communications et le partage de l’information, la dotation en personnel et l’équipement des laboratoires, ainsi que le soutien logistique et d’approvisionnement.

Le 9 avril, la Banque mondiale a approuvé un financement supplémentaire de 7,5 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) pour aider le Liberia à répondre à la menace posée par l’épidémie de coronavirus. Ce financement se compose d'une subvention de 3,75 millions de dollars et d'un crédit concessionnel de 3,75 millions de dollars de l’IDA.

Le Liberia figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Au 13 avril, l'allégement de la dette consenti par le FMI au Liberia s'élève à 15,92 millions de dollars.

17 avril : Un Fonds d'aide d’urgence COVID-19 sera mis en place à des fins commerciales pour aider le gouvernement libérien à se procurer des produits de première nécessité tels que de la nourriture, des médicaments, des masques de protection pour les personnes vulnérables, et des kits d’essai, de l’équipement de protection individuelle et d’autres dispositifs de protection destinés aux traceurs de contacts et aux agents de santé. Le Fonds de secours sera financé par une imposition de 25 % sur les salaires nets de toutes les personnes employées (dans les secteurs privé et public) pendant deux mois (mai et juin 2020). Le Fonds d’urgence COVID-19 sera financé de la même manière par les charges sociales prélevées par l’Administration fiscale du Liberia ; et toutes les sommes perçues par l’Administration fiscale du Liberia seront déposées dans le(s) compte(s) établi(s) auprès de la(des) banque(s) commerciale(s) désignée(s) par le ministre des Finances et de la Planification du Développement.


La Banque africaine de développement prépare une importante opération d’appui budgétaire au titre de la Facilité de riposte au COVID-19, qui a été approuvée le 8 avril.

11 mai : Le gouvernement des États-Unis a engagé 1 million de dollars en faveur du secteur de la santé pour atténuer la propagation du COVID-19 au Liberia.

Le 24 juin, le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) a approuvé la demande de financement accéléré du Liberia dans le cadre du COVID-19 de 7 millions de dollars, soit 0,2 % du PIB). Le FMI a approuvé le décaissement de 36,17 millions de DTS (50 millions de dollars, soit 1,7 % du PIB) au titre de la Facilité de crédit rapide pour soutenir le Liberia dans sa riposte au COVID-19.

26 juillet : La Banque africaine de développement approuve une subvention du FAD de 10,15 millions d’UC (846 000 USD, soit 0,03 % du PIB) pour la riposte au COVID-19 au Liberia.

Le 28 juillet, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un soutien budgétaire direct de 14 millions de dollars (soit 0,43 % du PIB) pour le Liberia dans le cadre d'un programme multi-pays d’appui à la réponse au COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
7 mai : Aucune modification de la politique monétaire n’est envisagée à ce stade, car la pénurie de billets de dollars libériens et le manque de confiance dans le système bancaire empêchent toute réponse significative à la pandémie au moyen d’instruments de politique monétaire. Pour atténuer cette situation, la CBL accélère l’achat de billets supplémentaires pour aider à répondre à la demande en dollars libériens dans l’économie. En réponse aux difficultés éprouvées par le secteur privé, la CBL permet également aux banques de pratiquer une abstention limitée des politiques de classification des actifs, de provisionnement et de prêt dans les secteurs les plus durement touchés de l’économie, tout en restant vigilante face aux signes de tensions dans le secteur bancaire.

29 mai 2019 : Le conseil des gouverneurs réduit le taux directeur de 500 points de base à 25 %, conformément à ses projections d’inflation.

5 juin : Pour remédier à la pénurie de dollars libériens et au besoin croissant de liquidités en dollars américains, les autorités ont contracté l’impression de billets de banque en dollars libériens supplémentaires et formulent des mesures 5 juin : Pour remédier à la pénurie de dollars libériens et au besoin croissant de liquidités en dollars américains, les autorités ont contracté l’impression d’autres billets de banque en dollars libériens et formulent des mesures pour les inclure dans le budget de 2021 visant à augmenter la liquidité en dollars américains 5 juin : Pour remédier à la pénurie de dollars libériens et au besoin croissant de liquidités en dollars américains, les autorités ont contracté l’impression d’autres billets de banque en dollars libériens et formulent des mesures visant à augmenter les liquidités en dollars américains qui seront incluses dans le budget 2021.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
25 juin : Les autorités libériennes ont pris des mesures pour augmenter les recettes intérieures, notamment l’approbation législative d’une taxe d’accise sur le carburant et l’adoption d’une résolution visant à canaliser toutes les recettes générées par deux grandes entités étatiques vers le compte consolidé du gouvernement.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
En date du 14 avril, le gouvernement du Liberia a contribué à hauteur de 500 000 USD à la lutte contre l’épidémie de COVID 19.

15 avril : Le président George Weah demande au pouvoir législatif de réapproprier 25 millions de dollars pour le reste de l’année budgétaire 2019/2020 afin de soutenir le plan de relance du gouvernement visant à faciliter la distribution de nourriture aux ménages désignés pendant 60 jours.

1er juin : Le budget national remanié proposé reflète la réorientation de 32 millions de L (11,2 millions de dollars, soit moins de 0,03 % du PIB) vers un nouveau poste budgétaire « Riposte au COVID-19 ». Des coupures budgétaires sont opérées dans les postes suivants ; l’utilisation de biens et de services a diminué de près de 20 millions de L (100 000 dollars, soit 0,003 % du PIB) ; ii) les dépenses au titre des subventions ont diminué de 608 000 L (3 040 dollars, soit moins de 0,001 % du PIB) ; (iii) les dépenses au titre des aides ont diminué de 16 millions de L (80 000 dollars, soit moins de 0,002 % du PIB).
Transparence, obligation de rendre compte et participation
7 avril : La Banque Centrale et le ministère des Finances et de la Planification du Développement ont l’intention de faire procéder à un audit des dépenses après la crise par un auditeur indépendant.

5 juin : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement publiera les marchés publics liés au COVID-19 ; publiera les noms des entreprises qui obtiennent des marchés ; validera la fourniture des produits et services ; publiera les renseignements sur la propriété bénéficiaire des entreprises qui obtiennent des contrats d’approvisionnement liés au COVID-19 ; et réalisera des audits propres au COVID-19 et en publiera les résultats.

25 juin : Le gouvernement libérien a considérablement amélioré le suivi, le contrôle et la transparence des dépenses, notamment en compilant et en publiant des rapports de dépenses hebdomadaires rapprochés détaillés, en exigeant que toutes les entités budgétaires utilisent le système centralisé de gestion financière et en s’engageant à publier en temps voulu un audit des dépenses liées à la crise.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le 28 juillet, il est annoncé que l’aide budgétaire de 14 millions de dollars (soit 0,43 % du PIB) fournie par la Banque africaine de développement vise en partie le monde des affaires et les petites et moyennes entreprises.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 avril : Le gouvernement a décidé d'opter pour les repas à emporter à la maison, une approche qu’il a utilisée pendant l’épidémie d’Ebola aux côtés de son voisin la Sierra Leone.

25 mai : Le gouvernement mobilise une enveloppe de 25 millions de dollars (soit 0,77% du PIB) pour la distribution de nourriture aux ménages dans les comtés affectés désignés, pour une période de 60 jours.

25 mai : Le gouvernement envisage de prendre en charge les factures d’électricité des ménages des comtés affectés pour toute la durée du confinement à domicile. Le coût de cette mesure s'élève à 4 millions de dollars (0,12% du PIB).

Le 28 juillet, il est annoncé que l’aide budgétaire de 14 millions de dollars (soit 0,43 % du PIB) fournie par la Banque africaine de développement est en grande partie destinée au financement des ménages vulnérables dirigés par des femmes et des enfants scolarisés.

Libye

Tests par million
16
Cas confirmés
53384
Taux de mortalité
774
COVID-19: besoins de financement prévus
15 avril : Le Gouvernement d’entente nationale (GNA) a annoncé une enveloppe de 500 millions de LD (355 millions de dollars US, soit environ 1% du PIB) de dépenses d’urgence liées au COVID-19. La nature exacte et l’utilisation de ces dépenses n’ont pas encore été précisées, mais elles devraient permettre au système d'élargir le dépistage et de faire face à une augmentation éventuelle du nombre d’infections, une fois que le coronavirus arrivera en Libye.

10 mai : En Libye, les besoins pour le Plan COVID-19 du secteur de la santé s’élèvent à 15 millions de dollars (0,03% du PIB). Le Groupe de coordination intersectorielle a mené un exercice qui a permis de déterminer que 30,8 millions de dollars (en plus des 15 millions destiné au Plan COVID-19 du secteur de la santé) seraient nécessaires pour les activités essentielles du Plan d'intervention humanitaire (HRP) visant à atténuer les répercussions directes et indirectes du COVID-19.

27 mai : 130 millions de dollars (0,3% du PIB) sont nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires de la Libye.
Liens officiels sur la COVID-19

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
397
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
37%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)

Financement interne et externe
10 mai : La Libye n’a reçu que 4,5 millions de dollars de financement (bien en deça de 0,01% du PIB).

Le Plan de réponse humanitaire (HRP) 2020 pour la Libye reste considérablement sous-financé et, a reçu au 10 mai 2020, 15,6 millions de dollars (moins de 0,01 % du PIB), soit 12% des besoins. Le Groupe de coordination intersectorielle a mené un exercice qui a permis de déterminer que 30,8 millions de dollars (en plus des 15 millions de dollars pour le Plan COVID-19 du secteur de la santé) seront nécessaires pour les activités essentielles du HRP visant à atténuer les répercussions directes et indirectes du COVID-19 sur les personnes les plus vulnérables au cours des trois prochains mois.

22 juin : À ce jour, la Libye a reçu 39,1 millions de dollars (0,1 % du PIB) des fonds nécessaires pour répondre aux besoins humanitaires résultant de la pandémie.

9 septembre : La Banque africaine de développement accorde à la Libye une aide d’urgence de 0,5 million de dollars (moins de 0,01 % du PIB) pour la fourniture d'EPI contre le COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le 15 mars, un décret interdisant l’exportation d’équipements de protection individuelle a été adopté.

9 September: Le gouvernement d'union nationale (GNA) a annoncé une baisse de salaire de 20% pour les fonctionnaires.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
8 avril : Afin d'augmenter les fonds à la disposition de l’État libyen, le gouvernement d'entente nationale a annoncé une baisse des salaires de tous les fonctionnaires pouvant atteindre 20 %, qui sera réaffectée à d’autres nécessités dans le budget.

9 septembre : Le gouvernement f'union nationale (GNA) a annoncé un programme de dépenses d'urgence iées au COVID-19 de 500 millions de LD (366 millions de dollars, soit 0,8 % du PIB). Bien que la nature exacte et l’utilisation de ces dépenses n’aient pas été précisées, celles-ci devraient viser à aider le système de santé à étendre les tests et à répondre à une augmentation éventuelle des infections.
Le montant total des fonds approuvés par le ministère des Finances pour lutter contre la pandémie de coronavirus a atteint 847 millions de LD (621 millions de dollars, soit 1,3 % du PIB), dont 562 millions de LD (412 millions de dollars, soit 1,2 % du PIB) ont été alloués au ministère de la Santé. De plus, environ 50 millions de LD (37 millions de dollars, soit 0,1 % du PIB) ont été alloués aux municipalités et aux conseils locaux, environ 95 millions de LD (70 millions de dollars, soit 0,14 % du PIB) à l’armée pour les médicaments et l’équipement médical, et environ 41 millions de LD (30 millions de dollars, soit 0,05 % du PIB) aux ambassades et consulats libyens à l’étranger.
Transparence, obligation de rendre compte et participation

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
25 mai : Afin d’empêcher la hausse des prix des produits alimentaires, le ministre de l’Économie a adopté un règlement contrôlant les prix de 16 produits alimentaires tels que les fruits, les légumes et la viande. Le règlement sera révisé tous les 3 mois.

Madagascar

Tests par million
Cas confirmés
16810
Taux de mortalité
238
COVID-19: besoins de financement prévus
10 avril : Bien que les besoins de financement pour atténuer l’impact de la crise sur la santé et l’économie ne soient pas encore connus, on estime que le déficit budgétaire sera porté à 2 % du PIB (contre un excédent d’environ 1,1 % prévu avant le choc).
Liens officiels sur la COVID-19

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
43
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
18%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
22%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
18%

Financement interne et externe
Le 3 avril, le FMI a approuvé le décaissement de 122,2 millions de DTS au titre de sa facilité de crédit rapide.

Le 12 mars, la Banque mondiale a accordé une subvention de 3,7 millions de dollars (0,02 % du PIB) destinée à l'amélioration de la prévention contre la pandémie de COVID-19, à l'achat de matériel et d’équipement et à la formation des agents de santé. Le 2 avril 2020, la Banque mondiale a approuvé une opération de politique de développement (DPO) de 100 millions de dollars (0,7% du PIB) dans le cadre d'un appui budgétaire destiné à l’amélioration du capital humain.

Madagascar figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes.

Madagascar a obtenu un prêt de 165,99 millions de dollars (1,2 % du PIB) au titre de la facilité de crédit rapide du FMI, et a bénéficié d'un allègement de dette supplémentaire de 4,19 millions de dollars (0,03% du PIB).

15 mai : Les États-Unis d’Amérique accordent à Madagascar une aide sanitaire de 2,5 millions de dollars.

26 juin : La Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 8,9 millions de dollars au profit de 6 pays de la SADC (Lesotho, Malawi, Madagascar, Mozambique, Zambie et Zimbabwe).

22 juillet : Le Conseil de la Banque africaine de développement a approuvé un prêt concessionnel de 41,2 millions dollars (0,04 % du PIB) pour aider Madagascar à atténuer l’impact du COVID-19.

Le 30 juillet, le FMI a approuvé un deuxième décaissement de 171,9 millions de dollars (soit 1,7 % du PIB) au titre de sa facilité de crédit rapide.

8 septembre : Madagascar participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 24 millions de dollars, soit 0,2 % du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
Concernant les paiements, afin de faciliter l’utilisation des paiements électroniques, la Banque centrale de Madagascar (CBM) a suspendu les frais et redevances pour la plupart des transferts électroniques et des points de vente utilisés par les commerçants et les opérateurs d'argent mobile, et a augmenté les limites quotidiennes autorisées. La banque a également augmenté les limites journalières et globales admissibles pour les transactions d'argent mobile pour une période de trois mois.

24 mars : En mars, la Banque centrale de Madagascar a injecté 420 milliards d’ariary (112,2 millions de dollars, soit 0,8 % du PIB) dans le système bancaire pour l’aider à faire face à l’épidémie de coronavirus..

7 mai : La banque centrale apporte son soutien à la politique monétaire et agit pour sauvegarder la stabilité financière. La Banque centrale a commencé à injecter des liquidités dans le secteur privé, et prévoit jusqu’à 620 milliards de MGA (162 millions de dollars, soit 1,2 % du PIB) pour permettre aux banques de reporter les paiements différés sur les prêts existants et d'augmenter les prêts aux entreprises. Certaines éléments donnent également à penser que la Banque centrale est légèrement intervenue sur le marché des taux de change, bien que l’ampleur de cette intervention soit inconnue.

Le 8 mai, la Banque centrale a annoncé que tous les taux directeurs resteraient inchangés, mais qu’une attention particulière serait accordée à la nature en constante évolution de l’impact économique du Covid-19 sur Madagascar lors de la décision sur les futures variations de taux.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
10 avril : Dans le cadre de l’appui du FMI et alors que des ressources seront redirigées par la Banque centrale vers le Trésor public, un Protocole d'entente (PE) entre la Banque centrale et le gouvernement sera signé. Le PE signé par la Banque centrale et le ministère de l’Économie et des Finances dans le cadre de la facilité de crédit étendue (ECF) (une partie du décaissement au premier examen a été utilisée pour l’appui budgétaire) sera mis à jour et signé. Il précisera (i) le maintien d’un compte public spécifique à la Banque centrale pour recevoir les ressources du FMI ; (ii) l’exigence pour le gouvernement de détenir des soldes de change uniquement à la Banque centrale et (iii) l’établissement d’un accord-cadre clair entre la Banque centrale et le ministère sur les responsabilités relatives au service des obligations financières.

15 avril : Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une disponibilité et un accès durables à des médicaments et à des produits de santé essentiels abordables et efficaces, et les États membres sont encouragés à utiliser ce mécanisme pour l'achat des fournitures nécessaires à la prévention, au traitement et à la lutte contre le
COVID-19 et toute autre épidémie.

Le 25 juin, le Parlement malgache a voté à l’unanimité la mise à jour de divers aspects du projet de loi de finances budgétaires pour 2020, qui vise principalement à récupérerles déficits de recettes et à aider l’économie à sortir de la récession causée par le COVID-19.Une version détaillée de ce document sera promulguée dans les prochaines semaines, une fois finalisée.

29 juillet : Le ministère de l’Économie et des Finances de Madagascar publie l’amendement au projet de loi de finances budgétaires pour 2020.

30 juillet : Les médicaments et le matériel médical sont exemptés des droits d’importation.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
10 avril : Le gouvernement planche sur une loi budgétaire révisée qui tiendra compte de mesures fiscales et de soutien supplémentaires ainsi que d'une augmentation des dépenses destinées à la prévention et au contrôle de l'épidémie.

15 avril : Le gouvernement a entrepris d'augmenter les dépenses de santé à travers la redéfinition des priorités et la réorientation des dépenses, et des investissements ciblés visant à renforcer le système de santé, suite à l’activation du plan d’urgence national de lutte contre la pandémie et avec l’appui des partenaires de développement.

22 juin : Les autorités malgaches ont modifié leur budget en raison de l’impact du COVID-19 sur l’économie du pays. Plusieurs réaffectations budgétaires et des éléments de dépenses supplémentaires du budget sont prévus, la version finale du document budgétaire n’ayant pas encore été approuvée aux fins de distribution. Le budget pour l’intervention d’urgence immédiate dans le cadre du COVID-19 s’élève à lui seul à 132 millions de dollars, ce qui ne comprend pas les besoins financiers en matière de protection sociale et de reprise, qui sont en cours de finalisation dans le cadre d’un plan socioéconomique.

29 juillet : Le déficit budgétaire, qui était initialement prévu à 2,3 % du PIB national, devrait désormais atteindre environ 6,3 % en raison du COVID-19. Cette hausse est attribuable à l’augmentation des dépenses relatives aux mesures liées au COVID-19 qui aident les systèmes de soins de santé et les systèmes sociaux à lutter contre l'impact du COVID-19.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
10 avril : Dans le cadre du soutien du FMI, les autorités se sont engagées à faire preuve de transparence dans la planification, l’utilisation, le suivi et la déclaration des dépenses de santé supplémentaires, dont les modalités seront discutées avec la Banque mondiale et d’autres donateurs.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
10 avril : À l'issue de consultations avec le secteur privé (y compris le secteur bancaire), le gouvernement a annoncé un certain nombre de mesures fiscales, notamment des prorogations de délais pour certaines déclarations et certains paiements, et certaines exonérations fiscales sur les dépenses sociales et de santé liées à la pandémie de Covid-19. En outre, en cas de baisse temporaire d'activité (chômage technique), les salariés pourront bénéficier d’une allocation gouvernementale, alors que les cotisations sociales patronales seront suspendues. Les entreprises en difficulté pourront bénéficier d’un moratoire sur leurs crédits bancaires.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
10 avril : Les personnes les plus pauvres et au chômage recevront des transferts monétaires et des dons en nature de première nécessité. Les premières mesures concernent des dons du gouvernement (notamment du riz, du sucre, des pois secs, du savon et de l’huile) destinés aux plus vulnérables, notamment les sans-abri et les personnes âgées, ainsi que certains travailleurs du secteur informel particulièrement touchés (comme les chauffeurs de taxi et d’autres transports publics, et les vendeurs de rue).

10 avril : Les travailleurs qui se retrouvent temporairement sans emploi peuvent reporter le remboursement de leur prêt hypothécaire ou de leur crédit à la consommation pour les trois prochains mois.

30 avril : Le président Andry Rajoelina a présenté un « plan d’urgence sociale » comprenant des distributions de nourriture et des décaissements d’argent (de 2,7 millions de dollars, soit 0,02% du PIB) pour les personnes privées de travail en raison du confinement imposé à Antananarivo et à Toamasina.

8 mai : Pendant l’état d’urgence, le ministère de la Santé Publique a autorisé toutes les femmes enceintes à être transportées gratuitement dans les hôpitaux.

25 mai : Un marché à prix accessibles est organisé par l’État dans chaque quartier où les gens peuvent acheter 3 kg de riz et 1l d’huile pour environ 1,5 USD par famille (la moitié du prix).

Malawi

Tests par million
Cas confirmés
5885
Taux de mortalité
183
COVID-19: besoins de financement prévus
8 avril : Le plan de préparation et de d'intervention du gouvernement du Malawi souligne la nécessité de lever 213 millions de dollars US (environ 3% du PIB) pour répondre à la crise du COVID-19.
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.health.gov.mw/index.php/downloads/category/7-covid19-information

http://www.covid19.health.gov.mw/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
32
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
9,83%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
11%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
9,83%

Financement interne et externe
Le président et le cabinet du Malawi vont réduire leur salaire de 10% et rediriger l’argent vers la lutte contre le coronavirus.

Le 15 avril, la Banque mondiale a approuvé un financement immédiat de 7 millions de dollars (0,1% du PIB) pour soutenir la riposte du Malawi dans le cadre d’un nouveau Projet d'intervention d'urgence et de préparation des systèmes de santé COVID-19 du Malawi. En plus de la nouvelle opération, 30 millions de dollars ont été mis à disposition par le Financement de la politique de développement de la gestion des risques de catastrophe, assorti d'une option de tirage différé en cas de catastrophe (Cat-DDO) pour renforcer la riposte du pays face à la pandémie.

Le 27 mars, le département britannique du Développement international (DFID) a fourni environ 1,7 milliard de Kwacha (2,3 millions de dollars, soit 0,03% du PIB) à l’UNICEF pour renforcer la capacité du Malawi à prévenir une épidémie de COVID-19.

Le Malawi figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Celui-ci s'élève à 9,85 millions de dollars (0,14% du PIB).

Au 1er mai, le FMI a prêté au Malawi 91 millions de dollars (environ 1,3% du PIB) au titre de sa facilité de crédit rapide.

2 mai : Après avoir débloqué une première fois 7 millions de dollars pour le Malawi dans le cadre d’un financement de secours immédiat, la Banque mondiale a débloqué 97 millions de dollars (1,4% du PIB) supplémentaires dans le cadre de l’effort de secours Covid-19 du Malawi.

15 mai : Le Partenariat mondial pour l’éducation a approuvé une demande de financement accélérée de 10 millions de dollars (0,12% du PIB), avec des frais d’agence de 7 % pour l’UNICEF (le partenaire de subvention dans ce cas).

26 juin : La Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 8,9 millions de dollars au profit de 6 pays de la SADC (Lesotho, Malawi, Madagascar, Mozambique, Zambie et Zimbabwe).

23 juillet : Le Malawi recevra 45,07 millions de dollars (soit 0,6 % du PIB) de la Banque africaine de développement pour répondre aux urgences liées au COVID-19. Le montage financier comprend un prêt de 24,48 millions de dollars (soit 0,35 % du PIB) et une subvention de 20,59 millions de dollars (soit 0,3 % du PIB) à titre d’appui budgétaire direct, et vient compléter une somme antérieure de 8,9 millions de dollars (soit 0,1 % du PIB) accordée à six pays de la région, dont le Malawi.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le président a également demandé à la Banque centrale de « protéger le marché des changes pour assurer la disponibilité du change et la stabilité du taux de change », et d'élaborer un cadre d’aide à la liquidité d’urgence pour soutenir les banques en cas de détérioration des conditions de liquidité.

La décision du Comité de politique monétaire (CPM) de la Reserve Bank of Malawi (RBM) de réduire les réserves de liquidité obligatoires (LRR) a permis de mettre instantanément 2 milliards de MWK à disposition du système bancaire.

7 mai : Le réserves de liquidité obligatoires (LRR) en monnaie nationale a été réduites de 125 points de base à 3,75 % (alignées sur les LRR en monnaie étrangère), tandis que le taux Lombard a été réduit de 50 % à 0,2 % au-dessus du taux directeur. Un cadre d’aide d’urgence à la liquidité (ELA) a été mis en place pour apporter un soutien aux banques en cas d’aggravation des conditions de liquidité, au cas par cas. Toutefois, les réserves du secteur financier, y compris les réserves de capitaux et de liquidités des banques, devraient contrer les risques pour le système bancaire. Pour soutenir les petites et moyennes entreprises (PME), les banques commerciales et les institutions de microfinancement restructureront au cas par cas les prêts aux PME et imposeront un moratoire de trois mois sur leur service de la dette. Les frais sur les transactions d’argent mobile ont été temporairement annulés pour encourager les transactions sans espèces. (Achevé le 07-05-2020)

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Fin avril : Le ministère de l’Industrie et du Commerce a encouragé les fabricants locaux à saisir cette occasion de substitution des importations au beau milieu de la flambée pandémique du COVID-19 qui a affecté le commerce régional et mondial. Dans une interview, le secrétaire principal du ministère Ken Ndala a déclaré que les fabricants locaux ont la possibilité de produire pour le marché local, notamment lorsque les matières premières sont d’origine locale.

7 mai : Le ministère de la Santé a adopté un outil national développé par l’UNICEF pour le suivi des fournitures de l’équipement de protection individuelle, de l’équipement médical et des médicaments disponibles dans le pays. Cet outil facilitera le recensement et le suivi de ces fournitures. Sur la base des échantillons soumis par les fournisseurs locaux, des gants en latex, le plastique pour les tabliers, des gants résistants, des masques chirurgicaux et des masques N95 seront achetés localement.

Fin avril : Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en
produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une
disponibilité et un accès durables à des
médicaments et à des produits de santé
essentiels abordables et efficaces, et les
États membres sont encouragés à
utiliser ce mécanisme pour l'achat des
fournitures nécessaires à la prévention,
au traitement et à la lutte contre le
COVID-19 et toute autre épidémie.

20 mai : En plus du paiement des arriérés destiné à injecter des liquidités dans l’économie, et afin de prévenir les arriérés futurs, des procédures ont été mises en œuvre selon lesquelles le ministère des Finances doit vérifier et enregistrer les sommes contractuelles par rapport aux fonds disponibles avant la signature des contrats.

10 juin : Le programme de réformes de la gestion des finances publiques (Chuma Cha Dziko) au Malawi a permis d'élaborer des procédures d’approvisionnement d’urgence et de faire en sorte que les contrôles ex post soient pleinement intégrés en vue de bien diriger les produits et les services.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Fin mars : Le plan d’intervention du gouvernement prévoit des dépenses de 20 millions de dollars (0,25 % du PIB) destinées aux soins de santé et à des programmes d’aide sociale ciblés. Les détails du plan doivent encore être peaufinés.

20 mai : Le gouvernement s’est engagé à augmenter les dépenses du secteur de la santé liées au COVID-19 de 0,3 % du PIB en 2019-2020, et d’au moins 0,3 % du PIB en 2020-2021, notamment pour développer des capacités de dépistage, équiper les centres de traitement, importer du matériel et des fournitures médicaux, embaucher 2 000 personnels médicaux supplémentaires et sensibiliser le public.

20 mai : Injection de liquidités dans l’économie par le biais du règlement des arriérés intérieurs accumulés par le Fonds du réseau routier en 2012-2019. Le vérificateur général a contrôlé les factures impayées totalisant près de 1,1 % du PIB dans le Fonds du réseau routier et a certifié que, sur ces factures impayées, les arriérés représentaient 0,8 % du PIB à la fin du mois de décembre 2019. À la fin du mois de mars 2020, le gouvernement avait déjà dégagé la moitié de ces dépenses (0,4 % du PIB), alors que l’autre moitié devrait l’être d’ici la fin de 2020, en supposant qu’il n’y ait pas d’autres besoins de dépenses liés à une pandémie. Les factures impayées restantes totalisant 0,3% sont contestées.

20 mai : Le budget de l’exercice 2020-2021 comprendra des mesures budgétaires visant à atténuer les répercussions de la pandémie. Le budget sera présenté au Cabinet en mai et devrait être approuvé par le Parlement d’ici fin juin. Des mesures d’urgence, si les déficit de recettes et les dépenses liés au COVID-19 dépassent les prévisions au moment de l’approbation du budget, sont à l'étude. Celles-ci pourraient consister à redéfinir les priorités des dépenses non essentielles pour les biens et services et les projets de développement dans les secteurs non liés à la santé, et à réduire les achats de véhicules automobiles, d’équipement de bureau et les dépenses non essentielles récurrentes.

25 juin : Le ministre des Finances a présenté le budget national de 2020-2021 dans le contexte d’une baisse de 35 % des recettes. Ce budget a été fixé à 2,2 billions de K (29 milliards de dollars, soit 28,3 % du PIB), ce qui représente une augmentation de 9 % par rapport au budget des années précédentes. Le ministre des Finances a annoncé qu’il est impossible de réduire la dette publique en raison du ralentissement de l’économie attribuable au COVID-19 et que si la pandémie se prolonge jusqu’en décembre, l’économie nationale entrera probablement en récession. Le budget reflète les efforts déployés par le gouvernement pour continuer de s’attaquer à quatre grands enjeux : la croissance économique, la création d’emplois, l’autonomisation économique et le développement des infrastructures. Il a en outre été révélé que le budget national 2020/21 enregistrera un déficit budgétaire de 632 milliards de K (850 millions de dollars, soit 10% du PIB).

25 juin : Le bureau de santé du district de Mwanza a reçu 35 millions de K (47 000 USD) pour lutter contre le COVID-19, dont environ 16,8 millions (22 500 USD) ont été dépensés pour diverses activités liées à la lutte contre la pandémie mondiale.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
1er mai : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement s'engage à publier les noms des entreprises qui obtiennent des marchés ; à publier les appels d'offres et les soumissions ; à valider la fourniture des produits et services ; à publier les renseignements sur la propriété bénéficiaire des entreprises qui obtiennent des contrats d’approvisionnement liés au COVID-19 ; à publier les rapports sur les dépenses liées au COVID-19 et à réaliser des audits propres au COVID-19 et à en publier les résultats.

25 juin : Le gouvernement a demandé aux conseils locaux du pays de faire respecter les principes de transparence et d'obligation de rendre compte concernant l’utilisation des ressources financières fournies par le gouvernement pour lutter contre la pandémie de COVID-19. Le gouvernement aimerait savoir comment les ressources qui ont été envoyées aux conseils ont été utilisées et ce qui a été fait sur le terrain, au niveau des conseils, au sujet de la pandémie.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
7 mai : Le gouvernement a annoncé un certain nombre de mesures visant à protéger les petites et moyennes entreprises, notamment des allégements fiscaux, une réduction du prix du carburant et une augmentation des primes de risque pour les agents de santé.

7 mai : Le gouvernement augmentera également les prêts dans le cadre du Fonds de développement des entreprises du Malawi de 12 à 15 milliards de kwacha (20,69 millions de dollars), pour aider les micro, petites et moyennes entreprises très affectées par la pandémie.

7 mai : Le président Mutharika a également ordonné l’ouverture des marchés du tabac et qu'ils soient autorisés à exercer leurs activités sans interruption dans le but de protéger les petits agriculteurs et d'augmenter les recettes en devises.

7 mai : La Reserve Bank of Malawi a demandé aux banques de proposer un moratoire de trois mois sur le paiement des intérêts des prêts consentis aux petites et moyennes entreprises.

7 mai : Des exonérations de taxe seront accordées sur les importations de biens essentiels pour gérer et contenir la pandémie.

25 juin : Un programme de transfert de fonds d’urgence (50 millions de dollars, soit 6% du PIB), financé principalement par des partenaires du développement, sera mis en œuvre de mai à novembre pour aider les petites entreprises dans les grandes zones urbaines. Pour répondre aux besoins immédiats, le Programme alimentaire mondial (PAM) a distribué de l’argent à près de 350000 personnes vulnérables dans les districts les plus touchés par l’insécurité alimentaire dans le pays.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
7 mai : Un programme de transferts monétaires d’urgence d’environ 50 millions de dollars (0,6 % du PIB), financé principalement par des partenaires de développement, sera mis en œuvre entre mai et novembre 2020 pour aider les petites entreprises situées dans les grandes zones urbaines.

20 mai : Le gouvernement s’est engagé à augmenter les dépenses d’aide sociale dans le cadre du Programme de transferts monétaires à vocation sociale (SCTP) afin d’aider les ménages les plus vulnérables à atténuer l’impact économique du virus. En réponse au COVID-19, au cours de l’exercice 2019-2020, dans le cadre de la partie du SCTP financée par l’aide étrangère, le nombre de bénéficiaires, notamment dans les zones urbaines, a augmenté grâce à des versements universels à tous les résidents des quartiers urbains vulnérables. Au cours de l’exercice 2020-2021, les transferts versés à chaque bénéficiaire du SCTP seront augmentés de façon permanente de 40 %. Les paiements au titre du SCTP seront accélérés, notamment à l'aide d'un paiement effectué en avril et couvrant les quatre mois jusqu'en juin.

21 mai : Achat et stockage de maïs par l’Agricultural Development and Market Corporation (ADMARC, une entreprise d’État), financés par des emprunts auprès des banques et 0,1 % du PIB sur le budget de chacun des exercices 2019-2020 et 2020-2021.Cette mesure vise à atténuer l’impact des fermetures partielles de marchés sur les revenus des agriculteurs et à assurer la sécurité alimentaire pour le deuxième semestre de l’année, notamment pour les plus vulnérables.

25 juin : 172.000 ménages doivent recevoir un paiement mensuel de 50 USD par le biais de transferts monétaires mobiles du gouvernement.

Mali

Tests par million
Cas confirmés
3444
Taux de mortalité
132
COVID-19: besoins de financement prévus
28 mai : Les besoins de financement d’un plan de riposte au COVID-19 ont été estimés à environ 15,5 milliards de FCFA (26,7 millions de dollars US, soit 0,2 % du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.sante.gov.ml/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
25
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
5,43%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
35%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
5,43%

Financement interne et externe
Le 6 avril, les Nations Unies ont offert une aide d’environ 7 millions de dollars (0,04% du PIB), dont une partie en nature. Une mise à jour datant du 18 juin suggère que le financement des Nations Unies est passé de 7 à 23 millions de dollars (près de 0,13 % du PIB).

Le 10 avril, la Banque mondiale a approuvé une aide de 25,8 millions de dollars (0,15% du PIB) de l’Association internationale de développement (50 % de subvention et 50% de crédit) pour aider le Mali à faire face au Covid-19.

Le Mali figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes.

Le 31 mars, le Premier ministre a annoncé la création d’un Fonds spécial de solidarité pour lutter contre le Covid-19.

En date du 30 avril, le FMI a offert au Mali une aide au titre de sa facilité de crédit rapide de l’ordre de 166 millions de dollars (environ 0,97% du PIB), et un allègement de dette supplémentaire de 10 millions de dollars (0,06% du PIB).

28 avril : L’Union européenne a annoncé une aide supplémentaire de 194 millions d’euros pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, après s'être engagée à mobiliser 449 millions d’euros au début du mois en faveur de ces 5 mêmes pays.

9 juin : La Banque africaine de développement a approuvé un financement par subvention de 20 millions de dollars en réponse à l’impact économique du COVID-19 pour la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Le 22 juillet, la Banque africaine de développement a approuvé un soutien budgétaire de 284,8 millions de dollars pour soutenir les efforts des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) dans la mise en œuvre de leurs plans de riposte à la COVID-19 et de leur reprise économique.

8 septembre : Le Mali participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 52,3 millions de dollars, soit 0,3% de PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
7 mai : La banque centrale régionale (BCEAO) de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont pris des mesures préventives pour mieux satisfaire la demande de liquidités des banques et atténuer l’impact négatif de la pandémie sur l’activité économique. La BCEAO a adopté une stratégie de dotation complète à un taux fixe de 2,5 % (le taux minimal de la politique monétaire) permettant ainsi aux banques de répondre pleinement à leurs besoins de liquidité à un taux inférieur d’environ 25 points de base à celui d’avant la crise. La BCEAO a également annoncé les mesures suivantes : i) une extension du cadre de garantie pour accéder au refinancement de la BCEAO afin d’inclure des prêts bancaires à 1 700 entreprises privées préqualifiées ; ii) un cadre invitant les banques et les institutions de microfinance à répondre aux demandes des clients éprouvant des difficultés de remboursement liées à Covid19 de reporter d'un délai de trois mois renouvelable la date d’échéance du service de la dette sans qu’il soit nécessaire de qualifier ces demandes reportées de non performantes ; et (iii) des mesures visant à promouvoir l’utilisation des paiements électroniques. En outre, la BCEAO a lancé un guichet spécial de refinancement à 3 mois à un taux fixe de 2,5 % pour des montants limités de "bons Covid-19" à 3 mois qui seront émis par chaque État souverain de l’UEMOA pour aider à répondre aux besoins de financement liés à la pandémie actuelle.

Le 22 juin, la BCEAO a annoncé qu’elle avait réduit le taux des opérations d’appels d’offres de 2,5 à 2 %, et que le taux d’intérêt sur les guichets de prêts marginaux avait été ramené de 4,5 à 4 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le 27 avril, les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont adopté une déclaration suspendant temporairement l’application du Pacte de l’Union pour la convergence, la stabilité, la croissance et la solidarité entre ses pays membres. Cette suspension permettra aux pays membres de relever temporairement leur déficit budgétaire global et d’utiliser l'aide extérieure supplémentaire fournie par les donateurs en réponse à la crise du Covid-19.

30 juillet : Le gouvernement malien a annoncé une exemption des droits de douane de 3 mois sur l’importation d’aliments de base (y compris le riz et le lait).
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 17 mars 2020, le Président de la République a annoncé une enveloppe de 6,3 milliards de FCFA (10,4 millions de dollars) pour lutter contre la pandémie du coronavirus. Le gouvernement a élaboré un plan d’action de prévention et d'intervention lié au COVID-19. Le budget de ce plan s'élève à 3,3 milliards de FCFA et s’articule autour des mesures de prévention et de gestion.

Au 23 avril, le plan d’intervention sanitaire avait été révisé à la hausse à 0,5 % du PIB pour prévenir la propagation du COVID-19 et renforcer la capacité de prestation de soins médicaux du pays, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé.

30 avril : Le plan d'intervention devrait porter le déficit budgétaire de 3,5% du PIB avant la crise à 6,2% du PIB en 2020.

28 mai : Un projet de loi de finances rectificative est entré en vigueur à la lumière des répercussions économiques du COVID-19 sur l’économie du Mali. Cette rectification a permis, entre autres, d'affecter des fonds au plan de riposte au COVID-19 du pays. La loi de finances 2020 rectificative a été publiée en même temps que le budget 2020 rectificatif. Le budget de la santé du pays a été doté de 40 milliards de FCFA supplémentaires (68,8 millions de dollars, soit 0,4 % du PIB). La modification budgétaire complète peut être consultée en français sur le lien suivant : https://www.finances.gouv.ml/lois-des-finances/projet-de-loi-de-finances-rectificative-2020 .
Transparence, obligation de rendre compte et participation
7 mai : Les autorités s’engagent à produire des rapports trimestriels sur toutes les dépenses liées au COVID-19, à faire procéder à un audit indépendant et rigoureux de ces dépenses par une tierce partie au cours d’une année, et à en publier les résultats. Le gouvernement publiera également régulièrement sur son site les documents liés aux grands projets de marchés publics, ainsi que la validation de leur exécution ex post, le nom des sociétés retenues et le nom de leur(s) propriétaire(s) bénéficiaire(s).

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le gouvernement n'a pris aucune mesure officielle en faveur des entreprises. Toutefois, des réunions ont eu lieu entre le ministre de la Santé et du Bien-être social, le premier ministre et le Conseil national des employeurs.

7 mai : Un ensemble de mesures économiques a également été annoncé pour alléger les contraintes de liquidité pesant sur les entreprises en difficulté. Celles-ci consistent notamment à créer un fonds de garantie de soutien aux PME, à résorber le flottant des dépenses budgétaires, à accorder des reports et des allègements d’impôt pour alléger les contraintes de liquidité des entreprises les plus durement touchées, notamment dans le secteur de l’accueil (hôtels, restaurants, transports).

30 juillet : Le gouvernement malien a accordé aux entreprises une exonération de TVA de 3 mois sur les tarifs d’électricité et d’eau.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
7 mai : Création d’un fonds spécial qui sera utilisé pour : le versement d'un soutien ciblé au revenu des ménages les plus pauvres, la distribution massive de céréales et d'aliments pour le bétail aux ménages les plus pauvres, la gratuité de l'électricité et de l’eau pour les consommateurs les plus pauvres pour les mois d’avril et de mai 2020, une exonération de 3 mois de la TVA sur les tarifs d’électricité et d’eau, et une exonération de 3 mois des droits de douane sur les importations de produits alimentaires de base (riz et lait).

7 mai : 10 millions de masques ont été distribués à la population par l’État.

13 mai : Le projet PARSANTE a facilité la prestation de services de santé et la distribution de produits sanitaires (solutions hydroalcooliques, savon, thermomètres, masques et gants) aux Maliens.

25 mai : Distribution gratuite de cinquante-six mille tonnes de céréales et de seize mille tonnes d’aliments de bétail aux populations vulnérables affectées par le COVID-19.

30 juillet : Le gouvernement met en œuvre un ensemble de mesures sociales pour soutenir les ménages les plus vulnérables. Cet ensemble de mesures sociales comprend la mise en place d’un fonds spécial destiné à apporter un soutien du revenu ciblé et à aider à distribuer du grain et de la nourriture pour le bétail aux ménages les plus pauvres.

Maroc

Tests par million
260
Cas confirmés
190416
Taux de mortalité
3205
COVID-19: besoins de financement prévus
7 mai : Les autorités marocaines ont autorisé la création d'un fonds spécial de secours Covid s'élevant à 3,2 milliards de dollards US (2,7% du PIB national), qui sera financé par une combinaison de contributions gouvernementales et volontaires.
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.covidmaroc.ma/Pages/AccueilAR.aspx

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
218
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
9%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
49%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
9%

Financement interne et externe
Le 6 avril, le gouvernement marocain annoncé qu'il suspendrait son plafond de dette extérieure de 3 milliards de dollars, ce qui lui permettra d’emprunter plus d’argent pour faire face à la crise du coronavirus.

L’UE a accordé 450 millions d’euros (0,43% du PIB) au Maroc pour l’aider à mettre en œuvre son train de mesures budgétaires d’urgence.

Le 7 avril, les autorités marocaines ont acheté toutes les ressources disponibles (environ 3 milliards de dollars, soit 2,5% du PIB) dans le cadre de l’accord sur la ligne de précaution et de liquidité (LPL) avec le FMI. Les autorités utiliseront les fonds pour faire face à l’impact social et économique du COVID-19 et pour maintenir de solides réserves de change.

Le roi Mohammed VI a lancé le Fonds spécial dédié à la gestion de la pandémie de COVID-19 au début du mois. Ce fonds, qui était initialement doté de 1 milliard de dollars (soit 0,83% du PIB), a plus que doublé grâce aux dons d’institutions publiques et privées, ainsi que de particuliers. Parmi les donateurs se trouvent le roi Mohammed VI, des représentants du gouvernement et plusieurs banques. Le ministère marocain de l’Économie a lancé une option de messagerie SMS pour toute personne souhaitant contribuer aux efforts nationaux dans le cadre du Fonds.

30 mai : L’UE a contribué à hauteur de 157 millions d’euros au fonds spécial du Maroc, et s'est engagée à accorder davantage de subventions d’ici la fin de l’année.

16 juin : La Banque mondiale a alloué 13,01 millions de dollars (0,01 % du PIB) de fonds non décaissés au titre de son programme de santé existant et a levé 35 millions de dollars supplémentaires (0,03 % du PIB) pour aider le Maroc à faire face à la pandémie de COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 19 mars, la Banque centrale a réduit le taux directeur de 25 pb à 2,0 %.

Le 16 juin, la Banque Al-Maghrib a décidé de baisser le taux directeur de 2 à 1,5 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Fin avril : Le gouvernement marocain a lancé un nouveau comité de suivi économique chargé de suivre l’évolution de la nouvelle épidémie de coronavirus (COVID-19) et d'atténuer son impact sur l’économie nationale. Ce nouveau comité élaborera des mesures et des mécanismes pour suivre de près l’évolution de l’épidémie et trouver des moyens d'accompagner les secteurs économiques directement touchés par la menace sanitaire mondiale, notamment le tourisme et les transports. Présidé par le ministre de l’Économie.

12 mai : Selon une circulaire du ministère de l’Économie et des Finances, des ministères et du Haut-Commissariat, un portail unique pour la correspondance administrative a été créé afin de permettre aux administrations et aux citoyens d’interagir avec l’administration et de déposer leurs correspondances administratives à distance. Un service de correspondance administrative électronique a également été mis en place pour assurer la gestion des courriers entrants et sortants, ainsi que ceux échangés entre les services internes, aux niveaux central et décentralisé des administrations, et pour permettre aux administrations de dématérialiser les documents administratifs, d'utiliser signature électronique et de gérer les flux de travail. Toutes les administrations publiques pourront utiliser cette application gratuitement, et l’agence de développement du digital proposera une assistance personnalisée en fonction des besoins spécifiques de chacun. Parallèlement, des formations sont dispensées à distance pour aider les utilisateurs à tirer pleinement parti de ces solutions.

20 juillet : les autorités marocaines ont révisé et présenté leur budget.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
31 mars : Le Maroc a réaffecté 150 millions d’euros du budget actuel au Fonds spécial de gestion du Covid-19.

20 juillet : les autorités marocaines ont révisé leur budget. Le budget révisé ne contient aucune mesure fiscale importante, mais vise à apporter une aide économique tout en limitant l’augmentation des dépenses. Les autorités estiment qu’environ 1,5% du PIB sera consacré à soutenir la reprise économique et ont renforcé le mécanisme de garanties de l’État sur les prêts bancaires aux PME, en vertu duquel des prêts totalisant 1,7 % du PIB ont été accordés jusqu’à présent. Le budget révisé augmente également les dépenses d’investissement du gouvernement de 22 % (2,5 % du PIB). L’augmentation des dépenses de santé et d’autres biens et services est compensée par des économies sur la masse salariale et d’autres dépenses récurrentes, ainsi que par une baisse des dépenses pour les subventions au butane, car les prix internationaux devraient maintenant être inférieurs de 17 % aux hypothèses budgétaires initiales.

Le gouvernement a également alloué 16 milliards de MAD (1,7 milliard de dollars, soit 1,5 % du PIB) pour soutenir les entreprises publiques (SOE). Environ 6 milliards de MAD ont été affectés au renforcement de la compagnie aérienne nationale Royal Air Maroc (RAM), dont 2,5 milliards de MAD (270 millions de dollars, soit 0,23 % du PIB) en garanties de prêts. Selon les médias, le soutien à la RAM sera subordonné à la mise en œuvre d’un plan de restructuration global comprenant une réduction de 30 % de la capacité et de l’effectif. La dette totale des entreprises publiques est relativement élevée, à environ 25 % du PIB, dont environ 14 % du PIB sont garantis par l’État, ce qui augmente les risques de passif éventuel dans un environnement économique instable.
Transparence, obligation de rendre compte et participation

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le 16 mars, le Comité de veille économique (CVE) a annoncé que toutes les entreprises dont le chiffre d’affaires annuel est inférieur à 20 millions de MAD (2 millions de dollars) peuvent, si elles le souhaitent, reporter le délai de paiement de leur impôt du 31 mars à la fin juin. Les entreprises marocaines dont le chiffre d’affaires annuel est égal ou supérieur à 20 millions de MAD (2 millions de dollars) peuvent demander un report de leurs délais de paiement d’impôts.

30 mars : Les entreprises peuvent bénéficier de la suspension des cotisations de sécurité sociale pour la période du 1 mars au 30 juin 2020 et d'une remise gracieuse des majorations de retard de paiement pour cette période pour les employeurs en difficulté.

Le 24 avril, le superviseur en assurances marocain a assoupli certaines exigences de provisionnement afin d’atténuer l’impact du COVID-19 sur le secteur des assurances.

12 mai : Le mécanisme de garantie DAMANE OXYGENE, mis en place par le MEFRA avec la Caisse centrale de garantie (CCG), vise à couvrir un découvert exceptionnel à hauteur de 95 % pour les PME dont le chiffre d’affaires se situe entre 200 et 500 millions de DH (entre 20 et 50 millions de dollars), et dont les activités ont été impactées par la crise.

28 mai : Prolongation de la date limite des déclarations de revenus des sociétés et des particuliers.

24 juillet : En réponse à l’impact de la COVID-19 sur l’économie marocaine, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a accordé un prêt de 100 millions de dollars (0,9 % du PIB) à la Banque centrale populaire (BCP) pour une réaffectation des prêts aux entreprises privées locales qui ont été durement touchées par la pandémie.

Le 6 août, les autorités ont annoncé un plan pour soutenir la reprise économique et les niveaux d’emploi. Le plan prévoit la mobilisation de 120 milliards de DRH (13 millions de dollars, soit 0,0 1% du PIB), principalement sous forme de garanties de crédit aux entreprises et de financement pour un nouveau « Fonds pour l’investissement stratégique », qui financera des projets d’investissement (y compris des PPP) et soutiendra le capital des entreprises qui ont besoin d’injections de fonds propres pour développer leur activité.
De plus, le gouvernement a décidé d’accélérer le paiement à ses fournisseurs pour aider les entreprises.
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Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Fin avril : Les employés inscrits à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) bénéficieront d’une allocation mensuelle de 2 000 MAD (200 USD), en plus des allocations familiales et de la couverture maladie. Parallèlement, les travailleurs du secteur informel ne pouvant pas exercer leur activité en raison du confinement recevront une indemnisation dans le cadre du Régime de l'assistance médicale (RAMED). Les ménages constitués de deux personnes maximum recevront 800 MAD (80 USD) par mois, tandis que les ménages constitués de trois à quatre personnes recevront 1 000 MAD (100 USD). Les ménages de plus de quatre personnes bénéficieront de 1 200 MAD (120 USD) par mois.

Fin avril : Le Comité de veille économique (CVE) a décidé d’activer un dispositif de paiement mobile pour transférer de l’argent aux travailleurs du secteur informel lésés par le COVID-19 (uniquement pour ceux ayant directement été affectés par le confinement). Le programme de transfert monétaire électronique concernera la moitié des travailleurs du secteur informel (environ 3 millions de travailleurs). La rapidité de déploiement et la portée de ce service sont facilitées par l’utilisation d’un registre d’exonération des frais d’assurance maladie au cours de la première phase, et d’un mécanisme de paiement simplifié.

Fin avril : La CNSS versera l’allocation familiale/enfant et assurera le remboursement des frais médicaux via l’assurance maladie obligatoire.

Fin avril : Les employés officiels qui perdent leur emploi et sont inscrits à la caisse de retraite recevront 2 000 dirhams (203 $) par mois (1 000 MA pour mars, 2 000 MA pour avril, mai et juin) et pourront reporter le paiement de leurs dettes jusqu’au 30 juin.

28 mai : La date butoir de production des déclarations de revenus des particuliers du 1er avril est reportée jusqu’à la fin de l’état d’urgence - aspects pratiques à confirmer

2 juin : Le gouvernement a mis en place une assurance médicale et un régime de retraite dont bénéficieront environ 11 millions de Marocains (5 millions de travailleurs indépendants et leurs bénéficiaires).

9 septembre : Le gouvernement a également pris des mesures pour soutenir les ménages travaillant dans le secteur informel. Les ménages bénéficiant de l’assurance maladie non contributive (RAMED) ont reçu un paiement mobile mensuel de 800 à 1 200 DRH (80 à 120 USD). D’autres ménages qui ne bénéficient pas du RAMED peuvent demander une aide financière en s’inscrivant en ligne. En avril, 85 % des ménages admissibles du secteur informel étaient couverts.

Maurice

Tests par million
6510
Cas confirmés
435
Taux de mortalité
10
COVID-19: besoins de financement prévus
Les autorités ont annoncé qu'elles prévoyaient d'augmenter les dépenses de santé publique de 208 millions de roupies (Rs) (5,2 millions de dollars US, soit 0,04% du PIB), la moitié ayant déjà été décaissée. Il existe d’autres mesures de soutien budgétaire, notamment un financement supplémentaire totalisant 4 milliards Rs (100 millions de dollars, soit 0,8 % du PIB).

31 août : Les besoins de financement attendus d’un plan de riposte au COVID-19 ont été réévalués à environ 25,2 milliards de roupies (627,7 millions de dollars, soit 5,6 % du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.covid19.mu/

http://mof.govmu.org/English/Covid-19/Pages/default.aspx

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
532
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
9,96%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
48%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
9,96%

Financement interne et externe
30 mars : Dans le cadre de la Réglementation applicable aux Finances et aux vérifications (Fonds de solidarité COVID-19) 2020, le gouvernement a mis en place un Fonds de solidarité COVID-19 pour apporter un soutien aux populations, et à la communauté en général, affectées par la pandémie de COVID-19.

22 mai : La Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 188 millions d’euros (210 millions de dollars, soit environ 1,5% du PIB) en faveur de la République de Maurice pour financer un programme d’appui budgétaire national en réponse à la pandémie de COVID-19, a déclaré vendredi le Conseil d’administration du Groupe.
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque de Maurice (BOM) a réduit le taux de mise en pension de 3,35 à 2,85 % le 10 mars. Le 13 mars, elle a également adopté une série de mesures axées sur les opérateurs économiques directement impactés par le COVID-19, notamment: i) la réduction du ratio des réserves de trésorerie de 9 à 8 % ; ii) un montant d'aide spécial de 5 milliards de Rs (1 % du PIB) - une ligne de crédit spéciale pour les entreprises affectées qui sera administrée via les banques commerciales afin de répondre aux besoins en liquidités et en fonds de roulement des opérateurs affectés ; iii) un moratoire sur le remboursement du capital des prêts - les banques commerciales établiront un moratoire de six mois sur le remboursement du capital des prêts existants pour les opérateurs économiques affectés ; iv) l'assouplissement des lignes directrices bancaires - la BOM a également assoupli les lignes directrices de surveillance relatives au traitement des dépréciations de crédit et v) des obligations d’épargne -obligations d'une maturité à deux ans à un taux de 2,5 % émises par la BOM pour une valeur de 5 milliards de Rs (1 % du PIB) seront mises à la disposition d'investisseurs particuliers. Le 23 mars, la BOM a annoncé des mesures de soutien supplémentaires : i) soutien aux ménages - moratoire de six mois sur les prêts aux ménages auprès des banques commerciales, tandis que la BOM assumera les paiements d’intérêts pour les ménages à faible revenu ; ii) ligne de crédit spéciale en devise étrangère (USD) (300 millions de dollars) - ciblant les opérateurs ayant des revenus en devises étrangères, y compris les PME ; iii) accords de swap pour soutenir les entreprises axées sur les importations (montant initial de 100 millions de dollars) ; et iv) services de guichet automatique partagé - renonciation aux frais de guichet automatique pendant la période de confinement national.

Le 16 avril, le taux de mise en pension a encore été réduit de 2,85 à 1,85 %.

Le 21 mai, alors que le taux de mise en pension est resté le même qu’en avril, la Banque centrale de Maurice a décidé d’intervenir sur le marché des changes afin de rétablir le pouvoir d’achat de la monnaie nationale.

2 juin : Le ratio des réserves de trésorerie applicable aux banques commerciales a été réduit de 9 à 8 % en vue d'aider les banques commerciales à mieux accompagner les entreprises directement impactées par le COVID-19.

29 juin : Il a été annoncé que le Comité de politique monétaire se réunirait le 8 juillet pour discuter des changements potentiels à apporter aux différents taux directeurs.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une disponibilité et un accès durables à des médicaments et à des produits de santé essentiels abordables et efficaces, et les États membres sont encouragés à utiliser ce mécanisme pour l'achat des fournitures nécessaires à la prévention, au traitement et à la lutte contre le COVID-19 et toute autre épidémie.

Le ministre des Finances, de la Planification économique et du Développement a mis en place le Comité de gestion du COVID-19.

Une TVA à taux zéro sera appliquée aux désinfectants pour les mains, aux appareils respiratoires et masques à gaz, à l’exclusion des masques de protection n’ayant ni pièces mécaniques, ni filtres remplaçables, et aux masques de protection. Selon l'administration fiscale de Maurice (MRA), la mesure coûtera environ 5,5 millions de Rs sur une base annuelle.

13 mai : Les projets de loi sur le COVID-19 et la quarantaine sont présentés à l’Assemblée nationale.

23 juin : Les autorités ont présenté le projet de loi de crédits supplémentaires (2019-2020) à l’Assemblée nationale.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 13 mars, il a été annoncé que des fonds supplémentaires de 208 millions de Rs (5,2 millions de dollars, soit 0,04% du PIB) ont été mis à la disposition du ministère de la Santé et du Bien-être pour l’acquisition de nouveaux accessoires et équipements médicaux, dont 108 millions de Rs ont déjà été décaissés. Il existe d’autres mesures d'appui budgétaire, notamment un financement supplémentaire totalisant 4 milliards de Rs (100 millions de dollars, soit 0,8 % du PIB).


Le 4 juin, le gouvernement mauricien a présenté le budget 2020/2021 modifié. Le budget donne la priorité aux réponses économiques post-Covid, dans divers secteurs clés de l’économie qui ont été discutées au niveau sectoriel. Le Budget cherche à maintenir un équilibre tout en assurant le développement du pays, en promouvant le bien-être de la population, en s’occupant des personnes vulnérables de l’échelle sociale et en préservant l’emploi. Ces attributions incluent 12 milliards de MUR (303 millions de dollars, soit 2,1% du PIB) pour la construction de 12 000 logements sociaux, 34 millions de MUR (856 967 USD) pour le soutien aux artistes locaux, et 35 millions de MUR (882 172 USD) pour la préservation et la réhabilitation de sites historiques et culturels. Le budget détaillé peut être consulté en anglais et en français sur le lien suivant : http://budget.mof.govmu.org/

23 juin : Les autorités ont présenté le projet de loi de crédits supplémentaires (2019-2020) à l’Assemblée nationale. Le détail du budget révisé est le suivant : 1) 1,2 milliard de Rs (29,9 millions de dollars - 0,2 % du PIB) pour l’achat de fournitures médicales en rapport avec le COVID-19 ; 2) 11,milliards de Rs (274 millions de dollars, soit 2 % du PIB) au titre du régime d’aide aux salaires mis en place pour apporter un soutien financier aux employés du secteur privé qui sont au chômage technique pendant la période de confinement/couvre-feu liée au COVID-19 : 3) 45 millions de Rs (1,2 million de dollars soit 0,01 % du PIB) pour des denrées alimentaires de base distribuées aux familles inscrites au registre social de l’île Maurice, aux bénéficiaires de l’allocation aux aidants ainsi qu’aux pensionnaires de maisons de soins en relation avec la pandémie de COVID-19 ; 4) 10 milliards de Rs (249 millions de dollars- environ 1,8 % du PIB) transférés au Fonds national de résilience pour la mise en œuvre de plans et de programmes visant à assurer la résilience au lendemain du COVID-19.

31 août : Les autorités ont annoncé qu'elles prévoyaient d'augmenter les dépenses de santé publique générales de 1,3 milliard de Rs (32,4 millions de dollars, soit 0,3 % du PIB).
Transparence, obligation de rendre compte et participation
2 mai : Les comptes du Fonds de solidarité COVID-19 constitué par le gouvernement mauricien et le Rapport Annuel seront audités par le Directeur de l’Audit.Audit.

2 août : Le gouvernement a sauté sur l’occasion pour profiter du rapatriement de plus de 3 500 travailleurs mauriciens bloqués à l’étranger à cause du COVID-19 par l'entremise d'un plan de rapatriement frauduleux. Le plan a été coordonné dans le cadre d’un « partenariat » public-privé exclusif entre le gouvernement et Air Mauritius, une filiale de Mauritius Air Holdings Ltd, une grande société touristique mauricienne, dont le gouvernement détient plus de 43 %. Le gouvernement de Jugnauth et Air Mauritius ont limité les voyages sur l’île par tout autre moyen autre que le sien. Ensuite, la compagnie aérienne a augmenté les prix dans le but d’aider ses actions en chute libre.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
La State Investment Corporation lèvera 2,7 milliards de Rs (0,5 % du PIB) pour effectuer des investissements en actions dans les entreprises en difficulté.

Le gouvernement renonce aux frais payables par les vendeurs de légumes, de mercerie et de marchandises générales sur les marchés de l’île pendant le couvre-feu.

Le 13 mars, il a été annoncé que pour soutenir les acteurs économiques dans tous les secteurs d’activités, y compris l’industrie manufacturière locale et les PME, 9 milliards de Rs devront être mobilisés, dont 1 milliard proviendra du Fonds Consolidé et les 8 milliards restants d'organismes publics.

La Banque de développement de Maurice accordera 200 millions de Rs (5 millions de dollars, soit 0,04 % du PIB) sous forme de crédit aux entreprises à court de liquidités.

Les entreprises impactées bénéficieront de déductions fiscales supplémentaires.

Le gouvernement a mis en œuvre un régime d’aide salariale pendant la période de couvre-feu liée au COVID-19 par l’intermédiaire de l'administration fiscale mauricienne (MRA). Toute entreprise du secteur privé pourra prétendre à un montant équivalant à la masse salariale de base de 15 jours de tous ses employés, sous réserve du plafonnement établi.

Les travailleurs indépendants éligibles recevront une aide financière de 5 100 Rs (soit 50 % du revenu garanti) pour la période du 16 mars 2020 au 15 avril 2020.

Outre le moratoire de six mois sur les remboursements du capital, les PME éligibles bénéficieront également d’un moratoire de six mois sur le paiement des intérêts sur leurs prêts existants souscrits auprès des banques commerciales.

15 mai : Les entreprises contribuant au Fonds de solidarité contre la COVID-19 dans le pays peuvent désormais prétendre à diverses déductions fiscales. En outre, les entreprises ayant bénéficié de subventions salariales pourraient être soumises à des prélèvements après rétablissement du bilan de l’entreprise.

4 juin : Afin d’alléger les conditions commerciales dans le contexte du COVID-19, l'Administration fiscale mauricienne encadrera les frais de transport, tandis que les divers frais de rétablissement des entreprises seront révisés à la baisse de 15 000 à 5 000 Rs (de 375 à 125 USD). Il a également été annoncé que la Banque de développement de Maurice offrirait des prêts à des taux concessionnels aux entreprises du secteur agricole. Cette même annonce soulignait que 19 millions de Rs (476 000 USD) serviraient également à soutenir les entreprises et les employés de l’industrie de la culture et du divertissement, compte tenu des répercussions économiques du COVID-19 dans l’industrie. Le gouvernement a introduit un prélèvement pour les sociétés dont le revenu brut annuel dépasse 500 millions de MUR ou faisant partie d’un groupe dont le revenu brut annuel dépasse 500 millions de MUR. Les compagnies d'assurance, les entreprises immobilières et les institutions financières contribueront à hauteur de 0,3 % des bénéfices annuels bruts, tandis que les autres sociétés contribueront à hauteur de 0,1 %.

5 juin : Les hôtels de l’industrie touristique ont été autorisés à convertir certaines chambres en structures résidentielles en raison du COVID-19, et ont été dispensés de payer les loyers fonciers et les droits de licence à l’État.

26 juin : Les dates limites des déclarations de revenus ont été reportées, et les déclarations de revenus produites avant ou le 31 juillet ne sont pas assujetties à des intérêts/pénalités.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
15 avril : Tous les contrats de travail expirant cette année sont prolongés jusqu’au 3 décembre 2020. Le gouvernement mettra également en place un régime de subvention salariale pour limiter l’impact socio-économique du COVID-19 en apportant un soutien financier aux employés qui seront temporairement au chômage.

15 avril : Des fonds d’un montant de 2,6 milliards Rs (65,5 millions de dollars, soit 0,5% du PIB) seront mobilisés au titre du régime de subvention salariale.

30 mars : Les ménages mauriciens impactés par le COVID-19 peuvent demander à leurs banques commerciales un moratoire de 6 mois sur les remboursements du capital de leurs prêts existants à compter du 1er avril 2020. En outre, pour les ménages gagnant un salaire de base mensuel combiné à hauteur de 50 000 Rs (1 250 USD) , la Banque de Maurice prendra en charge les intérêts payables sur leurs emprunts souscrits auprès des banques commerciales pour la période du 1er avril 2020 au 30 juin 2020 .

30 mai : Les entreprises pourront prétendre à un montant équivalant à la masse salariale de base de 15 jours de l’ensemble de leurs salariés percevant un salaire de base mensuel à hauteur de 50 000 Rs (1 250 USD) sous réserve d’un plafond de 12 500 Rs (315 USD) par salarié.

Mauritanie

Tests par million
128
Cas confirmés
7662
Taux de mortalité
163
COVID-19: besoins de financement prévus
29 avril : Les besoins en matière de balance des paiements découlant de la crise du COVID-19 sont estimés à 370 millions de dollars US (7,1% du PIB). L'aide supplémentaire nécessaire pour la santé, les fournitures médicales, la protection sociale, le soutien aux PME, les stocks alimentaires et les dépenses liées à la sécurité pour faire face à la pandémie s'élèvent à 210 de dollars (4 % du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.sante.gov.mr/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
60
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
5,53%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
51%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
5,53%

Financement interne et externe
Le 2 avril, le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé une subvention de 5,2 millions de dollars (0,1% du PIB) de l’Association internationale de développement pour aider la Mauritanie à mieux préparer son système de santé publique à faire face à la pandémie de COVID-19. Ce nouveau projet vient s’ajouter aux 2 millions de dollars (0,03% du PIB) d'aide fournis dans le cadre du projet d’amélioration des systèmes régionaux de surveillance des maladies (REDISSE III) pour le plan d’intervention national COVID-19.

Le 25 mars, le gouvernement a annoncé la création d’un fonds d’urgence d’environ 80 millions de dollars (1,1 % du PIB) pour les achats urgents de fournitures et d'équipements médicaux, les subventions destinées à 30 000 ménages pauvres et un soutien financier aux petites entreprises individuelles.

Le 23 avril 2020, le Conseil d’administration du FMI a accordé à la Mauritanie un financement d’urgence de 95,68 millions de DTS (130 millions de dollars, soit 2,5% du PIB) au titre de la Facilité de crédit rapide pour l'aider à mobiliser les ressources indispensables aux services de santé et aux programmes de protection sociale. Le pays a également lancé un appel aux partenaires de développement pour obtenir des financements supplémentaires.

28 avril : L’Union européenne a annoncé une aide supplémentaire de 194 millions d’euros pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, après s'être engagée à mobiliser 449 millions d’euros au début du mois en faveur de ces 5 mêmes pays.

31 mai : L’UNICEF tente d’affecter 17,3 millions de dollars (environ 0,3 % du PIB) de subventions extérieures en faveur de la Mauritanie afin d’aider le pays dans ses efforts de riposte au COVID-19.

9 juin : La Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 20 millions de dollars en réponse à l’impact économique de la COVID-19 pour la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Le 22 juillet, la Banque africaine de développement a approuvé un soutien budgétaire de 284,8 millions de dollars pour soutenir les efforts des pays du G5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger, Tchad) dans la mise en œuvre de leurs plans de riposte à la COVID-19 et de leur reprise économique.

Le 31 juillet, le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé une subvention de 70 millions de dollars (environ 1,3 % du PIB) de l’Association internationale de développement (IDA) pour aider la Mauritanie à renforcer sa réponse face à la pandémie.

3 septembre : Le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a approuvé la demande des autorités d'augmentation de l’accès de 20,24 millions de DTS (environ 28,7 millions de dollars, soit 0,55 % du PIB) pour répondre aux besoins de financement plus élevés que prévus découlant de la pandémie de COVID-19. Cette augmentation porte l’accès total à la FEC à 136,16 millions de DTS (environ 193 millions de dollars, soit 3,7 %). L’achèvement de cet examen permet à la Mauritanie de tirer 36,80 millions de DTS (environ 52,2 millions de dollars, soit 1 % du PIB).

9 septembre : Le Comité du développement de la Banque mondiale et les ministres des Finances du G20 ont approuvé l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) en réponse à la demande de la Banque mondiale et du FMI d’accorder une suspension du service de la dette aux pays les plus pauvres pour les aider à gérer les graves répercussions de la pandémie de COVID-19. La Mauritanie participe à la DSSI, étant donné que le pays présente un risque élevé de surendettement externe et global. Cette DSSI créee un espace budgétaire de 90 millions de dollars (soit 1,2 % du PIB).
Mesures monétaires et macrofinancières
Pour faciliter les conditions de liquidité et le financement de l’économie, la Banque centrale a réduit le taux directeur de 6,5 à 5 %, le taux de prêt marginal de 9 à 6,5 % et les réserves obligatoires des banques de 7 à 5 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Fin mars : Le gouvernement devrait annoncer bientôt un grand train de mesures visant à mieux lutter contre la pandémie et à soutenir la population et l’économie, y compris une aide financière destinée aux personnes et aux entreprises affectées.

Fin avril : Le ministère de la Santé a préparé un plan de riposte à court terme de 10 millions de dollars (0,13 % du PIB) pour contenir la propagation de COVID-19. Ce plan prévoit l’achat de fournitures et d’équipement médicaux ainsi que le recrutement de personnel médical supplémentaire.

29 avril : Le gouvernement a prévu des dépenses budgétaires supplémentaires de 143 millions de dollars (2,2% du PIB) pour la santé (40 millions de dollars), le soutien direct à la production agricole (53 millions de dollars), le soutien direct aux PME (18 millions de dollars), et la constitution de stocks de denrées alimentaires essentielles (32 millions de dollars), et se tient prêt à prendre d’autres mesures sociales si la situation venait à se détériorer.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
29 avril : Le gouvernement s’est engagé à faire preuve d’une transparence totale dans l’utilisation des ressources affectées à l’intervention d’urgence, à canaliser toutes les dépenses dans le budget (y compris le fonds d’aide sociale), et à les suivre, à les comptabiliser et à en rendre compte de manière transparente. Afin d'aider à prévenir le détournement des fonds d’atténuation de la crise et de faciliter la levée de fonds auprès des donateurs, les autorités mettront en place un comité de surveillance du fonds d’assistance sociale et demanderont à la Cour des comptes d’auditer les dépenses liées à l'atténuation de la crise une fois que celle-ci se sera résorbée, et en publiera les résultats. Elles publieront également des informations sur le site Web du ministère des Finances concernant les marchés publics liés à l’atténuation de la crise, les noms des entreprises retenues et de leurs propriétaires bénéficiaires, et la validation de leur exécution ex post..

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
29 avril : Le gouvernement a renoncé à l’impôt sur les PME (la contribution du gouvernement au fonds représentant environ 67 millions de dollars, soit 1 % du PIB jusqu’à maintenant).
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
31 mars : Des mesures visant à atténuer l’impact socio-économique de ces décisions sont mises en œuvre, comme l'exonération des factures d’électricité de 174 707 ménages pendant deux mois. Le 8 avril, l’armée a commencé à distribuer des vivres aux ménages vulnérables de Nouakchott.

29 avril : Les autorités ont déployé un plan de préparation sanitaire pour prévenir la pandémie et y faire face. Pour atténuer l’impact économique et social, elles ont mis en place un fonds spécial d’assistance sociale (ouvert au financement privé) pour l'achat de fournitures médicales urgentes et le versement d'une aide à 30 000 ménages vulnérables (environ 14 millions de dollars, soit 0,03% du PIB), conformément au programme de transfert monétaires existant soutenu par la Banque mondiale).

10 juin : En association avec le gouvernement mauritanien, le HCR et le Programme alimentaire mondial ont apporté une aide alimentaire et monétaire à tous les réfugiés du camp de Mbera.

Mozambique

Tests par million
24
Cas confirmés
11748
Taux de mortalité
82
COVID-19: besoins de financement prévus
11 mai : Alors que le gouvernement est en train de finaliser les besoins de financement prévus pour le plan d'intervention lié au Covid-19 du Mozambique, il prévoit que le volet santé de son plan d’intervention coûtera à lui seul près de 260 millions de dollars (environ 1,77% du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
https://covid19.ins.gov.mz/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
33
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
8,35%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
7,67%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
8,35%

Financement interne et externe
Le gouvernement du Mozambique a sollicité 700 millions de dollars US (environ 4,8% du PIB) auprès de partenaires de développement pour lutter contre les effets négatifs de la pandémie de Covid-19.

Le Mozambique figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes.

Le 27 avril, le FMI a accordé au Mozambique un prêt de 309 millions de dollars (2,1% du PIB) au titre de sa facilité de crédit rapide. Ce montant est destiné aux secteurs de la santé, ainsi qu’au soutien aux PME du pays.

6 mai : L’UE devrait contribuer à hauteur de 110 millions d’euros (environ 0,84% du PIB) à la mise en œuvre des mesures de confinement liées au Covid-19 au Mozambique.

4 juin : L’Équipe humanitaire pays au Mozambique a réservé un financement de 68,1 millions de dollars (0,5 % du PIB) pour aider le Mozambique à faire face au COVID-19.

26 juin : La Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 8,9 millions de dollars pour 6 pays de la SADC (Lesotho, Malawi, Madagascar, Mozambique, Zambie et Zimbabwe).

8 septembre : Le Mozambique participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) de la Banque mondiale. L’espace budgétaire créé par cette DSSI s’élève à 249,2 millions de dollars soit environ 2 % du PIB du pays.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 22 mars, la Banque du Mozambique a annoncé des mesures visant à accroître les liquidités en devises étrangères et nationales, y compris une ligne de crédit de 500 millions de dollars (3,3% du PIB) pour les banques et l’assouplissement des conditions de restructuration des dettes des clients bancaires afin d’atténuer les effets du Covid-19.

À compter du 7 avril, le taux de réserves a été ramené de 13 à 11,5% en monnaie locale et de 36 à 34,5% en monnaie étrangère.

Le 29 avril, la Banque centrale a introduit une exigence obligeant les exportateurs à échanger 30% de leurs revenus de change en monnaie nationale.

Le 30 mars, la Banque centrale a annoncé des mesures visant à faciliter les transactions dans les systèmes de paiement et les conditions de liquidité en : (i) abaissant les commissions et frais des transactions numériques effectuées par l’intermédiaire des banques commerciales, des services bancaires mobiles et de la monnaie électronique et (ii) en renonçant à une provision spécifique sur les prêts en devises, jusqu’au 31 décembre. La Banque centrale a réduit le taux directeur de 150 points de base qui a été ramené à 11,25 % le 16 avril.

Le 17 juin, le Comité de politique monétaire de la Banque du Mozambique a décidé de réduire le taux de la politique monétaire de 11,25 à 10,25%.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
15 avril : Le gouvernement surveille les prix des biens essentiels afin d'éviter toute augmentation abusive des prix et réoriente le secteur industriel vers la production des biens nécessaires à la prévention et à l’atténuation de la pandémie de Covid-19.

15 avril : Licences simplifiées pour l’importation de biens essentiels et exonération totale des droits de douane et taxes diverses sur les importations de médicaments et de réactifs, ainsi que sur tout le matériel de prévention au COVID-19.

7 mai : Un comité doté de pouvoirs spéciaux lui permettant de prendre des décisions en matière d’affectation des ressources a été créé.

7 mai : La mise en place d'un régime exceptionnel de marchés publics pour l’achat de biens et de services urgents nécessaires au contrôle et à la lutte contre la pandémie a été annoncée.

Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en
produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une
disponibilité et un accès durables à des
médicaments et à des produits de santé
essentiels abordables et efficaces, et les
États membres sont encouragés à
utiliser ce mécanisme pour l'achat des
fournitures nécessaires à la prévention,
au traitement et à la lutte contre le
COVID-19 et toute autre épidémie.

31 août : Le ministère de l’Économie et des Finances du Mozambique a publié son rapport budgétaire à moyen terme pour 2021-2023 à la lumière du COVID-19. Dans ce rapport, alors que les recettes devraient étonnament augmenter légèrement (de 23 à 23,1 % du PIB), les dépenses ont augmenté à un rythme plus rapide (de 32,2 à 33,9 % du PIB). Cela a porté le ratio de la dette au PIB du Mozambique à 113,7 %. Afin de contrôler cette dette, le gouvernement mozambicain entend limiter la dette publique à seulement 101 % du PIB d’ici 2023.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 2 avril, afin d’atténuer l’impact du COVID-19, le Conseil des ministres a approuvé par le Décret 12/2020, un ensemble de mesures fiscales visant à protéger la vie humaine, la santé publique et le fonctionnement des services, qui entreront en vigueur pendant l’État d’urgence.

Le 27 mars, le gouvernement a augmenté l’allocation budgétaire pour le secteur de la santé, qui est passée d’environ 2 milliards de MT (environ 28 millions de dollars, soit 0,2 % du PIB) à environ 3,3 milliards de MT (0,3 % du PIB, soit 46 millions de dollars). Des mesures visant à alléger les pressions exercées sur les familles et le secteur de la santé sont en cours de mise en œuvre. Le déficit budgétaire global devrait considérablement augmenter en 2020 en raison de la baisse des revenus, résultant de la baisse d’activité et des mesures fiscales destinées à soutenir le secteur privé, et de l’augmentation des dépenses en matière de santé et de programmes sociaux destinés aux segments les plus pauvres de la société.

25 août : Selon le rapport de situation sur le COVID-19 publié par le ministère de l’Économie et des Finances, le gouvernement a alloué un total de 79,5 millions de dollars au secteur de la santé pour l’acquisition d’EPI et de ventilateurs à ce jour, ce qui représente environ 0,5 % du PIB.

31 août : Le ministère de l’Économie et des Finances du Mozambique a publié son rapport budgétaire à moyen terme pour 2021-2023 à la lumière du COVID-19. Dans ce rapport, alors que les recettes devraient étonnament augmenter légèrement (de 23 à 23,1 % du PIB), les dépenses ont augmenté à un rythme plus rapide (de 32,2 à 33,9 % du PIB). Cela a porté le ratio de la dette au PIB du Mozambique à 113,7 %. Afin de contrôler cette dette, le gouvernement mozambicain entend limiter la dette publique à seulement 101 % du PIB d’ici 2023.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
24 avril : Tous les actes relatifs aux dépenses dans le cadre de la lutte contre la COVID-19 seront annoncés publiquement, afin qu'ils puissent etre examinés par la société mozambicaine et la communauté internationale. Dans le cadre de son engagement envers le FMI, les autorités feront procéder à des audits indépendants des dépenses d’atténuation de la crise et des processus de passation de marchés publics s'y rapportant dès lors que la pandémie se sera résorbée, et en publieront les résultats vérifiés. Entre temps, elles publieront la liste des grands marchés publics en question et les noms de leurs bénéficiaires.

28 juin : Les rapports faisant état de tous les dons entrants et sortants liés au COVID-19 (en espèces et en nature) seront publiés au Journal Officiel par le ministère de la Santé du Mozambique.

2 août : En juin, les autorités mozambicaines ont arrêté deux journalistes dans la province de Sofala, au centre du Mozambique, pour des accusations de corruption liées au COVID-19, selon le Bureau de lutte contre la corruption (GCCC) de la province.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le 30 mars, le Président a annoncé qu'il fallait adopter des mesures de politique budgétaire et monétaire pour aider le secteur privé à faire face à l’impact économique de la pandémie.

30 mars : Prorogation du Décret sur l’Exonération des charges (amendes, intérêts, mise en recouvrement de l'impôt) résultant du retard de paiement des obligations fiscales jusqu’en décembre 2020.

15 mai : Les exonérations de TVA sur le sucre, l’huile de cuisine et le savon sont entrées en vigueur afin d’alléger les pressions exercées sur les consommateurs impactés par le Covid-19.

24 mai : L’Institut national de la sécurité sociale (INSS) mettra en place un fonds de 600 millions de MZN (8,6 millions de dollars, soit 0.05 % du PIB) pour atténuer l’impact négatif de la pandémie de COVID-19 sur les petites et moyennes entreprises (PME).

1er juin : Le Conseil des ministres du Mozambique a approuvé plusieurs mesures fiscales concernant l’exonération des paiements anticipés d’impôt sur le revenu pendant l’état d’urgence et le report des paiements anticipés spéciaux (impôt minimum). De plus, les contribuables peuvent déduire les crédits de TVA de toute autre dette fiscale.

25 août : À ce jour, le ministère du Genre, des Enfants et de l’Action sociale a accordé des services de crédit préférentiels totalisant 15 millions de dollars (0,1 % du PIB) à 200 PME afin de s’assurer que celles-ci demeurent opérationnelles. Le montant restant destiné à aider ces PME au cours des six prochains mois (jusqu’en février 2021) est de 160 millions de dollars (1,1 % du PIB).
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
29 mai : L’UE et l’UNICEF ont livré 11 tonnes de fournitures médicales au Mozambique, dont 145 000 masques, 30 000 combinaisons médicales, 192 thermomètres sans contact et 600 paires de lunettes de protection.

Namibie

Tests par million
142
Cas confirmés
12501
Taux de mortalité
133
COVID-19: besoins de financement prévus
Le 1er avril, le gouvernement a lancé le plan de relance économique et de secours de 8 milliards de dollars namibiens (425 millions de dollars US, soit 4,25 % du PIB) pour atténuer l’impact du COVID-19.
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.mhss.gov.na/corona

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
600
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
14%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
7,72%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
14%

Financement interne et externe
25 avril : L’UE a fait don de 8,4 millions d’euros (environ 0,06% du PIB) à la Namibie afin de l'aide à faire face au Covid-19.

8 mai : L’équipe de pays des Nations Unies pour la Namibie a reprogrammé 3,725 millions de dollars (0,03% du PIB) pour minimiser l’impact du Covid-19 sur la santé publique et le bien-être socio-économique en Namibie. .

29 juillet : La Namibie a sollicité l'aide du Fonds monétaire international pour obtenir un prêt d’urgence de 4,5 milliards de dollars namibiens (273 millions de dollars US, soit 2 % du PIB) afin d’aider le gouvernement à lutter contre la pandémie de COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque centrale a réduit le taux directeur de 100 points de base à 5,25 % le 20 mars.

Le 26 mars, la Banque de Namibie (BoN) a introduit des mesures d’allègement en matière de règlements et de politiques pour aider directement les particuliers, les petites et moyennes entreprises (PME) et les sociétés à gérer l’impact de la sécheresse et de la pandémie de COVID-19 sur les flux de trésorerie et la continuité des activités et pour protéger les emplois. Celles-ci incluent notamment un moratoire de 6 à 24 mois sur les remboursements de prêts discrétionnaires; l’assouplissement de la décision relative à la gestion du risque de liquidité concernant les entrées et sorties de trésorerie pour les prêteurs ; et la réduction des réserves de capitaux à 0 % pendant 24 mois afin de permettre au secteur financier d’accroître l’offre de crédit au profit de l’économie.

Le 15 avril, la banque centrale a réduit le taux directeur de 100 points de base à 4,25%.

Le 17 juin, la banque centrale a réduit le taux directeur de 25 points de base à 4 % (2,25 % au total depuis la déclaration de l’état d’urgence)..

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
15 avril : Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une disponibilité et un accès durables à des médicaments et à des produits de santé essentiels abordables et efficaces, et les États membres sont encouragés à utiliser ce mécanisme pour l'achat des fournitures nécessaires à la prévention, au traitement et à la lutte contre le COVID-19 et toute autre épidémie.

Le 28 avril, le président de la Namibie a suspendu plus de 20 dispositions de lois relatives à l’emploi, à la criminalité et au contrôle des prix en raison de l’épidémie de Covid-19 en vue de faciliter la transition suite à l’impact économique du virus dans le pays. Une liste complète de ces changements est disponible sur https://www.tralac.org/documents/resources/covid-19/countries/3550-namibia-proclamation-state-of-emergency-covid-19-suspension-of-operation-of-provisions-of-certain-laws-and-ancillary-matters-regulations-28-april-2020/file.html.

8 juillet : Le budget présenté propose d’augmenter le taux de la taxe d’accise sur l’alcool et les produits du tabac (les « saintes taxes »). La création de la Namibia Revenue Authority est une proposition administrative clé pour 2020-2021. D’autres propositions des budgets précédents sont toujours à l’étude et en attente de consultations, et comprennent des propositions visant à ; (i) introduire un impôt de 10 % sur les dividendes pour les résidents ; (ii) abroger le principe dit du « conduit pipe » qui entraînerait l’imposition des fiducies ; (iii) imposer un impôt sur le revenu des sociétés « normal » sur le revenu provenant des activités commerciales d’organismes de bienfaisance, religieux, scolaires et autres ; (iv) introduire la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) sur le revenu des gestionnaires d’actifs « cotés » ; (v) supprimer la TVA à taux zéro sur le sucre ; (vi) obliger les fournisseurs à émettre des factures aux fins de la TVA ;(vii) éliminer progressivement les incitations fiscales pour les fabricants et les exportateurs de produits manufacturés ; (viii) abroger les dispositions des règles relatives aux zones de transformation des exportations ; (ix) introduire un régime de « zones économiques spéciales » et retirer la proposition visant à interdire la déductibilité fiscale des redevances pour les entités minières.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 1er avril, le gouvernement a lancé le plan de relance économique et de secours pour atténuer l’impact du COVID-19 (8 milliards de dollars namibiens, soit 425 millions de dollars US (4,25 % du PIB). Ce plan prévoit : i) des mesures en matière de dépenses de 2,2 milliards (123 millions de dollars US) pour la santé, les subventions salariales et les revenus de base ; et ii) des garanties à hauteur de 2,3 milliards (128 millions de dollars US) pour soutenir les prêts à faible taux d’intérêt des petites entreprises agricoles et les particuliers. Le gouvernement a annulé les célébrations de l’indépendance et a réaffecté les dépenses prévues à cet effet à la lutte contre COVID-19.

27 mai : Réaffectation budgétaire d’urgence de 727 millions de dollars namibiens supplémentaires (49 millions de dollars US, soit 0,3% du PIB) destinés spécifiquement au secteur des soins de santé en Namibie. Ces fonds viennent s'ajouter à un budget d’urgence de 600 millions de dollars namibiens (40 millions de dollars US, soit 0,26% du PIB) mis à la disposition du ministère de l’Éducation de base, des Arts et de la Culture. Ces mesures s'inscrivent dans le contexte d’une diminution de 14,3 % des recettes prévues, qui sont passées de 59,7 milliards de dollars namibiens dans le document cible du MTEF à 51,4 milliards de dollars namibiens ( de 4 à 3,4 milliards de dollars US, soit de 28 à 23% du PIB).
Transparence, obligation de rendre compte et participation
Le 27 mai, la Stratégie budgétaire 2020-20201-2022-2023, le Budget de développement pour l’exercice 2020-2021 et le Rapport sur l'obligation de rendre compte du gouvernement 2018-2019 ont été présentés en même temps que le budget actualisé 2020-2021. Ces documents décrivent les différents moyens que le gouvernement namibien utilisera pour rendre des comptes tout au long de la crise financière du Covid-19, et après.

2 août : En avril 2020, le ministère de l’Industrialisation, du Commerce et du Développement des PME a identifié des PME dans tout le pays pour fabriquer des masques pour le compte du gouvernement namibien. Toutefois, le Market Namibia Tender Bulletin a par la suite signalé que le ministère n’avait pas lancé d’appel d’offres public pour l’achat de matériaux adaptés à la production de masques. Aucune information n’était disponible sur l’endroit où le ministère s'était procuré le matériel qui a été distribué aux fabricants de masques, mais celui-ci aurait été évalué à 40 000 N$ (2 400 USD). Selon le Procurement Tracker Namibia, les masques devaient être vendus pour un montant compris entre 15 N$ (0,91 USD) et 25 N$ (1,51 USD), mais le prix a été considérablement augmentépar certains fabricants de masques parrainés par l’État, ce qui a provoqué un tollé public. Cependant, les fabricants de masques ont affirmé que le matériel fourni par le gouvernement n’était pas de bonne qualité et qu’ils avaient dû acheter de meilleurs tissus, ce qui avait fait augmenter le prix des masques.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 avril : Paiement accéléré des factures en souffrance et incontestées pour les biens et services fournis au gouvernement namibien (GRN) dans le but d'injecter environ 800 millions de N$ au profit des entreprises.

30 avril : 500 millions de N$ (29 millions de dollars US, soit 0,2% du PIB) de prêts aux petites entreprises non agricoles seront versés par la Banque de développement de Namibie (DBN), tandis que 200 millions de N$ (12 millions de dollars US, soit 0,09% du PIB) de prêts aux entreprises agricoles seront versés par la Banque agricole de Namibie.

30 avril : Programme de prêts au titre de l'impôt (tax-back loan scheme) destiné aux entreprises non minières plafonné à 470 millions de N$ et Programme de prêts au titre de l'impôt destiné aux particuliers inscrits et assujettis à l'impôt à la source (PAYE) garanti par le gouvernement à hauteur de 1,1 milliard de N$ (63,8 millions de dollars US, soit 0,44% du PIB).

7 mai : Programme de prêts au titre de l'impôt destiné aux salariés et aux travailleurs indépendants inscrits et assujettis à l'impôt à la source (PAYE) qui ont perdu leur revenu ou une partie de celui-ci.

7 mai : Les contribuables peuvent emprunter un montant égal à 1/12e de l’impôt qu'ils ont payé au cours de l’année d’imposition précédente, qu'ils devront rembourser après un an. Le taux d’intérêt sera avantageusement bas au taux préférentiel moins 1% au titre d’une garantie du gouvernement.

9 septembre : La Banque de Namibie a annoncé qu’elle participerait à l’opérationnalisation du programme de garantie de prêts, en fournissant un capital de 50 millions de dollars namibiens (3 millions de dollars US, soit 2,25 % du PIB) pour le crédit des PME.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Le 1er avril, le ministre des Finances a annoncé une nouvelle subvention pour les personnes en difficulté suite à la pandémie. Un peu plus d’une semaine plus tard – le jeudi 9 avril – il a annoncé la mise en place d'un revenu minimum d'urgence de 750 N$, qui devait être versé aux personnes âgées de 18 à 59 ans qui ont vu leurs moyens de subsistance informels réduits à néant ou qui étaient déjà au chômage. Les personnes qui étaient employées mais qui ont perdu leur emploi recevront une aide dans le cadre d'un régime distinct administré par la Commission de sécurité sociale de Namibie. Les candidats au revenu minimum d’urgence de la Namibie peuvent s’inscrire en envoyant un SMS à un numéro gratuit et en suivant un ensemble d’instructions claires et simples. Les demandeurs n'ont pas besoin d’utiliser leur propre téléphone, mais doivent utiliser un téléphone de la Mobile Telecommunications Company (MTC). Le paiement sera effectué dans un délai de 7 jours à l'aide des distributeurs automatiques du secteur bancaire. Le coût total de cette mesure s’élève à un maximum de 562 millions de N$.


15 mai : Le gouvernement veillera à ce que les points d’eau demeurent ouverts sans qu’il soit nécessaire d’utiliser des cartes d’eau pendant les périodes de confinement. Ce service essentiel sera subventionné par Namwater et des autorités locales.

27 mai : Lancement du National Employment and Salary Protection Scheme for Covid-19 en collaboration avec la Commission namibienne de sécurité sociale. Des subventions salariales représentant 645 millions de N$ (43,3 millions de dollars) ont été engagées dans ce programme pour préserver la capacité de gain des personnes les plus vulnérables sur le marché du travail.

Le 15 juin, le gouvernement a annoncé qu’il prolongerait la date butoir de présentation des déclarations de revenus des particuliers de fin juin à fin septembre (mais pas le paiement des impôts arrivant à échéance fin juin).

29 juin : L’assouplissement de la réglementation du travail a été utilisé pour assurer la protection des emplois. Les employeurs seront autorisés à négocier des réductions temporaires des salaires de 20 et 40 % pour les secteurs les plus touchés.

Niger

Tests par million
183
Cas confirmés
1215
Taux de mortalité
69
COVID-19: besoins de financement prévus
Un plan estimé à 600 millions de dollars US (7,4 % du PIB) a été présenté aux donateurs. Celui-ci servira à mettre en œuvre des mesures d'intervention sanitaire immédiate et des mesures plus vastes d'atténuation des effets économiques et sociaux.

7 mai : Ce plan de crise a été révisé et devrait coûter 1,5 milliard de dollars (18,4 % du PIB).

14 avril : Le coût du plan de riposte est estimé à 597 milliards de FCFA (999 millions de dollars, soit 7,6 % du PIB). Pour pouvoir être pleinement mis en œuvre, ce plan nécessite un montant important de subventions et de financement concessionnel de la part de la communauté internationale, car il entraînera des pertes de recettes intérieures et une augmentation des dépenses publiques en faveur des programmes sanitaires et sociaux.
Liens officiels sur la COVID-19

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
15
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
5,69%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
59%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
5,69%

Financement interne et externe
Le 14 avril, le FMI a approuvé un décaissement de 83,66 millions de DTS (114,9 millions de dollars, soit 1,2% du PIB) au titre de sa facilité de crédit rapide.

Le Niger figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Il a bénéficié d'un allégement de la dette de 7,72 millions de dollars (0,08 % du PIB).

Le 15 avril, la Banque mondiale a approuvé le décaissement de 13,95 millions de dollars pour prévenir, détecter et répondre à la menace posée par le COVID-19 et renforcer l'état de préparation des systèmes nationaux de santé publique au Niger. Le FMI a fourni un financement d’urgence de 114,5 millions de dollars (soit 0,15 % du PIB) en plus d'un allégement du service de la dette.

28 avril : L’Union européenne a annoncé une aide supplémentaire de 194 millions d’euros pour le Burkina Faso, le Tchad, le Mali, la Mauritanie et le Niger, après s'être engagée à mobiliser 449 millions d’euros au début du mois en faveur de ces 5 mêmes pays.

18 mai : L’UE a accordé une aide de 31 millions d’euros (environ 0,4 % du PIB) au Niger pour l'aider à contrer l’impact économique du Covid-19 sur le pays.

10 mai : L’UNICEF a commencé à mobiliser 17,4 millions de dollars (0,2 % du PIB) en faveur du Niger pour l’aider à faire face au Covid-19.

9 juin : La Banque africaine de développement a approuvé un financement par subvention de 20 millions de dollars en réponse à l’impact économique du COVID-19 pour la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Le 10 juin : Le HCR, dans le cadre de la préparation du Plan mondial de réponse humanitaire au COVID-19 révisé qui sera mis en oeuvre au cours des neuf prochains mois, a affecté 7,4 millions de dollars (soit 0,08 % du PIB) au Niger.

29 juin : Le gouvernement du Niger a reçu une subvention de 25 000 dollars de la Corée du Sud pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

22 juillet : Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé une subvention de 53,7 millions de dollars et un prêt de 55,1 millions de dollars (entre 0,4 et 0,5 % du PIB) pour aider le Niger à atténuer les impacts du COVID-19.

Le 3 août, la Banque mondiale a approuvé un montant de 100 millions de dollars (0,9% du PIB) pour aider le Niger dans sa gouvernance.

Le 6 août, la Banque mondiale a approuvé un ensemble de mesures d’appui budgétaire de 250 millions de dollars en faveur du Niger (environ 2,3 % du PIB) mettant l’accent sur la riposte du Niger au COVID-19 et son plan de redressement.

8 septembre : Le Niger participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 25,8 millions de dollars, soit 0,2 % du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 21 mars, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé les mesures suivantes : i) 340 milliards de XOF (589 millions de dollars) de liquidités supplémentaires mises à la disposition des banques par le biais d'adjudications hebdomadaires et mensuelles à hauteur de 4 750 milliards de XOF (8,2 milliards de dollars) ; ii) élargissement du cadre de garantie pour accéder au refinancement de la BCEAO afin d’inclure 1 050 milliards XOF (1,8 milliard de dollars) de dette bancaire de 1 700 entreprises privées préqualifiées ; iii) mise en place, avec le système bancaire, d'un cadre pour accompagner les entreprises éprouvant des difficultés à rembourser les crédits.

Le 25 mars : D’autres mesures sont prises, notamment : i) affectation de 25 milliards de XOF (41 millions de dollars) au fonds fiduciaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), afin d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu'elle accordera aux pays éligibles pour financer les dépenses urgentes d'investissement et d'équipement ; ii) communication sur le programme spécial de refinancement des crédits bancaires accordés aux PME ; iii) négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique pour encourager son usage ; iv) bon approvisionnement en billets pour garantir un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques.

Pour promouvoir l’utilisation des outils de paiement électronique, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) propose des mesures plus flexibles pour ouvrir un service d'argent mobile et rendre les transferts d'argent électronique entre personnes gratuits.

7 mai : Le 30 avril, la Banque centrale régionale a également créé des « Bons Covid-19 » comme un moyen de lever des fonds pendant la pandémie.

Le 22 juin, la BCEAO a annoncé qu’elle avait réduit le taux des opérations d’appels d’offres de 2,5 à 2 %, et que le taux d’intérêt sur les guichets de prêts marginaux avait été ramené de 4,5 à 4 %.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
15 avril : Mise en place de facilités de crédit d'enlèvement pendant une période de 15 à 90 jours, pour tout importateur qui le souhaite, sous réserve de la production d’une garantie bancaire.

Le 27 avril, les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont déclaré une suspension temporaire du pacte de croissance et de stabilité de l’UEMOA fixant six critères de convergence, y compris la règle du maintien du déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB, pour aider les pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 en leur permettant d'augmenter temporairement les déficits budgétaires et d'utiliser l'aide extérieure supplémentaire fournie par les donneurs en réponse au COVID-19. La Déclaration des Chefs d’État prévoit clairement que l’assainissement budgétaire reprendra une fois la crise terminée.

7 mai : Un comité doté de pouvoirs spéciaux lui permettant de prendre des décisions en matière d’affectation des ressources a été créé.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Fin avril : Le plan d’intervention d’urgence sera financé à hauteur de 1 milliard de CFA (1,6 million de dollars) par le budget national.

Le 8 mai, le cabinet a approuvé un budget supplémentaire à hauteur de 1,3 % du PIB dans lequel des ressources ont été réaffectées à des dépenses additionnelles dans les domaines de la santé, de la sécurité et de l’aide sociale.

14 avril : Le déficit budgétaire a été révisé à 5 % du PIB, contre les 2,7 % préalablement prévus.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
14 avril : En sollicitant l’aide du FMI, le gouvernement s’est engagé à ne pas prendre de mesures de crise qui nuiraient de façon permanente à l’assiette fiscale, à maintenir la transparence budgétaire en inscrivant des mesures de crise budgétaire dans un budget complémentaire et à centraliser les coûts et la comptabilisation des mesures de crise au ministère des Finances.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
15 avril : Exonération de la TVA pour toute la durée du confinement pour les transports terrestres interurbains.
Report du paiement de la deuxième tranche de l'impôt pour le secteur des transports au 1er mai 2020 au lieu du 1er mars.
Application d’un taux de TVA réduit de 10% dans le secteur hôtelier.
Suspension des procédures de recouvrement des taxes et droits pendant trois (3) mois, soit jusqu’au 30 juin 2020 pour les agences de voyages.
Suspension du recouvrement des taxes pendant deux (2) mois à compter du 1er avril 2020 pour les bars et débits de boissons et les secteurs du sport et des loisirs.
Application d’un taux d’amortissement des bâtiments de 5% au lieu de 2% pour tenir compte de l’importance du capital investi dans le secteur hôtelier. Exonération des droits et taxes sur tous les produits taxés qui entrent dans le cadre de la lutte contre le coronavirus.

7 mai : Un allégement fiscal est à l'étude pour les entreprises des secteurs les plus touchés de l’économie nigérienne.

29 juin : Le ministère des Finances annonce également un soutien au crédit pour le secteur privé sous forme de garanties de prêts. Le coût révisé comprend un soutien à grande échelle pour la production agricole, les déficits de revenus et la constitution de réserves de liquidité.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
15 avril : Deux mois de gratuité des services publics pour les ménages vulnérables et distribution de nourriture à partir de la réserve stratégique. Renforcement du plan annuel de soutien aux personnes vulnérables (distribution gratuite de nourriture pour les plus démunis, vente à prix modérés etc.).

Depuis le 23 avril 2020, des contrôles de prix des produits essentiels ont été mis en place pendant la période du ramadan.

7 mai : L’État a assuré la gratuité des services publics 2 pendant 2 mois pour les ménages vulnérables.

29 mai : Afin de contribuer à l’effort des services de santé, le gouvernement du Niger finance la formation de 2 700 agents de santé supplémentaires pour alléger la pression qui pèse actuellement sur le secteur de la santé.

Nigéria

Tests par million
24
Cas confirmés
61882
Taux de mortalité
1129
COVID-19: besoins de financement prévus
En mars, on estimait que le coût de l’équipement, du matériel et des infrastructures nécessaires s'élèverait à 120 milliards de N (308 millions de dollars US).

Le 6 avril, l’autorisation avait été donnée de créer un Fonds d’intervention de crise lié au coronavirus de 1,39 milliard de dollars (environ 0,35% du PIB) pour renforcer les infrastructures de soins de santé.
Liens officiels sur la COVID-19
https://covid19.ncdc.gov.ng/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
28
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
5,01%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
75%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
5,01%

Financement interne et externe
En mars, la Banque centrale du Nigeria a annoncé un fonds d’intervention de 1,1 billion de N (2,5 milliards de dollars, soit 0,6%du PIB), soit 1 billion de N (2,5 milliards de dollars, soit environ 0,55% du PIB) pour soutenir la fabrication locale en vue de stimuler la substitution des importations, et 100 milliards de N (250 millions de dollars) pour aider le secteur des services et des produits de santé. En outre, 900 milliards de N (2,3 milliards de dollars - environ 0,5% du PIB) seront mis à la disposition des sociétés pharmaceutiques par le biais de prêts pour réimplanter des entreprises de fabrication de médicaments. Grâce à ces interventions, environ 3,5 billions de N devraient être injectés pour stimuler l’économie nigériane pendant cette période difficile.

En avril, la Banque centrale du Nigeria a lancé une campagne de levée de fonds de 120 milliards de N (3 milliards de dollars, soit 0,8% du PIB) auprès du secteur privé destinés à l’achat d’équipements et d’infrastructures nécessaires à la lutte contre la pandémie. Au 8 mai, un montant de 28 milliards de N (72 millions de dollars - environ 0,02% du PIB) avait été reçu par l'intermédiaire du Fonds de Coalition du secteur privé contre le COVID-19 (CACOVID), domicilié à la CBN (Banque centrale du Nigeria), et de cinq comptes de donateurs COVID-19 auxiliaires relevant du compte unique du Trésor (TSA).

En avril, le Nigeria a sollicité 2,5 milliards de dollars (environ 0,55% du PIB) auprès de la Banque mondiale et 1 milliard de dollars (0,2% supplémentaire du PIB) auprès de la Banque africaine de développement.

Au 16 avril, une subvention de 50 millions de dollars (0,01% du PIB) avait été approuvée par l’Union européenne.

Au 28 avril, le FMI a accordé au Nigeria un prêt de 3,4 milliards de dollars (0,9%du PIB).

14 mai : Le Covid-Nigeria Solidarity Support Fund vise à mobiliser 50 millions de dollars pour soutenir les efforts de lutte contre le Covid-19 au Nigeria.

29 mai : Partenariat UE-OIM visant à mobiliser un peu plus d’un million d’euros pour atténuer l’impact du Covid-19 sur les migrants/réfugiés au Burkina Faso, au Cameroun, en Guinée-Bissau, au Nigeria et au Sénégal.

24 juin : Des fonds de prévoyance de 984 millions de N (2,7 millions de dollars, soit moins de 0,01 % du PIB) ont été débloqués au profit du centre de contrôle des maladies du Nigeria, et un montant supplémentaire de 6,5 milliards de N (18 millions de dollars, soit moins de 0,01% de PIB) a été distribué pour l’achat d’un plus grand nombre de kits de dépistage, l’ouverture de centres d’isolement et la formation du personnel médical. Une subvention de 10 milliards de N (28 millions de dollars, soit 0,01% du PIB) a été accordé à l’État de Lagos afin d’accroître sa capacité à contenir l’épidémie.

25 juin : Le Fonds de solidarité et d'aide du Nigeria a été créé pour lever 50 millions de dollars nécessaires pour aider l’infrastructure physique des centres de soins de santé dans les gouvernements locaux et le programme d’investissement social existant.

7 août : Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé un financement de 114,28 millions de dollars (soit 0,0 % du PIB) pour aider le Nigeria à prévenir, détecter et contrer la menace posée par le COVID-19, en mettant l’accent sur les réponses au niveau des États. Ce financement comprend un crédit de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) et une subvention de 14,28 millions de dollars (soit 0,0 % du PIB) du Mécanisme de financement d’urgence en cas de pandémie.

9 septembre : Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé vendredi un prêt de 288,5 millions de dollars (soit 0,01 % du PIB) pour aider le Nigeria à faire face à la pandémie de COVID-19 et à atténuer son impact sur les personnes et les entreprises.

9 septembre : Le gouvernement fédéral a adopté un budget révisé pour 2020 en réponse au choc du COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque centrale du Nigeria (CBN) a maintenu son taux de change en mars, mais a introduit des mesures visant notamment à :
(i) réduire les taux d’intérêt sur toutes les interventions de la CBN de 9 à 5 % et instaurer un moratoire d’un an sur les facilités d’intervention de la CBN ;
(ii) créer une facilité de crédit ciblée de 139 millions de dollars ; et
(iii) injecter des liquidités totalisant 2,4 % du PIB dans le système bancaire pour soutenir les secteurs de la santé et de la fabrication.
Une indulgence réglementaire a également été introduite pour restructurer les prêts dans les secteurs impactés.

21 mai : Le Comité de politique monétaire du Nigeria a reporté sa réunion initiale au 28 mai, date à laquelle il décidera des nouvelles interventions de politique monétaire face à l’impact économique du Covid-19.

Le 29 mai, la Banque centrale du Nigeria (CBN) a abaissé le taux de la politique monétaire à 12,5 %. La CBN coordonne également une initiative d’intervention spéciale du secteur privé ciblant 120 milliards de N (333 millions de dollars, soit 0,08 % du PIB) pour lutter contre le COVID-19.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
31 mars : Un Comité de durabilité économique (ESC) présidé par le Vice-Président, a été mis en place pour élaborer un plan visant à transformer les défis actuels posés par la pandémie de COVID-19 en opportunités réelles pour les Nigérians en faisant reposer l’économie sur des bases solides.

16 avril : Des exonérations de droits à l’importation pour les médicaments et les produits médicaux et les entreprises pharmaceutiques seront introduites.

Le 5 mai, le ministre des Finances a reçu l'ordre de communiquer rapidement avec les législateurs pour adopter un budget supplémentaire définissant l’utilisation des fonds sur la base de l'estimation du montant total collecté pour l’année, qui devra également détailler les besoins émis par les ministères responsables et les coûts estimés. Les fonds doivent être directement affectés aux ministères responsables et aux unités de dépenses plutôt qu’à un intermédiaire. Tous les fonds recueillis dans les comptes bancaires commerciaux devraient être transférés sur le compte auxiliaire récurrent du gouvernement fédéral du Nigeria (FGN) domicilié à la CBN. Seul le Système intégré d’information sur la gestion financière du gouvernement (GIFMIS) peut être utilisé pour effectuer des paiements aux organismes, conformément aux lois, aux règles et aux règlements, y compris ceux ayant trait à la Loi sur les marchés publics. (sous réserve des directives du Bureau des marchés publics).

Le 7 mai, le bureau du vérificateur général des comptes a publié huit lignes directrices nécessaires à la gestion des fonds COVID-19 au Nigeria.

Le 14 mai, le gouvernement nigérian a examiné l’adoption d’une Loi sur le controle des maladies infectieuses qui, en plus d’imposer des mesures de confinement plus strictes au peuple nigérian, augmente aussi les sanctions imposées aux personnes ne respectant pas la loi. Cette question fait actuellement l’objet d’un débat à la Chambre des représentants du Nigeria.


11 juin : Le budget actuel reflète les réaffectations de crédits budgétaires devant être approuvées par le Parlement comme mesures de dépenses utilisées pour financer les dépenses liées au COVID-19. Le gouvernement a également modifié ses règles et processus relatifs à la GFP afin d’assurer la livraison rapide des biens et services liés au COVID-19 en créant un poste budgétaire spécial pour le COVID-19. Les programmes d’emprunt ont été ajustés afin de combler les besoins de financement liés à la pandémie et d’assurer une gestion plus efficace de la trésorerie et des liquidités.

11 juin : Deux comités ont été créés pour améliorer la coordination entre les ministères des Finances/les services du budget et les autres ministères compétents aux niveaux infranational et central : (i) un Comité de gestion de crise, dirigé par le ministre des Finances, du Budget et de la Planification nationale; (ii) un Comité de la durabilité économique.

11 juin : Le ministère des Finances, suite aux politiques de confinement, a assuré la continuité des activités grâce à l’utilisation de réseaux virtuels, à la soumission de factures par courriel et à des vérifications de sécurité simplifiées.

11 juin : Une assurance pour les travailleurs de première ligne a été créée dans le cadre des mesures d'efficacité et de rentabilité introduites dans le processus de financement et d’achat des soins de santé.

25 juin : Le Comité de durabilité économique mis sur pied par le président a élaboré un plan d’intervention qui recommande aux sociétés pétrolières et aux sociétés de services pétroliers de vendre des devises à la CBN plutôt qu’à la société pétrolière d’État (NNPC) pour améliorer l’approvisionnement en devises.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Le 27 mars, le gouvernement fédéral a accordé une subvention de 26 millions de dollars à l’État de Lagos afin d’accroître sa capacité de réaction face à l’épidémie de COVID-19. Au 6 avril, le gouvernement avait fourni 102,5 milliards de naira (285 millions de dollars) pour soutenir le secteur de la santé, dont 21 millions de dollars provenant de fonds de prévoyance versés au Centre nigérian de contrôle des maladies pour équiper, développer et doter en personnel ses installations et laboratoires à travers le pays.

Le 24 avril, des plans visant à réduire/retarder les dépenses en capital non essentielles de 4,4 milliards dollars (1 % du PIB) ont été annoncés.

Le 7 avril, la Chambre des représentants, une branche de l’Assemblée nationale du Nigeria, a adopté le projet de loi de stimulation économique d’urgence pour stimuler l’économie nigériane compte tenu de l’effet débilitant du COVID-19.

16 avril : Un Fonds d’intervention de crise COVID-19 de 500 milliards de N a été créé dans les limites du budget pour couvrir les coûts des équipements de santé et des médicaments indispensables, ainsi que pour renforcer l’économie grâce à des programmes de travaux publics.

Le 23 avril, il a été décidé que compte tenu des défis actuels auxquels est confrontée la Fédération et du profil de revenu très incertain dans un avenir immédiat, seuls 661 427 milliards de N (1,7 milliard de dollars) seraient distribués et 119 550 milliards de N (306 millions de dollars) seraient économisés dans le compte des recettes pétrolières excédentaires.

25 juin : Le gouvernement a revu son budget 2020 et, compte tenu de la forte baisse prévue des recettes pétrolières, a annoncé qu'il prévoyait des réductions/reports des dépenses en capital non essentielles de 1,5 billion de dollars (près de 1 % du PIB).

9 septembre : Le gouvernement fédéral a adopté un budget révisé pour 2020 en réponse au choc du COVID-19. Le fonds d’intervention pour la COVID-19 mentionné précédemment est inclus dans le budget révisé, lequel fonds facilitera l’affectation des ressources à d’autres dépenses courantes et en capital liées à la santé (tests, fournitures et installations) et à des programmes de travaux publics pour soutenir le revenu des personnes vulnérables. La couverture du programme de transferts conditionnels monétaires a été élargie et une allocation de 150 milliards de N (392 millions de dollars, soit 0,01 % du PIB) a été mise à disposition par le biais du budget.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
5 mai : L’Assemblée nationale demande que les fonds ne soient décaissés qu’après autorisation.

13 mai : Le Bureau du vérification général des comptes de la Fédération doit rendre public quotidiennement toutes les entrées et sorties de fonds, et le relevé doit indiquer la source de la sortie. Tous les ministères responsables ont également été invités à publier des rapports détaillés de leurs activités relatives aux Fonds COVID-19 sur leurs sites à la fin de chaque semaine, tandis qu'un rapport mensuel sur l'exécution du budget doit être publié sur le Portail ouvert du Trésor au plus tard 14 jours après la fin du mois. La dernière condition exige que deux semaines après la fin de la pandémie, un rapport complet de toutes les recettes et de tous les paiements soit publié sur le portail de transparence de l’OAGF ainsi que sur d’autres sites du gouvernement, y compris ceux du ministère fédéral des Finances, du Budget et de la Planification Nationale et du Secrétaire du gouvernement de la Fédération et de l’OAGF.

13 mai : Au Nigeria, iFollowTheMoney fournira aux citoyens des outils en ligne pour suivre la mise en œuvre de la réponse gouvernementale face au COVID-19, et espère créer un élan pour une approche transparente et inclusive selon laquelle l’utilisation de tous les fonds et autres programmes liés à la crise serait rendue publique. Cependant, à ce jour, la plateforme Web n’a pas été mise à jour depuis 2019.

21 mai : En collaboration avec le FMI, les autorités se sont engagées à : (i) renforcer le rôle de la Commission fédérale d’audit dans la lutte contre la corruption et le cadre de déclaration des avoirs ; (ii) mettre pleinement en œuvre l’approche fondée sur les risques en matière de surveillance du blanchiment et du financement du terrorisme, tout en assurant la transparence de la propriété bénéficiaire des personnes morales: (iii) créer des lignes budgétaires spécifiques pour faciliter le suivi et la déclaration des dépenses d’intervention d’urgence et la déclaration des fonds débloqués et des dépenses encourues mensuellement sur le portail de transparence (http://opentreasury.gov.ng/) ; (iv) publier sur le site du Bureau des marchés publics des plans d’approvisionnement, des avis d’approvisionnement pour toutes les activités d’intervention d’urgence, y compris le nom des entreprises retenues et des propriétaires bénéficiaires ; (v) publier, au plus tard trois à six mois après la fin de l’exercice, le rapport d’un audit indépendant des dépenses d’intervention d’urgence et du processus de passation de marchés publics s'y rapportant qui sera effectué par l'auditeur général de la Fédération.

5 juin : L'aide des OSC a été sollicitée pour communiquer des informations aux citoyens sur les politiques de soutien mises en place et la façon de les surveiller.

11 juin : Pour accroître la transparence et l'obligation de rendre compte concernant le financement et les dépenses liés au COVID-19, les mesures suivantes ont été mises en œuvre ; (i) tous les contrats liés au COVID-19 sont publiés ; ii) des audits internes sont effectués plus fréquemment ; iii) un comité de surveillance du financement du COVID-19 a été créé.

6 août : Le Nigeria a mis en place un portail pour faciliter la transparence de l’approvisionnement. Le NOCOPO (Nigeria Open Contracting Portal), qui n'est encore qu'à ses débuts, dispose d'une page dédiée à l’approvisionnement lié au COVID-19 sur laquelle tous les contrats liés à la pandémie sont énumérés. Cela a permis aux journalistes et aux citoyens d’analyser les détails de ces contrats et au public de mieux s'informer et se sensibiliser à la réponse du gouvernement face à la pandémie. Le NOCOPO a été créé grâce à des partenariats avec la société civile nigériane.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
16 avril : Un train de mesures budgétaires temporaires, dont le coût n’est pas encore pleinement établi, devrait accorder des allégements aux contribuables et inciter les employeurs à conserver leurs personnels et à en recruter d'autres pendant le ralentissement économique, grâce à des mesures telles qu'une baisse de l'impôt sur le revenu équivalant à une réduction de 50 % des charges sociales de leurs employés.

16 avril : L'augmentation des tarifs d’électricité – prévue pour avril 2020 – a été reportée à juillet. Parallèlement à la baisse des prix internationaux du pétrole, les prix réglementés du carburant ont été réduits, les subventions pour le carburant ont été supprimées et une formule automatique de tarification du carburant a été mise en place pour éviter la réintroduction des subventions pour le carburant.


25 juin : Un plan de relance budgétaire, sous la forme d’un fonds d’intervention COVID-19 de 500 milliards de N (1,4 milliard de dollars, soit 0,35 % du PIB), a été approuvé par le Président pour aider les établissements de santé, alléger le fardeau fiscal des contribuables et inciter les employeurs à conserver et à recruter du personnel pendant le ralentissement économique. Des exonérations des droits à l’importation pour les entreprises pharmaceutiques seront introduites.

9 septembre : Les autorités ont également dévoilé un plan de relance de 2,3 billions de N (6 milliards de dollars, soit 2 % du PIB) axé sur des projets générateurs d’emplois, notamment dans les secteurs de l’agriculture, des routes et du logement, dont une grande partie sera financée par des facilités de crédit soutenues par la CBN, des fonds souverains et d'autres fonds d'épargne.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Fin mars : Moratoire de 3 mois sur l’argent mobile.

Fin avril : Début des transferts monétaires destinés aux ménages les plus pauvres pour amortir l’effet de la pandémie. Des transferts monétaires conditionnels ont été effectués pendant deux mois, alors que les personnes déplacées recevront deux mois de rations alimentaires. Les bénéficiaires sont les personnes dont le solde bancaire est inférieur à 5 000 N et qui rechargent leur téléphone avec un maximum de 100 N.

Fin avril : Du matériel de secours est fourni aux communautés autour d’Abuja et les programmes d’alimentation scolaire seront maintenus. 70 000 tonnes métriques de céréales provenant des réserves nationales stratégiques de céréales du Nigeria seront distribuées aux personnes pauvres et vulnérables dans les États impactés par le COVID19, ainsi qu’aux personnes dont les moyens de subsistance seront affectés par le confinement.

Fin avril : La CBN a créé un fonds de 50 milliards de N pour soutenir les ménages et les PME impactés par COVID-19 et a introduit une aide au crédit pour le secteur de la santé.

Fin avril : L’Association des distributeurs d’électricité nigérians (ANED) s’est alignée sur le gouvernement fédéral pour offrir une période de deux mois d’approvisionnement gratuit en électricité à tous ses clients.

14 mai : Le Fonds d’appui à la solidarité COVID du Nigeria vise à mobiliser 50 millions de dollars (environ 0,02 % du PIB) pour soutenir les efforts d’aide dans le cadre de la lutte contre le COVID-19 au Nigeria.

25 juin : Les prix réglementés des carburanst ont été réduits et une formule automatique de calcul des prix du carburant a été introduite pour éliminer les subventions au carburant. Le Président a également ordonné d'augmenter le registre social de 1 million de ménages à 3,6 millions pour aider à atténuer l’effet du confinement.

Ouganda

Tests par million
146
Cas confirmés
11163
Taux de mortalité
99
COVID-19: besoins de financement prévus
20 mars : Les estimations préliminaires du ministère de la Santé indiquent un besoin de financement de 25 milliards des shillings (Shs) (6,5 millions de dollars US, soit 0,02% du PIB) pour faire face aux problèmes de santé causés par la pandémie du coronavirus (COVID-19). Au total, le gouvernement de l’Ouganda doit faire face à un déficit de financement supplémentaire préliminaire d’environ 370 milliards de Shs (soit environ 100 millions de dollars, soit 0,36% du PIB) et 350 milliards de Shs (environ 90 millions de dollars, soit 0,33% du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.health.go.ug/covid/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
19
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
5,14%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
40%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
5,14%

Financement interne et externe
Le gouvernement a ouvert un Fonds national d'intervention lié au COVID-19.

20 mars : Pour faire face aux impacts négatifs éventuels sur la balance des paiements, le gouvernement sollicitera l’appui du Fonds monétaire international afin d’aider la Banque centrale à s’assurer que les réserves internationales demeurent solides et que le taux de change reste stable. Afin de combler le déficit de financement dans les budgets publics pour les exercices 2019-2020 et 2020-2021, la Banque mondiale sollicitera un prêt d’appui budgétaire à des conditions concessionnelles d’une valeur de 100 millions de dollars (0,4 % du PIB) pour l’exercice 2019-2020 et de 90 millions de dollars (0,3 % du PIB) pour l’exercice 2020-2021.

Au 6 mai, le FMI a donné à l’Ouganda accès à un crédit rapide de 491,5 millions de dollars (1,8 % du PIB) pour répondre aux besoins en matière de santé, de protection sociale, de balance des paiements et de fiscalité.

16 avril : L’UE a fourni une aide de 120 milliards de shs (32 millions de dollars, soit 0,1 % du PIB) à l'Ouganda pour l'aider à lutter contre le Covid-19.

23 avril : L’ONU a lancé un appel au financement des efforts d'intervention de l'Ouganda liés au Covid-19 s'élevant à 316 millions de dollars (environ 1,2 % du PIB).

1 juin : L’UE a augmenté le montant de financement initial en faveur de l'Ouganda de 32 millions de dollars à 178 millions d’euros (environ 200 millions de dollars, soit 0,7 % du PIB). Celui-ci se déclinera sous forme de crédits et de subventions qui serviront à financer une grande partie des besoins immédiats du pays en matière d’assainissement et d’aide humanitaire, et à renforcer le secteur des services de santé.

Le 26 juin, le Partenariat mondial pour l’éducation contribue à hauteur de 15 millions de dollars (0,04 % du PIB) au Fonds accéléré de lutte contre le COVID-19 en Ouganda.

29 juin : La Banque mondiale fournit 300 millions de dollars (1,1 % du PIB) pour combler le déficit de financement relatif au COVID-19 et soutenir la reprise économique en Ouganda.

24 juin : Le Conseil d’administration du Fonds africain de développement a approuvé aujourd’hui un financement de 31,6 millions de dollars (soit moins de 0,01 % du PIB) dans le cadre du Programme d'appui à la riposte à la crise du COVID-19 (CRSP) en Ouganda pour aider le gouvernement à faire face à la pandémie de COVID-19.

8 septembre : L’Ouganda participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) de la Banque mondiale. L’espace budgétaire créé par cette DSSI s’élève à 95,4 millions de dollars, soit environ 0,3 % du PIB du pays.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 20 mars, la Banque de l'Ouganda (BoU) a publié une déclaration énumérant les mesures suivantes : (i) L’engagement de la BoU à apporter une aide exceptionnelle en matière de liquidité pendant une période maximale d’un an aux institutions financières qui pourraient en avoir besoin ; (ii) veiller à ce que les plans d’urgence des institutions financières surveillées garantissent la sécurité des clients et du personnel ; (iii) la mise en place d’un mécanisme visant à réduire au minimum la probabilité que des entreprises saines se mettent en situation d’insolvabilité en raison d’un manque de crédit ; (iv) la levée des restrictions à la restructuration des facilités de crédit des établissements financiers qui risquent de connaître des difficultés. La BoU a également travaillé de concert avec les fournisseurs d'argent mobile et les banques commerciales pour réduire les frais sur les transactions d'argent mobile et autres frais de paiement numérique.

La Banque de l'Ouganda affirme qu’elle est déjà intervenue sur le marché des changes pour atténuer la volatilité tout en laissant le shilling s’ajuster à la pression extérieure.

Le 6 avril, la Banque centrale ougandaise a réduit son taux directeur de 100 points de base à 8 % pour soutenir l’économie frappée par l’épidémie de coronavirus.outbreak.

29 juin : La banque centrale de l’Ouganda abaisse le taux directeur de 100 points de base à 7%, compte tenu de la diminution continue de l’activité économique.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
15 avril : Le ministère des Finances, de la planification et du Développement économique a élaboré un plan complet de continuité des activités (BCP) et une équipe chargée de la BCP/du plan d’intervention d’urgence dirigée par le sous-secrétaire du Trésor public (DST) a été mise en place.

18 mai : Le gouvernement ougandais a adopté un budget supplémentaire.

4 juin : Le président Yoweri Museveni lance une usine de masques chirurgicaux certifiés à Mukono..

24 août : Sur la base de la Charte de la responsabilité financière (CFR), le gouvernement a adopté deux règles budgétaires, dont (i) la réduction du solde budgétaire (y compris les subventions) à un déficit de 3 % du PIB d’ici 2020/21, et (ii) le maintien de la dette publique en valeur actualisée nette (VAN) en dessous de 50 % du PIB d’ici 2020-2021.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Dans sa déclaration au Parlement sur l’impact économique du COVID-19, le 20 mars, le ministre des Finances a fait état d’un manque à gagner d’environ 82,4 milliards de Shs (22 millions de dollars, soit 0,08% du PIB) pour le reste de l’exercice 2019-2020 (mars-juin) et d’environ 187,6 milliards de Shs (51 millions de dollars, soit 0,18% du PIB) pour l’exercice 2020-2021. Les autorités ont utilisé une partie de leur fonds de prévoyance dans le budget de l’exercice 2019-2020 pour financer environ 1/5 du plan de préparation et d’intervention du ministère de la Santé de janvier à juin 2020 (environ 1,3 million de dollars, soit 0,005% du PIB sur un total de 7 millions, soit 0,025% du PIB).

15 avril : Baisse de salaire du président, de son adjoint et de tous les secrétaires de cabinet.

6 mai : Le déficit budgétaire global, à l’exclusion des projets financés par l'aide extérieure et des subventions, devrait augmenter de 1,1 % du PIB en 2019-2020 et de 2,6 % du PIB en 2020-2021 suite au COVID-19. En l'absence d'une mobilisation de fonds suffisante, les autorités ont convenu de réexaminer et de reporter certaines des dépenses moins prioritaires ; et de veiller à ce que les mesures fiscales adoptées pour répondre à la crise soient temporaires.

6 mai : Le ministère de la Santé, en collaboration avec les principaux partenaires du développement, a élaboré un plan d'intervention lié au Covid, d'un coût initial d’environ 125 millions de dollars (soit 0,45% du PIB) sur les six prochains mois. Ce plan comprend des mesures telles que le recrutement urgent de personnels de santé supplémentaires, la modernisation des équipements et la mobilisation de fournitures médicales et de produits de santé clés, comme des kits de test, des équipements de protection individuelle, de l’oxygène, des ventilateurs et des lits en soins intensifs. Pour financer le plan, les autorités ont déjà utilisé 1,3 million de dollars (soit 0,05% du PIB) de leur fonds de prévoyance dans le budget de l’exercice 2019-2020 et ont adopté un budget supplémentaire. De plus, comme les fonds provenant d’autres programmes de santé sont réaffectés à la riposte au COVID-19, les services de santé essentiels sont également mis à rude épreuve et ont besoin de financement.

18 mai : Le gouvernement ougandais a adopté un budget supplémentaire de 80 millions de dollars (soit 0,29% du PIB) afin de soutenir les secteurs critiques durement touchés par le Covid-19. Le discours officiel sur le budget devrait avoir lieu le 11 juin.

30 juin : Le ministre des Finances a également demandé au Parlement d’approuver une demande de dépenses de développement de 400 milliards de Shs supplémentaires (108 millions de dollars, soit 0,39 % du PIB) pour l’acquisition d’équipements de défense classifiés.
Le gouvernement a proposé des mesures de stimulation, notamment le report de l’impôt sur les sociétés et de la retenue à la source. Capitalisation de l'UDB et de l'UDC. Le gouvernement a déjà annoncé une capitalisation de 1 billion de Shs (270 millions de dollars, soit 0,98 % du PIB) de l’UDC et de 100 milliards de Shs (27 millions de dollars, soit 0,098 % du PIB) de l'UDC. Il a été recommandé de réduire l’augmentation du budget des campagnes de sensibilisation sur la prévention du COVID-19, par le ministère des TIC et de l’orientation nationale, de 14,7 milliards de Shs (4 millions de dollars, soit 0,01 % du PIB) à 6 milliards de Shs (1,6 million de dollars, soit 0,005 % du PIB), le solde ayant été transféré au secteur de la santé. Une demande de fonds supplémentaires de 3,07 milliards de Shs (830 000 dollars, soit 0,000 % du PIB) et de 30,5 milliards de Shs (8,2 millions de dollars, soit 0,0,1 % du PIB) a été émise pour le « Uganda Clean Cooking Supply Chain Energy Expansion Project » et le « East African Public Health Laboratory Networking Project » respectivement.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
9 avril : Quatre hauts responsables du gouvernement ougandais ont été arrêtés jeudi suite à des informations selon lesquelles ils auraient gonflé les prix des aliments de secours COVID-19.

8 mai : Les organisations de la société civile en Ouganda appellent à la transparence et à l'obligation de rendre compte dans l’utilisation du prêt d’urgence COVID-19 du FMI. Afin de faciliter le suivi, le contrôle et le compte rendu des dépenses de la facilité du FMI et d’autres dépenses liées au COVID-19, elles demandent au gouvernement ougandais de : (1) publier le plan de riposte au Covid-19 et les plans de production de revenus de l'Ouganda ainsi que les fonds collectés et les allocations budgétaires ; (2) conformément aux obligations découlant des mesures de passation de marchés transparente, publier en temps voulu tous les plans et avis d’approvisionnement d’urgence, y compris les noms des entreprises retenues et des propriétaires bénéficiaires.

14 mai : Les autorités s’engagent à mettre en place des mesures ciblées pour assurer la transparence et l'obligation de rendre compte, y compris la publication des grands marchés publics et un audit indépendant des dépenses d’urgence liées au Covid-19.
Le gouvernement s’engage à (i) publier sur son site, une fois qu’ils auront été signés, les documents relatifs aux grands marchés – définis comme des marchés supérieurs à 500 millions d’Ush (135,000 dollars, soit moins de 0,01% du PIB) pour les marchés de travaux, et supérieurs à 200 millions d’Ush (54 000 dollars, soit moins de 0,01% du PIB) pour les biens et services – passés dans le cadre du COVID-19, ainsi que les noms des entreprises retenues et de leurs propriétaires bénéficiaires et (ii) effectuer un audit indépendant des dépenses liées au COVID-19 dans un délai d'environ un an, qui comprendra une validation ex post de l'exécution des grands contrats d’approvisionnement et la publication des résultats de cet audit.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le 20 mars, le ministère des Finances, de la Planification et du Développement économique a indiqué qu’il se réunira avec le secteur privé et les institutions financières afin de renforcer la mise en œuvre de la stratégie de substitution des importations et de promotion des exportations, et pour discuter des réponses à court, moyen et long terme du gouvernement en matière de politiques visant à remédier aux impacts négatifs du COVID-19.

15 avril : L'administration fiscale ougandaise a accordé une prolongation des délais de paiement des impôts.

15 avril : Le ministère des Finances, de la planification et du Développement économique a élaboré un plan complet de continuité des activités.

15 avril : Le gouvernement permettra aux entreprises et aux employeurs confrontés à des difficultés économiques de reporter les cotisations au Fonds national de sécurité sociale (NSSF) pour les trois prochains mois sans pénalité.

Le 17 avril, la Banque de l’Ouganda a présenté une politique prévoyant des trêves de remboursement des prêts, un allégement et une restructuration de crédit pour les entreprises impactées par le Covid-19.

6 mai : La Banque de l’Ouganda a chargé les institutions financières de reporter les paiements de toutes les distributions discrétionnaires telles que les dividendes et les paiements de bonus pendant au moins 90 jours à compter du 24 mars 2020, afin de s’assurer qu’elles disposent de réserves de capital adéquates.

Le 13 juin, le budget de 2020-2021 reflétait des mesures visant à soutenir la reprise après le COVID-19 en aidant des secteurs essentiels comme la fabrication et l’agriculture. La mise en œuvre du Programme ougandais d’Allocation d’assistance sociale pour l’autonomisation (SAGE) a permis l’exonération fiscale des articles utilisés à des fins médicales et l’élargissement des programmes de travaux publics à forte intensité de main-d’œuvre dans le secteur des routes, de l’eau et de l’environnement.

20 juillet : Environ 450000 petits exploitants représentant 25 % des ménages agricoles ougandais, soit 2,2 millions de personnes, ont été identifiés pour recevoir des semences hybrides, des pesticides, des engrais, fournitures pour améliorer l’entreposage des récoltes et des machines à des prix subventionnés dans le cadre de la nouvelle initiative du gouvernement baptisée « Agriculture Cluster Development project ». Le projet, également soutenu par la Banque mondiale, vise à accroître la productivité à la ferme et les volumes commercialisables des cultures de rente, telles que le maïs, les haricots, le riz, le café et le manioc. Il soutient également l’élaboration de plans visant à réhabiliter et à étendre les petits systèmes d’irrigation existants pour le riz, les activités et les investissements visant à améliorer la manutention post-récolte de certains produits, et l’amélioration de l’efficacité des marchés de production, entre autres objectifs.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
30 avril : L’administration fiscale ougandaise a accordé une prolongation des délais de paiement des impôts et un allégement fiscal pour les travailleurs gagnant 24 000 Kshs (environ 890 000 Shs), et a réduit la retenue de l'impôt à la source (PAYE) de 30 à 25%.

30 avril : Le Fonds national de sécurité sociale (NSSF) de l’Ouganda a annoncé des mesures qui permettront aux entreprises et aux employeurs confrontés à des difficultés économiques en raison du COVID-19 de reporter les cotisations NSSF pour les 3 prochains mois sans pénalité.

30 avril : Une aide alimentaire sera apportée aux groupes urbains qui dépendaient des revenus quotidiens tirés des différentes activités suspendues dans cette lutte contre le virus, y compris le travail dans les salons de coiffure, dans les bars, les boîtes de nuit, les garages, la vente d’articles non alimentaires sur les marchés, etc.

Le 13 juin, le ministre de la Santé, suite à une augmentation du nombre de cas dans les communautés, annonce que le gouvernement entend préparer 40 000 lits d’hôpital pour traiter les patients atteints du coronavirus.

République du Congo

Tests par million
Cas confirmés
5156
Taux de mortalité
92
COVID-19: besoins de financement prévus
15 avril : Le coût global du plan de riposte à l’épidémie de COVID-19 a été estimé à 100 milliards de XAF (135 millions de dollars US) (1,6% du PIB) pour (i) renforcer la détection précoce et la surveillance et favoriser la coordination technique et opérationnelle au sein du gouvernement ; (ii) améliorer la qualité des soins médicaux prodigués aux patients infectés ; (iii) élaborer des stratégies de communication préventive efficaces et améliorer les plateformes logistiques médicales.


20 mai : Le coût global du plan de riposte à la pandémie de COVID-19 a été estimé à 170 millions de dollars US (100 milliards de XAF), soit 1,6 % du PIB de 2020. À ce jour, le gouvernement a mis à la disposition du ministère de la Santé un montant de 1,4 million de dollars. Le soutien combiné de l’UE, du PAM et de la France en faveur des segments les plus pauvres de la population s'élève actuellement à environ 3 milliards de XAF.
Liens officiels sur la COVID-19
En date du 7 avril, les sites Web du gouvernement n’avaient pas été mis à jour pour inclure les réponses au COVID-19.

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
111
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
3,92%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
50%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
3,92%

Financement interne et externe
L’UE, le PAM et la France s’unissent pour apporter un soutien aux segments les plus pauvres de la population avec une aide combinée totalisant environ 3 milliards de XAF (5 millions de dollars, soit 0,04% du PIB) à ce jour.

Le 23 avril, la Banque mondiale a approuvé un financement de 11,3 millions de dollars (environ 0,1% du PIB) de l’Association internationale de développement (IDA) destiné à aider la République du Congo à lutter contre le COVID-19 (coronavirus) et à répondre aux urgences de santé publique.

Le Congo figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes.

10 April : L’Union européenne contribuera à hauteur d'environ 2,3 milliards de FCFA (1,7 million de dollars, soit environ 0,01% du PIB) au plan de riposte du gouvernement congolais contre le coronavirus.

Le 24 juin, la Banque mondiale a approuvé un financement d’urgence de 50 millions de dollars (environ 0,15 % du PIB) pour la riposte au COVID-19 au Congo.

30 août : Les agences des Nations Unies ont apporté un financement d'environ 8 millions de dollars (0,02 % du PIB) pour soutenir les efforts de riposte au COVID-19 du Congo.

8 septembre : Le Congo participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 146,2 millions de dollars, soit 0,4 % du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 27 mars 2020, la BEAC a annoncé une série de mesures d’assouplissement monétaire comprenant une baisse du taux d'intérêt directeur de 25 points de base à 3,25 %, une baisse du taux de la facilité de prêt marginal de 100 points de base à 5 %, une suspension des opérations d’absorption, une augmentation de l'injection de liquidité de 240 à 500 milliards de FCFA (395 à 823 millions de dollars), et un élargissement de l’éventail d'instruments privés acceptés en garantie dans le cadre d’opérations monétaires. Le MPC a également soutenu l’intention de la direction de la BEAC de proposer de réduire les marges de sécurité applicables aux instruments privés acceptés en garantie pour les opérations de refinancement, et de reporter d’un an le remboursement du capitales crédits consolidés accordés par la Banque centrale aux États membres, même si ces mesures supplémentaires éventuelles ne sont pas encore en vigueur. Le 25 mars 2020, la COBAC a informé les banques qu’elles pouvaient utiliser leurs réserves de capital de conservation de 2,5 % pour absorber les pertes liées à la pandémie, mais leur a demandé d’adopter une politique restrictive concernant la distribution des dividendes. Des discussions sont en cours au niveau du pays sur le fait de savoir si les entreprises privées peuvent avoir accès au fonds de 100 milliards de XAF mis en place par le président, et sur la simplification de l’accès aux instruments de refinancement. Un plan de garantie a été mis en place pour aider les entreprises privées à rembourser leurs dettes bancaires, mais aucun détail n’a été fourni sur les montants ou les conditions.

Le 24 juin, la CEMAC a arrêté le taux d’intérêt des appels d’offres (3,25 %), le taux de facilité de prêt marginal (5 %) et les taux de réserves (7 % sur les réserves obligatoires et 4,5 % sur les besoins à court terme).

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
30 août : Un fonds spécial COVID-19 a été créé pour financer la réponse en matière de santé liée au COVID-19. Un fonds de solidarité spécial a également été créé pour soutenir les entreprises touchées par le COVID-19.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
En date du 27 mars, le gouvernement a mis à la disposition du ministère de la Santé 1,4 million de dollars.

23 avril : Le gouvernement du Congo a adopté un projet de loi de finances amendé de 1 083 milliards de FCFA (1,8 milliard de dollars) contre les 2 175 milliards de FCFA (3,6 milliards de dollars) prévus dans la loi de finance initiale. La baisse du budget national est corrélative à celle des recettes fiscales qui ont chuté de 58,9 %, passant de 864 à 355 milliards de FCFA (de 1,4 milliard de dollars à 600 millions de dollars). Elle est également motivée par la baisse des autres recettes de 52,69 %, qui sont passées de 1 228 à 581 milliards de FCFA (de 2 milliards à 970 millions de dollars), soit 55,30 % pour les recettes pétrolières, qui sont passées de 1 188 à 531 milliards de FCFA (d’environ 2 milliards à 880 millions de dollars), et 49,4 % pour les doits et frais administratifs. Le budget modifié redéfinit les priorités de la réponse du pays à la crise du COVID-19 au moyen d’une intervention sanitaire et économique. Une dotation initiale de 25 milliards de FCFA (44 millions de dollars, soit 0,4 % du PIB) a été pourvue pour le fonds du COVID-19 et un montant supplémentaire de 110 milliards de FCFA (192 millions de dollars, soit 1,74 % du PIB) sera réaffecté à la réhabilitation des hôpitaux de base et à l’amélioration de l'approvisionnement en soins de santé, ce qui se traduira par l’achèvement de deux hôpitaux généraux.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
À compter du 1er avril 2020, suspension pour deux (2) mois de tous les contrôles fiscaux, y compris les inspections sur place ou les vérifications documentaires et les vérifications comptables générales. Par conséquent, toutes les périodes de réponse ou de prescription sont reportées en conséquence. Si nécessaire, cette période peut être prolongée en fonction de l’évolution de la situation d’urgence sanitaire.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 avril : Prolongation de l'absence de pénalités jusqu’au 19 juin 2020 pour la déclaration et le paiement de la taxe professionnelle 2020.

20 mai : Le gouvernement a adopté certaines mesures visant à alléger le paiement des taxes et des droits de douane pour les entreprises privées. Il a notamment accordé plus de temps aux entreprises pour payer leurs impôts, alors que les contrôles fiscaux sur place ont été abandonnés. La Direction des droits à l'importation encourage aussi fortement le paiement électronique des droits et accepte un plus grand nombre de documents électroniques au port. L’impôt sur le revenu des sociétés a été réduit de 30 à 28 %, tandis que la taxe sur le chiffre d’affaires a été réduite de 7 à 5 % pour les petites entreprises dont le chiffre d’affaires est inférieur à 100 millions de XAF.

30 août : Un fonds de solidarité spécial a également été créé pour soutenir les entreprises touchées par le COVID-19.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
15 avril : Prolongation de l'absence de pénalités jusqu’au 27 mars 2020 pour les paiement d'impôt dus plus tôt dans le mois.

25 mai : 100 000 familles touchées par le COVID-19 recevront environ 50 000 FCFA chacune ( soit un total d'environ 5 milliards).

25 mai : 16.000 personnes, dont principalement les personnes âgées, les enfants et les étudiants, recevront des colis alimentaires et des produits hygiéniques.

25 mai : Les trousses d'information sur le Covid-19 et du matériel d’hygiène ont été distribués (pour un coût de plus de 200 millions de FCFA).

22 avril : Eau et électricité gratuites pour tous les ménages pendant la période de confinement.

4 juin : Aide financière de 4 milliards de FCFA (2,2 millions de dollars) accordée aux ménages et aux personnes vivant dans la pauvreté.

République Démocratique du Congo

Tests par million
Cas confirmés
11122
Taux de mortalité
304
COVID-19: besoins de financement prévus
1er mai : Le Plan national de préparation et de riposte, estimé à 138 millions de dollars US (0,3 % du PIB), vise à renforcer la riposte médicale et comprend la création d’une équipe d’intervention COVID-19, la mise en place de services spécialisés dans les hôpitaux publics pour accueillir les patients du COVID-19, l’acquisition de fournitures médicales essentielles et la formation du personnel médical.

2 mai : L’UNICEF estime que 58 millions de dollars (0,12 % du PIB) sont nécessaires pour apporter une réponse immédiate dans ses domaines de responsabilité.

10 avril : Le plan de riposte au COVID-19 de Relief Web estime que le total des besoins financiers pour l'intervention humanitaire s'élève de 431 millions de dollars (0,9% du PIB).
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.stopcoronavirusrdc.info/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
4,23
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
3,73%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
37%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
3,73%

Financement interne et externe
Dans le cadre du Projet de préparation stratégique et de riposte au COVID-19 de la Banque mondiale, 47 millions de dollars (soit 0,1% du PIB) ont été alloués pour financer l'intervention d’urgence face à l’épidémie de COVID-19 en République démocratique du Congo (RDC).

Le gouvernement américain a offert une aide humanitaire de 6 millions de dollars (moins de 0,01% du PIB) à la République démocratique du Congo pour lutter contre la pandémie de COVID-19.

La RDC figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette (soit un total de 20,32 millions de dollars d'allègement - environ 0,04% du PIB).

30 avril : Le FMI a approuvé un décaissement immédiat de 363,3 millions de dollars (environ 0,8% dyu PIB) en faveur de la RDC afin d'aider le pays à faire face à la pandémie.

1er mai : Un fonds spécial a été créé pour percevoir les contributions déductibles d’impôt du secteur privé.

2 mai : L’UNICEF a alloué une enveloppe de 5 millions de dollars (moins de 0,01% du PIB) pour répondre aux besoins critiques et cherche à mobiliser 58 millions de dollars (0,12% du PIB) pour répondre à la crise du COVID-19.

Le 2 juin, la Banque africaine de développement a accordé 13,55 millions de dollars pour soutenir la région de la CEMAC, dont 1,22 million (moins de 0,01 % du PIB) pour la RDC.DRC.

8 septembre : La RDC participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 104,4 millions de dollars, soit 0,3 % du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque centrale du Congo a ramené son taux d’intérêt de base de 9,0 à 7,5 % afin d’amortir l’impact économique de l’épidémie de coronavirus. Elle réduira également les réserves obligatoires et fournira des liquidités aux banques.

15 avril : Report au 1er janvier 2022 de l’obligation pour les banques de disposer d’un capital équivalent à 50 millions de dollars.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Dédouanement urgent des intrants et des produits pharmaceutiques.

Les États membres de la SADC ont crée des centres nationaux d’opérations d’urgence pour faciliter la coordination de la logistique et du stockage en cas de catastrophe au niveau national. Les Services d’approvisionnement commun de la SADC en
produits pharmaceutiques et fournitures médicales sont mis en œuvre pour assurer une
disponibilité et un accès durables à des
médicaments et à des produits de santé
essentiels abordables et efficaces, et les
États membres sont encouragés à
utiliser ce mécanisme pour l'achat des
fournitures nécessaires à la prévention,
au traitement et à la lutte contre le
COVID-19 et toute autre épidémie.

Le 18 août, la banque centrale (BCC), le ministère des Finances et le ministère du Budget ont officiellement signé un pacte de stabilité, qui établit un certain nombre d’engagements stratégiques et opérationnels de la part des institutions qui contribueraient au maintien de la « stabilité macroéconomique, comme condition préalable à une croissance forte et soutenue », à la lumière de la pandémie de COVID-19.

2 septembre : La RDC a mis en place les mesures de dépenses suivantes pour financer les dépenses liées au COVID-19 :
1. Redéfinition des priorité de dépenses entre les budgets annuels
2. Réductions générales des dépenses en capital

2 septembre : La RDC a débloqué des fonds extrabudgétaires pour assurer la fourniture rapide des biens et services liésau COVID-19.

2 septembre : Les pratiques de gestion de trésorerie et de liquidité suivantes ont été suivies par le gouvernement de la RDC :
1. Des réunions d’urgence des comités de gestion de la trésorerie ont eu lieu.
2. Des paiements supplémentaires de petite caisse ont été versés sur les comptes bancaires opérationnels des ministères responsables.

2 septembre : Le déficit budgétaire des dépenses liées au COVID-19 est financé par l’utilisation de prêts à des conditions avantageuses et de dons de donateurs et d’institutions financières internationales en RDC.

2 septembre : En RDC, un comité interministériel a été chargé d’aider à élaborer des réponses à la pandémie de COVID-19.

2 septembre : Des politiques d’achats groupés relatives au financement des soins de santé et aux processus d’achat ont été mises en œuvre en RDC.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
1er mai : Compte tenu des pressions exercées par l’initiative de gratuité de l'enseignement et des retards dans les réformes des recettes, les autorités entendent contenir les dépenses afin de limiter le déficit de financement prévu en 2020 suite à l’impact du COVID-19 et éviter une augmentation du stock d’avances de la banque centrale. Dans ce but, les dépenses courantes, à l’exclusion des salaires, diminueront d’environ 2 % du PIB par rapport à 2019, appuyées par la réaffectation des dépenses et une réduction de 30 % du budget de fonctionnement des ministères et des institutions publiques. Cela n’aura aucune incidence sur la contribution budgétaire aux programmes de vaccination, qui continueront d’être appuyés par le gouvernement.

1er mai : Les autorités entendent également demander des transferts de recettes non utilisées de fonds extrabudgétaires vers le budget du gouvernement central, et examiner la composition des dépenses pour réaffecter des ressources vers les secteurs prioritaires.
Transparence, obligation de rendre compte et participation
1er mai : Les autorités se sont engagées à produire un plan de trésorerie 2020 révisé reflétant l’impact attendu de la pandémie et les ressources supplémentaires des partenaires de développement et à publier tous les mois les chiffres d’exécution du budget contenus dans le plan de trésorerie afin d’améliorer transparence. Les autorités se sont engagées à publier en ligne tous les contrats d’approvisionnement liés au COVID-19 dépassant une certaine valeur (et à divulguer les renseignements sur les propriétaires bénéficiaires pour les contrats dépassant 1 million de dollars), et réalisera et publiera un audit interne mensuel et un audit spécifique des dépenses liées au COVID-19 dans le cadre du contrôle annuel de la Cour des comptes (LOI).

2 août : Le sous-ministre de la Santé, Albert M’peti Biyombo aurait divulgué une lettre adressée au premier ministre dans laquelle il accusait les membres du Cabinet de recevoir des pots-de-vin sur les contrats liés à la réponse au coronavirus, alors que les agents de la santé n'ont pas été rémunérés depuis des mois. Il a affirmé qu’un « réseau mafieux », qui touche des pots-de-vin pouvant aller jusqu’à 35 % sur les contrats de fournitures, détourne les fonds destinés au COVID-19.

2 septembre : Le gouvernement de la RDC a mis sur pied un comité de surveillance pour le financement des dépenses liées au COVID-19.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
30 mars : Exonération pendant six mois de l'ensemble des taxes, droits, prélèvements et redevances sur l’importation et la vente d’intrants et de produits pharmaceutiques, ainsi que de matériel et d'équipements médicaux.

30 mars : Suspension de trois mois des sanctions en cas de retard dans le dédouanement des marchandises de base et des biens de première nécessité ; suspension de trois mois de l’impôt sur le revenu locatif à charge des entreprises ; Soutien à la relance des activités économiques par le biais d’un financement à taux zéro du Fonds pour la promotion industrielle ; suspension de trois mois de certains contrôles fiscaux, parafiscaux et économiques.

19 avril : Les mesures suivantes ont été approuvées par le Premier ministre : i) exonération de TVA de trois mois sur les produits pharmaceutiques et les produits de base, ii) suspension des contrôles fiscaux pour les entreprises, iii) délai de grâce pour les entreprises ayant des arriérés d’impôt, et iv) déductibilité fiscale totale des dons faits au fonds de secours du COVID.


22 avril : Réduction du taux d’imposition des sociétés pour 2020, de 30 à 28 %. Réduction de l’impôt à taux unique à partir de 2020, de 7 à 5% du chiffre d’affaires annuel hors taxes pour les opérateurs vendant des produits à marge libre, de 10 à 8% de la marge globale annuelle hors taxes pour les opérateurs vendant des produits à des prix réglementés et à marges contrôlées. Ces dispositions s'appliquent aux opérateurs qui tiennent leurs comptes conformément au Système minimal de Trésorerie (SMT). Exonération fiscale de 100% accordée aux dons faits pour lutter contre le COVID-19.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Le 19 avril, le gouvernement de la RDC a mis en œuvre les protocoles suivants : i) fourniture gratuite d’eau et d’électricité pour une période de deux mois aux citoyens, et ii) interdiction d’expulser les locataires en cas de non respect de leurs engagements financiers de mars à juin 2020.

Rwanda

Tests par million
482
Cas confirmés
5052
Taux de mortalité
34
COVID-19: besoins de financement prévus
Au 7 mai, le plan d’intervention d’urgence du gouvernement, qui prévoit notamment l’augmentation des dépenses de santé, est estimé à environ 350 millions de dollars US (3,3 % du PIB), dont 25 millions pour les dépenses de santé. Sur ce montant, seuls 5 millions sont disponibles.

3 avril : Les autorités prévoient que le coût total de la pandémie s’élèvera à 3,4 % du PIB au cours des deux prochaines années, en tenant compte des pertes de recettes et de l’augmentation des dépenses publiques, soit 1,9 et 1,5 % du PIB, respectivement.
Liens officiels sur la COVID-19
https://www.rbc.gov.rw/index.php?id=707

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
44
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
8,88%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
6,38%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
8,88%

Financement interne et externe
Le 2 avril, le FMI a approuvé un décaissement de 80,1 millions de DTS (104 millions de dollars - 1,09% du PIB) au titre de sa facilité de crédit rapide.

Le 7 avril, le Groupe de la Banque mondiale a approuvé un financement immédiat de 14,25 millions de dollars de l’Association internationale de développement pour soutenir le projet d'intervention d’urgence du Rwanda lié au COVID-19.

En date du 24 mars, le PNUD avait fourni 1,68 million de dollars et prévoyait de mobiliser 1 million supplémentaire (tous deux représentant moins de 0,01% du PB).

Le Rwanda figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes. Au 13 avril, le pays avait bénéficié d'un allégement de la dette de 10,96 millions de dollars (0.01% du PIB).

En avril, il a été annoncé que tous les membres du Cabinet, secrétaires permanents, chefs d’institutions et autres hauts fonctionnaires du gouvernement devront renoncer à un mois de salaire.

Le 4 mai, un accord de financement a été signé avec la Banque mondiale pour un montant de 100 millions de dollars (1,05% du PIB) afin de soutenir la riposte du Rwanda face au COVID-19 dans le domaine de l’énergie. Ce financement s’inscrit dans le cadre de l’aide financière actuelle de 375 millions de dollars sur trois ans que la Banque mondiale apporte au secteur énergétique du pays.

29 juin : Le FMI a approuvé un décaissement supplémentaire de 80,1 millions de DTS (111,06 millions de dollars, soit 1,1 % du PIB) au titre de la facilité de crédit rapide (FCR), portant ainsi le total de l’aide d’urgence du FMI dans le cadre du COVID-19 au Rwanda à 220,46 millions de dollars (2,3 % du PIB).

29 juin : Le gouvernement du Rwanda a mis en place un fonds d’aide COVID-19 de 100 millions de dollars (environ 1,05 % du PIB).fund.

23 juillet : Le Conseil d'administration de la Banque africaine de développement a approuvé un prêt de 97,7 millions de dollars (1,1 % du PIB) pour aider le Rwanda à atténuer les impacts du COVID-19.
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque centrale du Rwanda a annoncé des mesures d'atténuation de l’impact économique du Covid-19 visant à :
introduire la facilité de prêt étendue d’environ 52 millions de dollars, auprès de laquelle les banques commerciales éprouvant des problèmes de liquidité peuvent emprunter au taux de la banque centrale ; abaisser le ratio des réserves obligatoires de 5 à 4 % à compter du 1er avril pour permettre aux banques d’accroître leur liquidité afin d'accompagner les entreprises impactées ; permettre aux banques de restructurer les prêts en cours des emprunteurs confrontés à des problèmes temporaires de trésorerie découlant de la pandémie.

L’utilisation de canaux numériques et de paiements mobiles sans contact est encouragée. Les banques commerciales ont accepté de réduire ou d’éliminer les frais sur la plupart des transactions.

Le 30 avril, la Banque centrale a ramené le taux directeur de 50 points de base à 4,5 %. .

29 juin : Achats d’obligations du Trésor via la fenêtre du réescompte officiel pour les six prochains mois dans le cadre des mesures de soutien à la liquidité prises par la banque centrale.

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le 30 avril, le Cabinet a approuvé le Plan de relance économique et sociale pour soutenir les activités économiques impactées par le COVID-19.

30 juin : En réponse au COVID-19, les processus de paiement ont été simplifiés et numérisés. Avant le COVID-19, les paiements étaient préparés dans le SIGF et les documents à l’appui étaient imprimés et physiquement signés par le directeur principal du budget et le chef des finances, après quoi ils étaient transportés manuellement à la trésorerie. À la suite du COVID-19, les entités préparent les paiements, téléchargent les documents à l'appui dans le SIGF, le chef des finances et le directeur principal du budget les approuvent dans le SIGF et l’approbation est envoyée par voie électronique à la Trésorerie pour approbation et paiement à la Banque du Rwanda.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
3 avril : Dans le budget en cours et le budget de l’exercice 20/21, la priorité sera davantage donnée aux initiatives de santé publique et aux dépenses sociales.

21 mai : Le budget à moyen terme du Rwanda a été discuté, et il semblerait que les dépenses soient plus élevées que prévu - passant d’une estimation initiale de 3 017,1 milliards de Frw (3,15 milliards de dollars) à 3 245,7 milliards de Frw (3,4 milliards de dollars, soit environ 36% du PIB). Une ventilation plus détaillée des ajustements devrait suivre après l'achèvement du budget à mi-parcours.

29 juin : Malgré la baisse des recettes fiscales imputable à la pandémie de COVID-19, le budget de 2020-2021 a augmenté de 7,5 %. Le budget 2020-2021 sera financé par des ressources intérieures de 1 969,8 milliards de Frw (2 milliards de dollars, soit 24% du PIB) représentant 60,7% du budget total. Le reste du budget sera financé par des sources externes. 40% du budget total sera consacré à des projets de développement. Le gouvernement a alloué 243,3 milliards de Rwf (255 millions de dollars, soit 2,7% du PIB) à l’accélération des projets de transport. Cela comprend la construction, la remise en état et l’amélioration des routes nationales. Dans le cadre du budget approuvé, le transporteur national RwandAir dont les activités ont été affectées par le COVID-19 sera financé à hauteur de 45,1 milliards de Rwf (152 millions de dollars, soit 1,5 % du PIB). Le gouvernement a également alloué une part importante des fonds aux secteurs de l’éducation et de la santé, chacun obtenant respectivement 492 milliards de Rwf (517 millions de dollars, soit 5,4 % du PIB) et 261,1 milliards de Rwf (275 millions de dollars, soit 2,9 % du PIB).
Transparence, obligation de rendre compte et participation
8 juin : Afin de s’assurer que le Fonds de relance économique est géré de façon responsable, un Comité technique directeur dirigera le Fonds. Il passera en revue la performance du fonds tous les mois et en fera rapport au Comité directeur de haut niveau du Fonds de relance économiquedes constitué de ministres, du gouverneur de la NBR et de CEO.

11 juin : Dans le cadre de son engagement envers le FMI, le gouvernement publiera les noms des entreprises ayant obtenu des contrats ; publiera les coûts des produits et services achetés ; publiera les soumissions ; procèdera à un audit propre au COVID-19 et en publiera les résultats.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le 8 avril, l'administration fiscale du Rwanda a annoncé une prolongation des délais des déclarations de revenus et des versement au titre de l’impôt sur le revenu des sociétés pour l’exercice 2019 en réponse au COVID-19.

À compter du 30 avril 2020, un soutien aux entreprises est envisagé sous la forme de prêts subventionnés souscrits auprès de banques commerciales, qui devrait cibler les PME et les secteurs durement touchés tels que l’industrie hôtelière. Les salaires des hauts fonctionnaires pour le mois d’avril seront réaffectés aux programmes d’aide sociale. Les mesures d’allégement fiscal comprennent la suspension des acomptes sur l’impôt impayé dans le cadre d'un règlement amiable et l’assouplissement du recouvrement des arriérés d’impôt. Les délais des déclarations et paiements de l’impôt sur le revenu des sociétés ont été prolongés, et les remboursements de TVA aux PME sont accélérés. La période de maturité de 30 jours pour la prime du régime public d’assurance maladie a été supprimée.

19 mai : La Banque nationale du Rwanda (BNR) a chargé les banques commerciales de faciliter les systèmes de remboursement des prêts des entreprises dans le pays.

29 juin : Les mesures d’allégement fiscal ont été étendues pour inclure l’exonération de la TVA pour les masques produits localement.

23 juin : Le gouvernement a décidé d’étendre le soutien à 550 PME pour les aider à se rétablir, comme annoncé dans le budget 2020/2021. Elles recevront des services de conseil aux entreprises et 50 PME et coopératives seront formées aux compétences en commerce électronique. L’initiative du gouvernement visant à soutenir la production nationale de biens et de services recevra 7 milliards de Rwf (7,35 millions de dollars, soit 0,07%).
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
À compter du 30 avril 2020, le soutien aux ménages vulnérables prend la forme de transferts réguliers en nature d’aliments de base (livraison porte-à-porte de riz, de haricots et de farine tous les trois jours) et de transferts monétaires en faveur des travailleurs occasionnels ayant perdu leur emploi. L’aide alimentaire provient de la Réserve nationale stratégique de céréales du ministère de l’Agriculture et des Ressources animales.

25 mai : Le gouvernement rwandais tire parti de ses structures décentralisées bien établies pour mettre en œuvre la réponse en matière de protection sociale, en commençant par la distribution de nourriture et d’autres biens essentiels à 20 000 familles. Les bénéficiaires sont identifiés par les comités administratifs locaux de l’entité administrative locale la plus basse, appelée « isibo », qui couvre 15 à 20 HH. Les HH qui ont besoin de nourriture peuvent aussi s'adresser à un membre du comité en l'appelant directement ou en composant un numéro dédié gratuit. La liste vérifiée des bénéficiaires est communiquée au niveau central, puis la nourriture et d’autres articles essentiels sont distribués vers différents niveaux administratifs (District-Secteur-Cellule-Village-Isibo).

29 juin : Les mesures d’allégement fiscal ont été étendues pour inclure l’exonération de l'impôt sur le revenu pour les enseignants des écoles privées, le tourisme et les employés des hôtels gagnant moins de 150 000 RWF (155 USD) par mois.

23 juin:Le gouvernement a consacré 129,2 milliards de Rwf (135 millions de dollars, soit 1,4% du PIB) de son prochain budget budgétaire pour élargir la couverture des programmes destinés à soutenir les ménages vulnérables.

Sao Tomé et Principe

Tests par million
87
Cas confirmés
938
Taux de mortalité
15
COVID-19: besoins de financement prévus
21 mai : Le déficit budgétaire associé à l’impact du COVID-19 est estimé à 17 millions de dollars US (4,2% du PIB) ; le plan d’urgence pour protéger la population contre le virus est évalué à 3 millions de dollars.
Liens officiels sur la COVID-19

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
79
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
7,45%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
14%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
7,45%

Financement interne et externe
Le 2 avril, la Banque mondiale a approuvé une subvention de 2,5 millions de dollars (soit 0,6% du PIB) de l’Association internationale de développement pour aider le gouvernement de Sao Tomé-et-Principe à faire face à la menace posée par la pandémie de COVID-19.

En avril, le PNUD a annoncé une contribution de 1,85 million de dollars (environ 0,4% du PIB) en faveur de la lutte contre la pandémie de COVID-19 dans le pays.

Sao Tomé-et-Principe figure sur la liste des 25 pays auxquels le Fonds monétaire international (FMI) a accordé un allègement du service de la dette au titre du Fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes.

Au 21 avril, le FMI avait prêté 12,29 millions de dollars (environ 3% du PIb) à Sao Tomé-et-Principe au titre de sa facilité de crédit rapide.

26 juin : La Banque africaine de développement a octroyé à Sao Tomé-et-Principe une subvention de 683 000 dollars (0,2 % du PIB) pour aider le pays à faire face au COVID-19.

27 juillet : São Tomé-et-Principe a reçu 2,1 millions de dollars (0,5 % du PIB) au titre de l’augmentation de la Facilité élargie de crédit du FMI.

8 septembre : São Tomé-et-Principe participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI) de la Banque mondiale. L’espace budgétaire créé par cette DSSI s’élève à 2,1 millions de dollars, soit environ 0,5 % du PIB du pays.
Mesures monétaires et macrofinancières
La Banque centrale de Sao Tomé-et-Príncipe a lancé une série de mesures visant à atténuer les effets du COVID-19, y compris une baisse du taux de la facilité de prêt marginal de 11 à 9,5 %, et la réduction des réserves de trésorerie minimales de 18 à 14 % en monnaie nationale et de 21 à 17 % en monnaie étrangère. Réduction du taux directeur de la banque centrale (frais de facilité de trésorerie).

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
Le 6 mai, le gouvernement de Sao Tomé-et-Principe a mis en application la loi 6/20 suspendant tous les délais d’exécution des travaux publics, des prestations de services publics et des procédures judiciaires.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
Transparence, obligation de rendre compte et participation
21 avril : Le gouvernement prendra la décision de publier les grands marchés publics une fois signés et la validation de l'exécution de ces marchés ex post, ainsi que les dépenses mensuelles liées au COVID-19. De plus, les dépenses liées au COVID-19 seront vérifiées après la crise. Des mesures d’atténuation de la crise ont été autorisées par le Parlement, et un budget révisé sera présenté au Parlement lorsque les conditions le permettront. Les autorités soumettront également au Parlement un décret du gouvernement sur le budget révisé. Dans le cadre de son soutien, le FMI a demandé des plans d’exécution budgétaire et de dépenses mensuels, notamment des dépenses liées au COVID-19.

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Soutien aux entreprises en difficulté en raison de la pandémie de COVID 19, par le biais d’incitations fiscales. Baisse de 30% des salaires dans les secteurs de l’administration indirecte et des entreprises directement impactés par la baisse des revenus, afin d’éviter le licenciement, compte tenu de la baisse d’activité.
Octroi d’une ligne de crédit, garantie par l’État, aux secteurs du tourisme, de l’hôtellerie, de la restauration, de l’agriculture et de la transformation.
Exonération des intérêts de retard et autres ajouts de nature légale aux dettes fiscales et parafiscales accumulées pendant l’état d’urgence ou qui, ayant été accumulées au cours de la période précédente, sont notifiées pendant l’état d’urgence, pour les entreprises.

15 mai : Le gouvernement de Sao Tomé-et-Principe a maintenant pris des dispositions pour prolonger la période d'acquittement de toutes les dettes et charges fiscales auprès des administrations fiscales du pays.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Le 29 mars, le plan d’intervention d’urgence du gouvernement, comprenant notamment une aide destinées à environ 20 000 ménages vulnérables, a été lancé sous la forme de transferts réguliers en nature de denrées alimentaires de base (livraison porte-à-porte de riz, de haricots et de farine tous les trois jours).

15 avril : Mise en place de mécanismes permettant le paiement électronique des factures d’eau et d’électricité.

15 avril : Allocation de compensation versée aux travailleurs du secteur touristique impactés dont la valeur peut être complétée par l’employeur. Cette mesure vise à faire en sorte de conserver les emplois des salariés et de ne pas les licencier.

Sénégal

Tests par million
Cas confirmés
15525
Taux de mortalité
321
COVID-19: besoins de financement prévus
Le plan de santé stratégique pour lutter contre le COVID-19 et i) améliorer la capacité de dépistage et de traitement, ii) renforcer les mesures préventives et iii) intensifier la communication, devrait coûter 70 milliards de FCFA (115 millions de dollars US).

Un fonds FORCE COVID-19 a été créé à hauteur de 1 000 milliards de FCFA (7% du PIB), financé par une combinaison de contributions de donateurs, de dons volontaires du secteur privé et du budget.
Liens officiels sur la COVID-19
https://covid19.sec.gouv.sn/

Dépenses publiques de santé par habitant (PPA USD) (2017)
48
Dépenses publiques de santé en % des dépenses publiques (2017)
6,15%
Dépenses de santé non prises en charge en % des dépenses courantes de santé (2017)
51%
Dépense externe dans le domaine de la santé (2017)
6,15%

Financement interne et externe
Le 13 avril, le FMI a approuvé le décaissement de 215,73 millions de DTS au titre de son instrument de financement rapide et 107,87 millions de DTS au titre de la facilité de crédit rapide.

Le 2 avril, le Conseil d'administration de la Banque mondiale a approuvé un crédit de 20 millions de dollars (environ 0,1% du PIB) de l’Association internationale de développement pour soutenir le Sénégal dans sa réponse face à la menace de pandémie mondiale de COVID-19. Cette aide s'ajoute au soutien supplémentaire apporté dans le cadre du projet REDISSE (Amélioration des systèmes régionaux de surveillance des maladies) visant à renforcer les systèmes de santé et la surveillance des maladies dans le cadre du plan d’intervention national COVID-19.

Le 7 mai 2020, le gouvernement a affecté 71 milliards de FCFA (123 millions de dollars, soit 0,5 % du PIB) à l'amélioration du dépistage, du traitement et de la prévention. Cette enveloppe s'ajoute à un financement d’urgence de 442 millions de dollars (environ 1,8% du PIB) approuvé par le FMI.

25 mai : La Banque africaine de développement approuve un prêt de 97 millions de dollars (environ 0,4% du PIB) d'appui budgétaire d’urgence en faveur du Sénégal pour lutter contre le Covid-19.

29 mai : Partenariat UE-OIM visant à mobiliser un peu plus d’un million d’euros pour atténuer l’impact du Covid-19 sur les migrants/réfugiés au Burkina Faso, au Cameroun, en Guinée-Bissau, au Nigeria et au Sénégal.

31 mai : La BAD a approuvé un financement d’urgence de 88 millions d’euros (0,4% du PIB) pour le Sénégal afin de soutenir ses efforts de lutte contre le Covid-19..

29 juin : La Banque mondiale a approuvé un appui financier composé pour moitié de subventions et pour moitié de crédits de 100 millions de dollars (soit environ 0,4% du PIB) pour aider le Sénégal à contenir la pandémie.

8 septembre : Le Sénégal participe à l’Initiative de suspension du service de la dette (DSSI). L’espace budgétaire qui pourrait être créé par la DSSI est de 131,7 millions de dollars, soit 0,6% du PIB.
Mesures monétaires et macrofinancières
Le 21 mars, la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a annoncé les mesures suivantes : i) 340 milliards de XOF (589 millions de dollars) de liquidités supplémentaires mises à la disposition des banques par le biais d'adjudications hebdomadaires et mensuelles à hauteur de 4 750 milliards de XOF (8,2 milliards de dollars) ; ii) élargissement du cadre de garantie pour accéder au refinancement de la BCEAO afin d’inclure 1 050 milliards XOF (1,8 milliard de dollars) de dette bancaire de 1 700 entreprises privées préqualifiées ; iii) mise en place, avec le système bancaire, d'un cadre pour accompagner les entreprises éprouvant des difficultés à rembourser les crédits.

Le 25 mars : D’autres mesures sont prises, notamment : i) affectation de 25 milliards de XOF au fonds fiduciaire de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), afin d’augmenter le montant des prêts concessionnels qu'elle accordera aux pays éligibles pour financer les dépenses urgentes d'investissement et d'équipement ; ii) communication sur le programme spécial de refinancement des crédits bancaires accordés aux PME ; iii) négociations avec les entreprises d'émission de monnaie électronique pour encourager son usage ; iv) bon approvisionnement en billets pour garantir un fonctionnement satisfaisant des guichets automatiques.

En mars, pour promouvoir l’utilisation des outils de paiement électronique, la Banque centrale d’Afrique de l’Ouest (BCEAO) propose des mesures plus flexibles pour ouvrir un service d'argent mobile et rendre les transferts d'argent électronique entre personnes gratuits.


Le 22 juin, la BCEAO a annoncé qu’elle avait réduit le taux des opérations d’appels d’offres de 2,5 à 2 %, et que le taux d’intérêt sur les guichets de prêts marginaux avait été ramené de 4,5 à 4 %

Politiques et procédures de GFP et achats stratégiques
En avril, un comité de veille économique et de croissance COVID-19 a été créé.

16 avril : Gestion de l'augmentation du déficit budgétaire atteignant 5,6 % du PIB, priorité aux dépenses de santé et aux efforts de confinement, et aide ciblée aux ménages et aux entreprises vulnérables. Élaboration d'un plan pour ramener le déficit à au moins 3 % du PIB une fois la crise résorbée.

Le 27 avril, les chefs d’État de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) ont déclaré une suspension temporaire du pacte de croissance et de stabilité de l’UEMOA fixant six critères de convergence, y compris la règle du maintien du déficit budgétaire à moins de 3 % du PIB, pour aider les pays membres à faire face aux conséquences de la pandémie de Covid-19 en leur permettant d'augmenter temporairement les déficits budgétaires.

30 juillet : Le gouvernement sénégalais approuve la loi de finances révisée de 2020.
Ajustements budgétaires et crédits alloués aux soins de santé
4 avril : Dans le cadre du Programme de résilience économique et sociale, 64,4 milliards de FCFA (111 millions de dollars, soit 0,46% du PIB) ont été mobilisés pour couvrir toutes les dépenses liées à la réponse au COVID-19.

4 avril : Coupures budgétaires des dépenses d'exploitation et report d'investissements, soit une économie de 159 milliards de FCFA (environ 275.5 millions de dollars, soit 1.1% du PIB). En outre, le gouvernement garantira 178 milliards de FCFA (environ 280 millions de dollars, soit 1,2% du PIB) pour couvrir en partie les pertes de recettes budgétaires causées par la crise.

16 avril : Les autorités accordent la priorité aux dépenses du secteur de la santé et des ménages et secteurs les plus vulnérables, tandis que des économies d’environ 125 milliards de FCFA (208 millions de dollars, soit environ 1 % du PIB, à l’exclusion des économies liées à la baisse du prix du pétrole) sont envisagées sur les dépenses courantes et en capital essentielles, ces dernières étant susceptibles d’être impactées par la réduction des importations et de la mobilité induite par le COVID-19.

30 juillet : Le gouvernement sénégalais approuve la loi de finances révisée de 2020. Le déficit budgétaire a été établi à 6,1 %, ce qui reflète la riposte au COVID-19, avec des dépenses de santé considérablement plus élevées, un soutien ciblé aux personnes vulnérables et d’importantes mesures de stabilisation économique.Ce déficit, comme l’indique le document, sera financé principalement par des sources de financement externes.
Transparence, obligation de rendre compte et participation

Soutien aux entreprises et mesures fiscales
Le gouvernement entend adopter des mesures fiscales se traduisant par des allégements fiscaux généraux et un soutien ciblé aux secteurs les plus touchés (hôtels, restaurants, transports et culture).

302 milliards de FCFA (480 millions de dollars - 2% du PIB) seront réservés pour les paiements dus aux fournisseurs de l’État.

100 milliards de FCFA (160 millions de dollars, soit 0,8% du PIB) seront spécifiquement consacrés au soutien direct des secteurs de l’économie les plus durement touchés par la crise, notamment les transports, l’hôtellerie, mais aussi l’agriculture. De même, en ce qui concerne le secteur financier, l’État mettra en place un mécanisme de financement à hauteur de 200 milliards d’euros, accessible aux entreprises affectées, selon une procédure simplifiée.

L’État remboursera les crédits de TVA dans des délais plus courts pour injecter de la trésorerie dans les entreprises. Des abattements et des suspensions d'impôt seront accordés aux entreprises qui s’engagent à maintenir leurs travailleurs en activité pendant la durée de la crise, ou à verser plus de 70% des salaires aux employés licenciés pendant cette période.

Les petites et moyennes entreprises et les entreprises opérant dans les secteurs les plus touchés par la pandémie, notamment le tourisme, la restauration, l’hôtellerie, les transports, l’éducation, la culture et la presse, bénéficieront d’un report d’impôt jusqu’au 15 juillet 2020.

Le délai de paiement de la TVA suspendue perçue par les services douaniers et fiscaux sera prolongé de 12 à 24 mois, soit un report de paiement de 15 milliards sur l’année 2020.

L’État suspendra le recouvrement des dettes fiscales et douanières des entreprises les plus touchées par le COVID-19. En contrepartie, elles devront s’engager à maintenir les salaires de leurs employés ou à verser plus de 70 % des salaires des employés licenciés.

27 avril : Au lieu d’une baisse du taux de TVA qui est à l'étude pour soutenir l’économie pendant la pandémie de Covid-19, une loi sénégalaise accélérant la demande de crédits de TVA a maintenant été adoptée.

2 juin : L’Islamic Trade Finance Corporation (ITFC) a versé 8 millions d’euros aux entreprises sénégalaises pour renforcer le secteur privé pendant la période économique impactée par le Covid-19.

29 juin : D’autres mesures fiscales comprennent la possibilité pour les particuliers et les entreprises de déduire les contributions au Fonds de la COVID-19 de leurs impôts. Le gouvernement a également contribué à hauteur de 70 milliards de FCFA (125 millions de dollars, soit 0,5 % du PIB) à un fonds de garantie de crédi qui vise à apporter un soutien direct aux industries durement touchées telles que le tourisme et les transports.
Financement de l’aide sociale et de l’aide alimentaire
Le 30 avril, l’État a annoncé qu'il couvrirait les dépenses suivantes : 15,5 milliards de FCFA (25 millions de dollars), pour le paiement des factures d’électricité des ménages abonnés de la tranche sociale, pour une période de deux mois, soit environ 975 522 ménages ;
3 milliards de FCFA (4.8 millions de dollars) pour la prise en charge des factures d’eau de 670 000 ménages abonnés de la tranche sociale, pour une période de deux mois ;
69 milliards de FCFA (111 millions de dollars), au lieu des 50 initialement prévus, pour l’achat de vivres au bénéfice d’un million de ménages éligibles, y compris la distribution ponctuelle de colis alimentaire de produits de première nécessité (pâtes, riz, savon, sucre) ;
et 12,5 milliards de FCFA (20 millions de dollars) pour aider la diaspora.

30 avril : Le gouvernement annonce un complément de salaire pour les infirmières.

Seychelles

Tests par million
Cas confirmés
153
Taux de mortalité
COVID-19: besoins de financement prévus
Liens officiels sur la COVID-19
http://www.health.gov.sc/